Trois choses : La musique, la bouffe et le social – Olivier – 2016

La bagagerie, Olivier, 2016

Olivier : C’est le fond du garage, que j’ai passé énormément de temps à ranger, même si j’ai pas fini de ranger tous les outils. Je n’ai pas eu le temps de faire ça, dans les sessions de travaux. Mais on va bientôt s’y mettre, parce que dès que le crowdfounding est fini, faudra ranger cet atelier.

On voit la première pièce c’est l’espace de stockage. Et je ne crois pas que j’ai pris de photo de l’autre, parce que c’était trop sombre, mais donc à droite, c’était l’ancienne bagagerie qu’on a totalement vidé et qu’on a transvasé dehors, sous des bâches, en attendant qu’une benne le relais, ou que quelque chose, d’autres viennent leur donner une destination. En tout cas, les fringues sont beaucoup trop vieilles, pour être restituées dans l’état. Donc l’atelier, les pièces de stockage et donc le futur espace social, si tout se passe comme on l’a prévu. Refaire cet endroit, en créant une autre asso… pour faire un vrai lieu avec une capacité, un accueil de jour de personnes en difficultés.

Ophélie : Tu vas en faire partie de cette asso ?

Olivier : J’aimerais bien… c’est ça qui m’intéresse à Mimir.

Les trois choses, pour moi, c’est :

  • la musique, le fait que je joue avec une habitante, que j’ai débarqué ici petit à petit,
  • la bouffe, parce que j’ai bossé dans la restauration collective et que je ramenais des caisses de récup’ ici et que c’était un des trucs qui me motivait bien.
  • Et donc, le social aussi.

Voilà. La bagagerie, les lieux d’accueil, le fait de côtoyer un public, qui aurait de place nulle part ailleurs en fait. Ce sont des gens qui sont bannis de partout, sauf chez Mimir. Bon ça, c’est tout un sujet, je ne vais pas épiloguer là-dessus, mais disons simplement que même si c’est des gens qui peuvent être pénibles comme ça sur l’instant, rien que de penser que c’est le seul endroit où ils ne vont pas se faire jarter, on ne va pas tout de suite les regarder comme si c’était des pestiférés. Ça fait souvent retomber assez rapidement sur terre et on finit par gérer les choses au mieux. « De quoi t’as besoin ? » Et si la personne, par contre, simplement, ne se contrôle plus, est trop pénible, ben elle s’en va et puis c’est comme ça.

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