« La maison, pour moi, c’est les rencontres ! » – Stoof – 2017

Au mois d’Avril 2017, je me rends en Bretagne rencontrer Stoof, l’un des fondateurs de la maison. Quelques semaines auparavant, il s’était prêté au jeu de la prise de photographies.

Nous nous rencontrons ce mercredi 19 Avril pour qu’il m’en dise davantage sur ce qu’est la Maison Mimir pour lui…

« Le Palais Universitaire », par Stoof, 2017

Stoof : La maison c’est juste un objet et, en fait, les endroits font penser souvent à une personne de la maison.

Parce que la maison, pour moi, c’est les rencontres. C’est les personnes que j’ai pu rencontrer grâce à Mimir.

Et le palais U, c’est la rencontre avec Flo :

(…)

Je baladais mon chien de l’époque, sans laisse. Je lui avais fait découvrir le palais U, à l’intérieur. Je suis ressorti et dehors, il y avait grand Flo. (riant) Je sais plus c’qu’il faisait là. (…) On se dit bonjour et puis on commence à discuter. Il avait l’air intéressant.

Je lui ai dit : « Ben nous on est juste à cinq cent mètres d’ici, dans une maison. (…) Faudrait que tu passes voir… »

Il est venu deux semaines après et on lui a fait couper du bois. Il a passé l’après-midi et après, il est revenu en soirée et il a commencé à venir de plus en plus souvent. Et puis il est devenu habitant et il est toujours là.

Ophélie : Et ça c’était au tout début alors ?

Stoof : Flo je l’ai rencontré (on avait ouvert en janvier), j’ai dû le rencontrer en avril ouais.

Première année, cash ! Grand Flo, c’est une sacré rencontre !

Si on parle de ce que c’est la maison pour moi, c’est des rencontres, qui ouvrent, des rencontres de personnes qui viennent à la maison. La porte est ouverte et les gens trouvent un sens à ce qu’ils découvrent, ou pas. Et Flo il a pris un peu de temps, mais il a accroché. C’est un mec, il a une évolution en sept ans, qu’il recherchait en fait. Il était en recherche. Il vivait un truc qui le satisfaisait pas. Il était dans le monde du travail. Il était auxiliaire de vie chez les personnes à domicile et il avait un petit appart. Il était travailleur précaire. (…) Et à côté de ça, il écrivait des bouquins déjà. Il envoyait ses bouquins aux éditeurs qui ne publiaient pas trop. Et bien maintenant, il publie ses bouquins.

Ça c’est trop beau ! J’adore ! J’adore l’histoire de Flo !

Par rapport aux « profils », entre guillemet, des gens qu’on avait envie d’accueillir aussi.

Il y a beaucoup de gens qui croyait qu’on voulait accueillir les SDF, les gens dans la rue et tout, mais moi personnellement ce que je voyais, c’est que c’était une maison qui a beaucoup servi, au début, aux travailleurs précaires, donc des personnes qui bossent un peu, mais qui galèrent quand même au taff et qui galèrent pour avoir une maison, pour bouffer, pour s’habiller, pour vivre quoi.

En fait, si t’enlèves le loyer et bien tu peux vivre avec pas grand-chose. Si en plus tu fais de la récup’ avec tes potes, ben la bouffe… Donc t’as ton loyer, ta bouffe qui est payée, t’as besoin de vraiment plus grand-chose pour vivre.

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