La transparence… par le feutre noir !

Secret défense ?

Notre grand jeu est lancé : imaginez ce que cherche à cacher ce document envoyé par la Ville au Collectif ! Il nous est arrivé parmi quelques études que nous demandions depuis des mois, dans cet état, avec de gros traits de feutre noir recouvrant l’essentiel des informations… Un vrai chef-d’oeuvre de transparence ! 

(voir copie intégrale de cette étude en bas de page)

Comme vous savez, nous avions demandé à la municipalité de nous fournir les études déjà réalisées sur les Bains municipaux. Nous avons enfin reçu une partie de ces études. Hélas, la plus importante – et onéreuse, 348 000 € HT – réclamée aussi en juin dernier, en Conseil de l’Eurométropole, par des élus de l’opposition, Fabienne Keller et Jean-Philippe Vetter, mais aussi par l’écologiste Eric Schultz, nous a été refusée. Auront-ils eu accès à ce document ?

En revanche, parmi les documents transmis par la Mairie dans le cadre de la « transparence » de sa politique de concertation, se trouve un document… exceptionnel ! Il faisait partie de la liste, non-exhaustive, que nous avons dressée lors de notre demande. Et nous tenons ici à le rendre public.

Assistance à maîtrise d’ouvrage, mission exploratoire sur les potentialités / restructuration et gestion des Bains municipaux : étude réalisée par 13 AVRIL CONSEIL en mars 2010. Le consultant, Robert Adjedj, était directeur de la SERS, au moment de la mise à l’eau d’une autre piscine tristement célèbre par… son naufrage : l’Océade.

Le prix exact de cette étude, payée par le contribuable, ne nous a pas été confirmé – entre 20 et 90 000 €, selon l’open data de la CUS – mais la « légèreté » du rapport nous rappelle d’autres « écarts », dans le budget municipal/communautaire…

Les quelques pages sont ici mises à votre disposition, dans l’état où elles nous sont parvenues. Tout ce qui est recouvert en noir constitue des informations que les citoyens, ayant payé pour ces études, ne sont pas censés connaître ! Olivier Bitz avait déclaré à la presse qu’il fallait « anonymiser » les études avant de les rendre publiques – ce qui était déjà plus que discutable. Mais sa « gomme » est allée plus loin : des chiffres, des préconisations, des conclusions ont été également effacés !

Nous attirons votre attention sur le fait que cette étude a été réalisée en 2010, la même année où Robert Herrmann demandait au Conseil CUS un budget de 265 000 € pour lancer une étude importante concernant également la gestion des Bains… un document auquel nous n’avons toujours pas eu accès !

Quelques remarques :

  • Le censeur a commencé à sévir à partir de la page 6, quand sont déclinés les contacts/prospects. Non seulement des noms ont été effacés, mais des paragraphes entiers sont barrés – et aussi des chiffres (notamment en page 11, où il est question du montant des investissements).
  • La mobilisation des Strasbourgeois contre la privatisation annoncée (2010) est citée (page 5), comme un problème ayant « contrarié » la « démarche exploratoire » et étant susceptible d’inquiéter les prospects. Des coupures de presse (« campagne de presse » !) ont été jointes au rapport. Nous ne les avons pas reçues… mais nous avons ces articles dans nos archives, merci !
  • En page 10, il est question de l’Economie Sociale et Solidaire et de la non-adéquation de ce secteur, dans le cadre d’un « partenariat avec le privé ».
  • En plus des extraits de presse, deux autres annexes, mentionnés page 12, ne sont pas dans le pli :
    – document de présentation (aux prospects, citée page 5)
    – lettre d’accompagnement (idem)
  • Par ailleurs, en page 10 il est question de deux « réunions intermédiaires », ainsi que d’un « premier rapport intermédiaire (…) présenté le 10 mai 2010 ». Ce rapport n’est pas non plus joint au document que nous avons reçu.
  • En page 10, nous apprenons aussi que « Dans le cadre de la démarche exploratoire, c’est le scénario 2 qui est examiné. »
    Or, dans les préconisations relatives au Plan Piscine :
    Scénario 1 : « piscine publique d’exception »
    Scénario 2 : « complexe de thermalisme et de balnéothérapie de prestige »

Ainsi, au moment ou l’on parlait de concertation, d’atelier de projet, d’entendre l’avis des citoyens… le destin des Bains municipaux était déjà programmé : le « scénario privilégié » n’était point la « piscine publique d’exception » !  

D’autres commentaires seront postés ultérieurement – et nous vous parlerons aussi d’autres études.

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DNA – Courrier des lecteurs : La Lettre du Collectif – 17/07/2015

Et ce matin, dans les DNA, notre Lettre du 7 juillet est publiée en Courrier des Lecteurs, page 41 :

Un établissement de bains coupé en morceaux ? 

DNA couriier des lecteurs 17 juin

Il ne manque que la première phrase et les deux derniers paragraphes. Lire le texte complet : 

La Lettre du Collectif – 17 juillet 2015

 

Lettre recommandée à R.Ries et R.Herrmann – 06/06/2015

Voici le texte de la lettre envoyée par le Collectif, en recommandé, à Roland Ries et à Robert Herrmann, en date du 6 juin 2015 : 

Collectif La Victoire Pour Tous

A l’attention de

M. Roland Ries, Maire de Strasbourg
M. Robert Herrmann, président de Strasbourg Eurométropole
Ville et Eurométropole de Strasbourg
1, parc de l’Etoile
67076 Strasbourg cedex

Strasbourg, le 6 juin 2015

Objet : demande de documents concernant les Bains Municipaux
Lettre recommandée avec A.R.
Monsieur le Maire de Strasbourg,
Monsieur le président de l’Eurométropole,

Nous avons adressé un courrier à M. Olivier Bitz, en date du 13 mai dernier, afin de lui demander l’accès aux études réalisées jusqu’à ce jour sur les Bains municipaux.

A ce jour – et malgré diverses relances – nous n’avons toujours pas eu de réponse de sa part. Ce qui est fort étonnant, surtout après les déclarations de M. Bitz à la presse (Rue89, 07/05/2015) : « Les études sont des documents administratifs auxquels chaque citoyen peut avoir accès, c’est tout à fait normal. Il n’y a rien de caché. »

Comme nous l’avons déjà signalé, l’examen de ces documents est important pour nourrir la réflexion du Collectif sur l’avenir des Bains. Or, plus de trois semaines se sont écoulées depuis notre demande et, face à votre urgence manifeste de traiter le dossier de rénovation des Bains municipaux, nous comprenons encore moins l’absence de réponse de M. Bitz.

C’est pourquoi nous nous adressons à vous et vous signifions, par la présente, notre demande formelle de prendre connaissance de l’ensemble de ces documents.

Ainsi, outre l’analyse de la structure du déficit des Bains (2 M€… ou 3,5 M€, comme l’affirmait Fréderic Thommen lors de notre rencontre du 25 avril ?), nous vous prions de nous préciser quelle étude a abouti à une estimation de 30 millions d’euros pour la rénovation et la remise aux normes de l’établissement.

Par ailleurs, pour mieux comprendre vos propos, nous  vous remercions de nous faire parvenir l’étude d’impact d’un investissement de 30 millions d’euros sur le budget de la Ville, avec tableau d’amortissement, ainsi qu’une évaluation de l’impact financier de la non-utilisation de nombreuses surfaces.

Pour que l’information soit complète, nous élargissons notre demande à toutes les études réalisées ayant rapport aux Bains Municipaux, ainsi que sur le coût relatif à chaque prestation. Pour faciliter votre recherche, voici une liste (non exhaustive) des études en question :

  1. Étude réalisée par l’agence Rey+Lucquet, 67000 – 1998/1999
  1. Enquête sociologique portant sur les usagers / usages des lieux                 …/…
  1. Étude de définition : État des lieux, inventaire prospectif et analyse des besoins et historiques / Scénarii d’intervention et pré programme / Programme technique détaillé –ISC INGENIERIE SPORTIVE ET CULTURELLE, 78100 Jean‐Paul Philippon architecte, Aemco, BTP Consultants, Océade Ingénierie – 2008/2009
  1. Prestations de communication pour la restructuration des Bains municipaux–18/05/2010
  1. Assistance à maîtrise d’ouvrage, mission exploratoire sur les potentialités / restructuration et gestion des Bains municipaux – 13AVRIL CONSEIL, 67000 – 18/03/2010
  1. Assistance à maîtrise d’ouvrage, détermination, vocation et localisation d’une piscine – ISC INGENIERIE SPORTIVE ET CULTURELLE, 78100 –02/11/2009
  1. Étude de faisabilité (compl) construction nouveau centre aquatique – 2010 ISC INGENIERIE SPORTIVE ET CULTURELLE, 78100
  1. Étude concernant le schéma directeur des piscines de la CUS – ISC INGENIERIE SPORTIVE ET CULTURELLE, 78100
  1. Enquête de satisfaction auprès des usagers des piscines – ED FIELD, 67100 – 28/05/2014
  1. Assistance juridique, financière et fiscale dans le cadre du choix du mode de gestion et de la mise en œuvre de la procédure relative à la rénovation et l’exploitation des bains municipaux de Strasbourg – 2010 – Finance Consult / Sartorio/Algoe – 75009 Paris.
  1. Bains Municipaux de Strasbourg, dossier CUS, 2010 – Cf. cité dans la bibliographie du Mémoire de Projet de Fin d’Etudes 2012 – INSA Strasbourg – Ribstein Adèle – « Piscine à quai, un tremplin pour Starlette, à Strasbourg » – directeur de diplôme : Frédéric Thommen

Avec nos remerciements anticipés, veuillez agréer, Monsieur le Maire, Monsieur le président de l’Eurométropole, nos sentiments les meilleurs,

Pour le Collectif La Victoire Pour Tous,
Bernard Aghina, Anne Froesch, Joël Henry, Frédéric Kosman, Didier Laroche, Jean-Daniel Moussay, Myriam Niss, Françoise Olivier-Utard, Maurice Schaeffer, Liane Zoppas

Réponse à Olivier Bitz – 05/05/2015

Suite à notre entretien avec Olivier Bitz, en date du 25 avril 2015, l’adjoint nous avait invités à une deuxième rencontre. Relayé par le maire, il a déclaré lors du Conseil municipal du 22 juin que le Collectif s’était refusé de le revoir. Ce qui est vrai – cependant rien n’a été dit à propos de nos raisons… 

Pour mieux comprendre le contexte, voici un extrait de notre confirmation du premier rendez-vous proposé par l’adjoint (réponse envoyée à son assistante, qui nous avait contactés le 22 avril) : 

Sachant que cette réunion pourrait permettre à monsieur Bitz de nous communiquer les informations utiles sur l’état d’avancement de ce dossier, et en particulier le « scénario » auquel fait allusion le troisième point du contenu de la mission  de maîtrise d’œuvre pour la réalisation d’un diagnostic architectural etc. (page 7/11), nous vous confirmons notre intérêt pour cette rencontre (…). 
A partir de ces informations, susceptibles de dissiper le flou qui entoure la connaissance, par le public strasbourgeois, des objectifs de l’équipe municipale, nous pourrons préciser notre point de vue, en tant que collectif porteur de l’attachement qu’un large nombre de concitoyens exprime sur la protection, la nécessaire restauration et la fonction sociale actuelle de cet établissement.

Et voici notre réponse à cette deuxième invitation, en lettre transmise à Olivier Bitz le 5 mai 2015 : 

Monsieur Olivier BITZ
Adjoint au Maire
chargé du dossier « Bains municipaux de la Victoire »

Monsieur l’Adjoint,

Le Collectif « La Victoire pour tous » avait répondu favorablement à votre invitation à la réunion du 25 avril dernier, en signalant que nous espérions, au-delà des éléments qui sont connus depuis longtemps, recueillir de votre part des précisions sur les conditions par lesquelles la ville de Strasbourg souhaitait confier la gestion du dossier des Bains municipaux à la SPL Les deux Rives. Suite au compte-rendu de cette réunion, où le collectif était représentée par Mme Zoppas et MM Aghina, Kossman et Schaeffer, il ne nous apparaît pas que la ville souhaite communiquer sur les objectifs et le déroulement de ce qui apparaît de façon tout-à-fait officielle comme un dessaisissement des services de la Mairie, jusqu’à présent compétents pour gérer ce type d’opération.

Sans parler du fonctionnement propre aux SPL, très éloigné de celui d’un établissement public bien qu’il fonctionne avec des ressources publiques, nous constatons que la ville pose en préambule de toute concertation le fait acquis d’un abandon d’une responsabilité, dans les domaines du sport et de la santé, qui faisait honneur à la ville depuis la création des Bains en 1908. Les raisons pour lesquelles les responsables actuels campent sur cette position de principe, contrairement à de nombreuses opérations pour lesquelles la ville s’engage, même s’il ne s’agit pas d’un patrimoine public (Manufacture des Tabacs), ne sont jamais explicitées en dehors d’une somme souvent évoquée (30 à 35 millions d’euros selon les moments) dont on n’a jamais expliqué à quel cahier des charges (ou « scénario » pour reprendre le terme utilisé dans les documents officiels) elle correspondait.

Nous considérons qu’une nouvelle rencontre qui se limiterait à reprendre les éléments de discussion déjà connus ne ferait absolument pas avancer les choses et nous préférons, plutôt que de dilapider aussi bien votre emploi du temps – et celui de vos collaborateurs – que celui des membres du collectif, espérer que des informations seront bientôt portées à la connaissance de nos concitoyens, leur permettant de donner leur point de vue sur le projet porté par les élus en charge de la rénovation des Bains, qui reste notre souci commun, avant d’être placés devant le « fait accompli ».

Vous avez proposé, lors de notre précédente réunion, un débat « sans préalable sur l’avenir des BMS ». Le collectif « La Victoire pour tous » est tout à fait favorable à un tel débat.

En conséquence, il revient donc à la municipalité de lever ses propres préalables; à savoir la privatisation élargie des BMS, telle que vous l’avez formulée en ouvrant la réunion, et la transmission du dossier à une société privée, dénommée « Société Publique Locale  » abondée par des fonds publics provenant des impôts de nos concitoyens.

Veuillez agréer, monsieur l’Adjoint au Maire, nos sentiments les meilleurs.

pour le Collectif :
Didier Laroche

Pour toute correspondance : bm.lavictoirepourtous@gmail.com

Les Bains à la SCMHA – Société pour la Conservation des Monuments Historiques d’Alsace – juin 2015

Les Bains de Strasbourg : patrimoine municipal en danger !

Tribune publiée dans la lettre d’information de la SCMHA – Société pour la Conservation des Monuments Historiques d’Alsace – juin 2015, pages 2-4

Ci-après, les trois pages, pour lecture. 

Mais vous pouvez aussi les consulter dans la lettre d’information en question, en cliquant sur le lien suivant : SCMHA – Bains de Strasbourg (voir pages 2-4)

SCMHA_page 2

SCMHA_page 3 SCMHA_page 4

 

La Lettre du Collectif – 7 juillet 2015

A propos des Bains municipaux de Strasbourg…

Après la délibération votée par le Conseil municipal du 22 juin et le Conseil de l’Eurométropole du 26 juin : analyse par le Collectif « La Victoire pour tous » des propos tenus lors de ces séances. 

Dessin de Fritz Beblo

Le débat sur la rénovation des Bains, le collectif l’a porté dans la cité. Il a impacté aussi le discours de la municipalité, qui l’a évoqué à plusieurs reprises, ce qui marque la reconnaissance de notre action. La délibération a été adoptée, mais après des débats que l’exécutif a délibérément choisi d’abréger et malgré des voix contre (14 en CM ; 10 et 2 abstentions  en CE). Il n’y a donc pas de consensus et, des interventions d’élus de la majorité laissent penser que, sauf passage en force, la rénovation des Bains par privatisation ne se fera pas aussi simplement que prévu.

Cependant, rien n’est acquis ni garanti. Malgré les propos consensuels sur la qualité de l’établissement et sur son état de dégradation… la majeure partie de l’établissement a été oubliée dans les discours ! Et la charte qui accompagne la délibération laisse transparaitre de fait un objectif de démembrement des Bains municipaux.

Un établissement de bains coupé en morceaux ?

L’établissement géré par la ville est aujourd’hui composé de deux piscines, de salles de bain, d’un sauna et de bains romains. Or, seul un bassin et des douches ont été évoqués comme pouvant garder l’accès au grand public, sauna et bains romains étant considérés comme « pas compris » dans cette offre… Quid du reste de l’établissement de bains ? Il nous apparait que le projet distingue désormais trois entités :

  • Une piscine, à gérer dans le cadre d’une mission de service public
  • Des douches, restant dans le cadre d’un service public traditionnel
  • Tout les reste, plus de 2/3 de l’établissement, dont le statut n’est tout simplement pas évoqué, ce qui laisse entrevoir un projet qui s’écarte considérablement de la vocation originelle de l’établissement, conçu pour l’hygiène et la santé, dans un esprit de mixité sociale et d’appropriation d’un bien commun.

Encore une mission d’étude !

Une mission d’étude a été commandée par la Ville et l’Eurométropole à la SPL des Deux Rives, coût initial : 135 000€ HT. Mais ce n’est pas la SPL qui la réalisera : selon l’appel à la concurrence que nous avons mis au jour quelques jours avant la délibération, elle se chargera du recrutement d’un prestataire, dont la mission portera sur la définition du projet, ainsi que sur les modalités de financement des travaux et « d’exploitation de l’équipement rénové ». Ville et Eurométropole se désengagent ainsi du financement et de l’exploitation. Contrairement aux termes de la délibération, la SPL n’est donc pas compétente pour la réalisation de l’étude en question : elle agit en tant qu’intermédiaire…

Rappelons au passage que plusieurs études pour un coût bien supérieur à 500 000€ ont déjà été produites sur la rénovation des Bains.

Des contre-vérités sur le déficit et le coût des travaux

Depuis 2010, l’exécutif local communique sur le « déficit » des Bains – estimé aujourd’hui à 3,2 millions d’euros par an – et sur le coût de la rénovation : le chiffre avancé est de 30 millions d’euros (devenu entretemps 40 M€, au Conseil de l’Eurométropole), sans que nous aient été fournis d’éléments pour étayer cette évaluation.

La responsabilité du déficit qu’avance R. Hermann, est à attribuer aux municipalités successives qui ont eu en charge sa gestion. Or, au cours des 25 dernières années, 19 sous gouvernance des Socialistes – dont 10, avec R. Ries en tant que maire– R. Herrmann en a eu la responsabilité directe en tant qu’adjoint aux Sports, avant de devenir premier adjoint. Aucune initiative n’a pourtant été prise pour rénover les Bains, diversifier ses prestations, accroitre son attractivité, élargir ses amplitudes horaires, mettre en œuvre des économies d’énergie. Au contraire, l’on a supprimé des prestations (massage) et souvent réduit les horaires par le maintien de bassins fermés…

Dans la plus grande contradiction, le rapport de présentation au CM, en évoquant les objectifs fondamentaux du projet de rénovation, engage Ville et Eurométropole à « financer le projet à un coût de fonctionnement constant pour les collectivités », soit 3,2 millions d’euros par an. Dans les bains rénovés, une subvention de 3,2 M€ continuerait donc d’être affectée aux Bains.  Ce déficit aurait mystérieusement presque triplé en 5 ans (1.2 M€ en 2010, cf. l’atelier de projet) ? Ces 3,2 M€, critiqués aujourd’hui pour le fonctionnement de l’établissement de bains, deviendraient acceptables demain, alors qu’on ne garderait qu’un bassin et quelques douches accessibles ? 

Une transparence affichée dans les discours… mais pleine de zones obscures.

Le Collectif a refusé la deuxième rencontre proposée par O. Bitz notamment parce que ce dernier nous a refusé l’accès aux études que nous lui demandions (voir l’intégralité de la lettre de réponse à O. Bitz, sur le site). Il ne nous est toujours pas possible d’ailleurs d’accéder à ces documents, pourtant publics et légalement accessibles. Cette demande a cependant été relayée largement, au cours de ces Conseils, par l’opposition et également par un membre de la majorité.

Le Collectif s’est toujours déclaré ouvert au débat. La volonté de l’éviter est le fait de la municipalité : chargé du dossier, O. Bitz a choisi de rencontrer séparément les acteurs, le dépôt de la pétition n’a pas été autorisé à l’intérieur des Bains, un média a été interdit de visite des Bains en compagnie du collectif, interdiction niée par O. Bitz de façon mensongère… 

Le Collectif La Victoire pour tous reste plus que jamais mobilisé pour la rénovation des Bains municipaux et le maintien de toutes ses fonctions dans le service public.

Que ce prestigieux établissement reste un lieu de bain public au service de tous et accessible à tous!

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Voir, à ce propos (cliquer sur le lien) : 

Les Bains chez les eurométropolitains… 

Lettre ouverte aux Conseillers municipaux de Strasbourg à propos des Bains municipaux 

Lettre ouverte aux Conseillers eurométropolitains à propos des Bains municipaux

Réponse du Collectif à Olivier Bitz – 05/-5/2015

Lettre recommandé à R. Ries et R. Herrmann – 06/06/2015

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Lettre publiée dans les DNA du 17/07/2015 : DNA – La lettre du Collectif – 17/07/2015

Rue89 – En 2009, on parlait d’une piscine publique extérieure à la Victoire – 06/07/2015

Aujourd’hui, Rue89 fait référence à l’article publié samedi dans les DNA… 

Lien vers l’article : www.rue89strasbourg.com/2009-piscine-exterieur-victoire

Que vont devenir les Bains municipaux de Strasbourg ? La municipalité promet un débat pour l’automne, mais il semble déjà clair qu’elle ne souhaite plus s’occuper des bains romains, tandis que la piscine et quelques douches seraient maintenues. Elle a aussi confié à sa société d’architectes et d’urbanistes, la société publique locale (SPL) des Deux-Rives, une étude pour évaluer le coût de cette restructuration (pour 162 000 euros). La SPL doit aussi trouver des sociétés à qui confier la rénovation, comme l’exploitation du site.

Pourtant des études avaient été réalisées en 2009 par cinq entreprises (265 000 euros alors votés au conseil CUS) pour réhabiliter les parties abandonnées, soit environ la moitié de la surface. La publication de ces travaux a maintes fois été demandée par l’opposition comme des associations, mais la majorité s’y est toujours refusé. Elle explique qu’il faudrait anonymiser certains des témoignages et qu’elle y travaille. Les coups de gommes semblent prendre du temps.

Des travaux jamais publiés, qui doivent servir de base de travail

Autre reproche aux cabinets d’étude, ils n’auraient pas été capables d’identifier des prestataires intéressés. Les DNA ont cependant réussi à se procurer les conclusions de ces « impubliables » recherches et en livrent le contenu dans leur édition de samedi. Ces études doivent d’ailleurs servir de base de travail pour celles de la SPL.

Les deux scénarios proposent « une piscine publique d’exception », avec des bassins extérieurs supplémentaires, où se trouve un parking pour employés aujourd’hui. À l’époque, seule une petite partie du site devait être externalisée (encerclée en rouge). Pour l’extérieur, trois hypothèses sont formulées : ligne de nage, hydrothérapie et jeux d’eau ou bassin écologique (avec de la végétation).

Projet de réhabilitation du la piscine de la victoire en 2009

Ce projet propose des bains de détente en extérieur (document DNA)

Tarifs attrayants

Malheureusement, il n’y a pas de schéma similaire pour le scénario 2. L’article décrit qu’en plus, des bains chauds (saunas, hammams, bains turcs) seraient installés dans l’actuel accueil, soit un « Caracalla » à la strasbourgeoise, en référence aux thermes de Baden-Baden en Allemagne. Les tarifs sont attrayants : 3€ pour la piscine, 9€ pour la partie bien-être et santé, 7€ pour les activités aquatiques, 7€ pour la « remise en forme sèche » (massages…).

Les nouvelles pistes différentes

Les hypothèses du travail de l’adjoint au maire de Strasbourg, en charge du dossier, Olivier Bitz (PS) et encore moins les déclarations du président de l’Eurométropole Robert Herrmann (PS) ne laissent penser que de nouveaux services seront gérés par la collectivité. Il est officiellement question de confier ces extensions et les bains à des entreprises. Elles participeraient en échange aux travaux de rénovation. En revanche, il est toujours question d’utiliser la cour pour des activités de loisirs.

Membre du collectif « La Victoire pour tous », l’architecte Liane Zoppas pense que ces projections de l’époque peuvent faire rêver, mais ne risquent pas de se réaliser :

« Il est sûr qu’en pleine canicule, on se dit que cette piscine extérieure ferait le plus grand bien, mais avec ces tarifs annoncés, jamais une entreprise ne voudra investir un tel projet. Pour rentrer dans ses frais, il lui faudra pratiquer des prix bien plus élevés et donc non accessibles à tous. Les résultats de l’enquête de la SPL risquent d’être très différents. Un bassin de natation répondrait davantage aux besoins, il est impossible de nager correctement dans le centre-ville de Strasbourg. Le maire a indiqué que se serait avec un bail emphytéotique, donc très long, mais que se passera-t-il si une société veut s’arrêter au bout de quelques années ? »

Liane Zoppas s’étonne aussi que dans le programme du maire Roland Ries, la rénovation de la Victoire s’inscrivait dans le plan piscines 2010-2020. Il n’en est plus question aujourd’hui. Comme le relèvent les DNA, dans ces études les frais d’investissement étaient alors de 22 ou 23,6 millions d’euros selon le scénario, alors que les élus annoncent depuis un coût « entre 30 et 40 millions d’euros », sans plus de précisions. Leurs détracteurs les accusait de gonfler la facture réelle.

 

DNA – « Caracalla », à la Krutenau ? – 04/07/2015

Dans les DNA, ce matin… 

La journaliste dévoile en partie les scénarios à l’étude, mais en ne montrant que le « plus acceptable ». On attend toujours la communication sur l’ensemble des études et non une communication partielle ciblée pour faire passer, été et canicule obligent, l’idée de privatisation par parties. En parlant de « Caracalla », au moins a-t-on compris quel public est visé pour occuper ce bâtiment dans les années à venir. Exit le « temple de l’hygiène » populaire ! Par ailleurs, « Piscine publique d’exception », celle de la Victoire en est une et nous aimerions que sa rénovation en tienne compte !

Certes, le deuxième scénario, si retenu par l’article, aurait pu donner comme titre « Molitor » à Strasbourg ?… Mais ce ne serait pas dans le droit chemin de la stratégie de communication de la Ville… 

Cliquez sur les images, pour les enregister et lire en format réel : 

DNA 2015 4 juillet P1

DNA 4 juillet P37