L’investissement de l’architecte – Guillaume – 2016

Au cour du mois de mai 2016, j’ai retrouvé Guillaume dans l’appartement de ces amis étudiants architectes (en pleine période « charette »). Lui était fraîchement diplômé en architecture au moment de notre rencontre. Lorsque la maison a fermé ses portes pour envisager des travaux en 2015, Guillaume a commencé à s’investir en apportant ses compétences à l’association. Il a conçu les plans pour la remise aux normes ERP (Établissement Recevant du Public), puis il a suivi et participé aux travaux.

Les six photos de cet article présentent un Guillaume polyvalent, engagé et assidu mais surtout très enclin à l’humour et un brin fêtard.

Guillaume : Alors, donc là, ça marche ?
Ophélie : Ouais là, ça enregistre…
Guillaume : Je ne pense pas que je me souvienne de toutes [les photos]…
Ophélie : S’il y en a où tu n’as rien à dire, tu ne dis rien. Tu gardes juste en tête qu’à un moment donné, on veut savoir ce que c’est Mimir pour toi.
Guillaume : La ligne directrice, c’est quand même parler de Mimir…
(…)

C’est que j’ai aussi pris des photos pour le trip de la photo, sans forcément réfléchir à ce qui allait être signifié, mais plus en terme de composition de la photo. Faut croire que ça fait partie du jeu.
Ophélie : Tu as bien fait. De toute façon, on a toujours des choses à dire…

« Mimir en soirée »

Soirée de soutien à Mimir, au Molodoï, « Mimir en chant(i)er ». Guillaume, Eugénie et Renaud faisant les entrées. 2016

Guillaume : Je ne sais pas comment c’est possible d’avoir celle-là. Ah si ! (…) C’est Eugénie qui prenait en photo la photo. En fait, c’est quelqu’un qui [nous] prend en photo, pendant qu’Eugénie prend la photo. Elle est grave cool celle là!

Ben voilà, ben ça, ça représente le côté un peu foufou de Mimir en soirée !

(…)

Toute la rubalise qu’il y a partout, on devait pas la mettre et finalement, on l’a mise parce qu’on ne savait pas quoi en faire. Moi, j’étais trop chaud, en mode : « mais viens, allez, ça va faire un truc trop fou ! » Et je commençais à me balader, quand il n’y avait personne, à [accrocher la rubalise]. Les autres étaient en train de fumer des joints et on a laissé faire ça. Après, le lendemain, on n’a pas pu le faire parce qu’apparemment c’était un peu chiant.

Mais n’empêche, on s’est tous amusés.

Autoportrait

« Autoportrait » au Molodoï, 2016

Comme on peut voir, je suis très content ! On n’arrive pas trop à me reconnaître héhé !
Ophélie : C’est quoi ce chapeau ?
Guillaume : Ça, c’est un chapeau de paille havane ! J’adore avoir des chapeaux de paille en soirée. En général, ce sont des chapeaux de paille, des lunettes de soleil et une petite écharpe pour pouvoir ne pas me défigurer trop quand j’abuse un peu.

C’est une pure photo de soirée !

Il y a (…) la neige dessus. C’est pas mal.

C’est rigolo.

 

« Je commence à investir Mimir »

« Les copains » par Guillaume, 2016

Alors ça, c’est mes copains !

Ça c’est un peu genre : je commence à investir Mimir. Ça commence à être aussi un peu un lieu où je suis chez moi. Maintenant, ça fait six, huit mois, donc je commence à être d’ici. Ça, c’était mes copains qui étaient venus travailler, en mode : « Hé ! Venez travailler avec moi chez Mimir ! » Donc Jojo et moi, on travaillait sur je ne sais pas trop quoi (…) et Titus (il est venu à la foire éco-bio et il sera bénévole d’ailleurs au Pelpass), il était venu travailler là. Il était en entretien d’embauche. (…)

Ça c’est arrivé cette année, après le Molo, donc [en] Mars.

« J’étais un peu en retard dans mes photos »

« Une lampe dans la cour » par Guillaume, 2016

AH ! Ben ça, je me souviens quand je l’avais prise ! Il y en a pas mal qui devaient être prises la même journée. Je m’étais aperçu que j’étais un peu en retard dans mes photos… (il rit)
Ophélie : quelle honnêteté !
Guillaume : Donc j’avais pris (un peu) des photos…. (…) Je me suis dit : « Oh ! Tiens c’est rigolo une lampe rouge ! » En me disant : « Ça va faire un espèce d’effet… » Mais je n’étais pas sûr que le réglage se fasse avec le zoom.
Ophélie : Mais tu voulais prendre vraiment la lumière ? La lampe ?
Guillaume : Ouais.
Ophélie : Pourquoi ?
Guillaume : Parce que tu sais, il y a des photos un peu en mode macro, où t’as la lampe en gros et le fond derrière et ça fait joli. Mais… (il rit) mais c’est pas… Faudrait la recadrer comme ça…
Ophélie : Ouais, tu t’essayais. Tu faisais des tests…

Vue de la maison sur la cour et la poutch « En bas c’est tout noir et en haut c’est tout gris » par Guillaume, 2016

 

Guillaume : Ben là, j’ai fait un test où j’ai laissé le doigt. (il rit)

Je voulais montrer qu’en bas, c’était tout noir et qu’en haut, c’était tout gris ! Haha !

Non, ça fait un peu triste. Putain, en plus, sur la photo, tu as l’impression que c’est vraiment moisi. Alors qu’en vrai, c’est cool !

Voilà, ben ça c’est une photo qui ne vendra pas Mimir.

Voilà, il fait gris de temps en temps.

Graffer les murs gris ou péter un squat pour faire un éco-village ?

« France télécom » vu de la maison Mimir, Guillaume, 2016

C’est l’arbre et les France télécom, qu’il y a en face. C’est ce grand truc là, où je vous disais aussi qu’on pourrait faire un graf’ de fou ! On a deux murs de fou et l’un en face de l’autre. On peut grapher ce qu’on veut…

Franchement, il faudra y penser. Un mur de ouf, on passe sur des photos du monde entier ! J’ai une copine qui graphe de fou : Hélène. Elle, tu lui dis : « Ok on prend pour cent euros de bombes de peinture… », moi, je m’occupe de mettre des pitons ou des cordes pour qu’elle puisse le faire sans tomber, et un bodard. Tu y passes trois jours. Pendant trois jours elle peut vraiment faire un truc de fou ! (…)

D’ailleurs, ce sont un peu des murs glauques…

Ce sont quand même des endroits où on pourrait aller et tu sais que tout ça c’est à l’abandon ! Il n’y a que ce bâtiment là qui est utilisé. Tout ça et encore derrière, c’est à l’abandon. Ça ce serait un projet d’éco-village : le mini village de cent foyers ou de résidences étudiants. Tu peux aussi avoir un truc comme ça, un foyer étudiant en bas…

(…)

Il y a Mimir à côté. Il y a tous les acteurs, on connaît les gens et si jamais il faut péter un squat, l’année prochaine, on pète le squat à côté, avec des archi’, avec des gens sérieux, bien propres sur eux-même et ça ce serait ouf ! Un foyer étudiant.

Moi, Mimir ça m’a vraiment apporté plein d’idées, plein de trucs ! J’ai toujours eu un peu l’envie de participer à ça. J’ai beaucoup fait de syndicalisme et de politique quand j’étais au lycée. J’étais responsable de manif’ de mon lycée. (…) J’ai été aux jeunesses communistes, j’étais à la CGT, (…) la Fidèle, (…) un le syndicat lycéen. (…) J’étais vraiment grave impliqué quand j’étais au lycée.

Et puis après, je suis parti en prépa math, après archi’. Tu vois comment ils travaillent… Tu n’as pas de vie. Tu passes ton temps à travailler. Tu dors trois heures, tu travailles, tu dors et c’est ça tout le temps. Je n’avais pas de vie. Là, maintenant que j’ai mon diplôme, ben je peux enfin me lancer dans des trucs que je suis content d’avoir trouvé.

Mimir ! Parce que Mimir, ça me permet de repartir dans des trucs : des contacts, des gens, des idées qui m’intéressent, tout en utilisant un peu ce que j’ai appris et en pouvant mettre ça dans mon cursus archi’. J’en parle à mes prof, j’en parle à mes parents. Je ne suis pas non plus parti dans un truc complètement à l’ouest.

Ouais, je suis content de ma vie !

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