« Cette cour là, je l’aime quand elle est propre, je l’aime quand elle est en bordel, je l’aime quand tu peux poser les yeux partout… » – Alba – 2016

« La cour » par Alba, 2016

Alba : C’est un peu un bric-à-brac de briques, d’une espèce de brouette-remorque, une espèce de planche, là un sac de gravats (…).

Ça illustre à merveilles les travaux, (elle rit) l’empilade de choses… Et, de toute façon, on vit dans une vieille maison, avec une empilade de couches successives, faites par différentes personnes, au courant des années, des siècles même.

Il y a une certaine poésie là-dedans. Elle me touche dans son esthétique, du fait qu’on met plusieurs couches de choses, qu’on les enlève, qu’on les refait. On fait. On défait et pour refaire, c’est souvent comme ça. Là c’est formidable, parce qu’il y a un élan organisé qui se met en place, mais on a le temps de voir aussi. Il faut s’y investir pour voir tout ça. (…)

Je trouvais une certaine poésie là-dedans. Dans le fait que tu arrives dans la cour, à chaque fois c’est différent, parce que t’as une personne différente, à chaque fois, qui a bossé. Par exemple là, ça peut être quelqu’un qui a décidé : « Ah ! Ben ce tréteau, je le voyais plus là. Je vais aller le prendre, je vais le mettre ici. »

Et puis une personne, le lendemain, qui se dit : « Oh ! Je vais commencer à démonter ce mur, mais bon, il est quand même un peu trop tard et puis y’a les copains qui arrivent, on va boire l’apéro du coup… » (elle rit) « On laisse ce mur là, dans ce coin là et puis ouais, je pose quand même la remorque là, parce qu’il faudra le déblayer après… » Et ce sera un autre qui le déblaiera, parce qu’il aura envie de faire autre chose derrière…

Cet espèce de cercle, serpent qui se mord la queue. Mais c’est positif et je trouve que c’est cool !

Cette cour là, je l’aime quand elle est propre, je l’aime quand elle est en bordel, je l’aime quand tu peux poser les yeux partout et que tu te dis : « Ah ! Il y a ça. Ah ! Il y a ça ! Ah ! Il y a ça ! Ah ! Il y a ça ! » C’est un espèce de trop plein de choses, mais sans le trop (elle rit).

Et Mimir, c’était pas mal ça, jusqu’à un moment. Mais c’était le côté poésie.

Je ne sais pas si tu as vu Harry Potter, la maison des Wesley ? Tu vois cet espèce de truc empilé comme ça, avec des trucs dans tous les coins ? C’est génial ! C’est hyper inspirant, même artistiquement parlant ! Quand tu composes de la musique, quand tu veux peindre… Moi, ça m’inspire beaucoup et ça fait partie de l’atmosphère de la maison.

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