« Les ateliers, c’est un peu comme les plaques de placo. Un jour ça se fait, un jour ça se fait pas. » – Flo – 2016

« Les ateliers » par Flo, 2016

Flo : … Quand je suis arrivé à Mimir en 2010, je me suis très vite intégré. C’était à la période d’Octobre-Novembre 2010. C’était la période où les ateliers allaient ouvrir pour la première fois. Je suis direct arrivé ici en faisant un atelier d’écriture.

Pour moi, les ateliers de Mimir, c’est plus important que les soirées. Les ateliers, c’est – (plus fort) MÊME – plus important qu’un bar social, du travail, du truc de la maison. Enfin ça, c’est mon point de vue.

C’est là où on a foiré aussi, dans la pérennisation des ateliers. Il n’y en a aucun qui est resté. Ça a été une création ponctuelle, sporadique, sans pérennité. C’était pas cool !

Ophélie : C’est-à-dire ?

Flo : Ben les ateliers, c’est un peu comme les plaques de placo. Un jour ça se fait, un jour ça
se fait pas. C’était tellement en chantier que même les mecs qui proposaient des trucs ici, ils le faisaient d’une manière dilettante. Tu sentais bien qu’il y avait l’implication pour créer
l’événement, créer l’atelier, mais il n’y avait pas l’implication pour forcément le pérenniser dans le temps. Parce qu’il n’y avait pas le cadre autour, je pense.

Ophélie : Il fallait quoi comme cadre ?

Flo : La maison était en chantier. Les statuts étaient en chantier. Il y avait la signature de l’emphytéose. Il y a plein de trucs qui ont fait qu’il n’y avait pas le cadre autour pour accueillir une personne, une intervenante pour pérenniser son atelier à Mimir. J’avais fait un atelier d’écriture, un atelier de théâtre d’impro, un atelier de théâtre, un atelier de reliure, un atelier de rap et un atelier de slam.

Tous ces ateliers se sont arrêtés quand j’ai quitté la maison.

Ça, c’est un peu de ma faute, si ceux-là se sont arrêtés. Mais tous les autres ateliers qui ont eu lieu, que ça soit la couture, que ça soit la teinture, que ça soit les ateliers d’arabe, les ateliers de guitare, ateliers de percu, rien n’est resté. Rien n’est resté et ouais, il manquait le cadre, le vrai cadre qui fait que ça donne envie aux gens de dire : « Ouais, non seulement j’ai créé un atelier ici, mais en plus qui dure et qui perdure dans le temps et dans les années et dans les saisons. »

Donc, peut-être que quand la maison va rouvrir en septembre, il y aura le cadre pour que les ateliers, non seulement ils soient recréés, mais cette fois-ci, qu’ils restent dans la maison, que ça ne soit pas juste pour un événement.

Ophélie : Pour toi, qu’est-ce qu’il faudrait comme cadre ? L’idéal.

Flo : Des statuts carrés, ce qui est pas encore le cas puisqu’on veut aller sur une collégiale. Donc les statuts, ils sont pas encore carrés. Les travaux, l’accueil de public, ça devait être carré aussi. Ça ne l’était pas puisqu’on est en train de (…) faire la mise au norme. Même nous-mêmes en tant que membres, pas fondateurs, en tant que membres permanents de l’association, nous-mêmes, on était un peu…

C’est un truc que j’ai souvent regretté ici, c’est l’approche un peu en dilettante des choses. C’est facile de mettre en place. C’est beaucoup plus dur de faire durer les choses. Et donc je pense qu’avec une belle maison reconstruite aux normes, des statuts carrés, biens, bétons et des permanents qui ne soient plus dans la dilettante, c’est-à-dire qui soient dans la vraie construction du projet économico-socialo-politico-juridico-administrativo-solennel, il y aura ces trois conditions pour que les gens qui proposent un atelier soient accueillis comme il faut, qu’il y ait tout le matériel pour les accueillir comme il faut, qu’il y ait des statuts pour les accueillir comme il faut et qu’on leur donne l’envie. Leur dire : « Voilà, maintenant vous avez tout pour que ça dure, donc ça va durer… »

À priori…

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