DNA – Un tour de chauffe – 18/09/2015

Dans les Dernières Nouvelles d’Alsace du 18/09/2015, un article sur cette première conférence de la municipalité : 

DNA 2015 18 sept UN TOUR DE CHAUFFE

DNA – 18/09/2015, MYRIAM AIT-SIDHOUM

Strasbourg – Concertation publique autour des bains municipaux

Un tour de chauffe

Trois réunions publiques pour que les habitants s’informent et s’expriment sur le devenir des bains municipaux sont programmées par la Ville. Les tensions apparues ces derniers mois se sont invitées dès la première.

Près de 70 participants étaient réunis, dont plusieurs associations du secteur ou encore l’élu d’opposition Jean-Philippe Vetter (Les Républicains, qui a longuement porté la contradiction sur ce dossier au conseil municipal), sans compter les services de la Ville et la société publique locale des Deux-Rives mandatée pour porter la rénovation.

Les oppositions de ces derniers mois, incarnées notamment par le collectif la Victoire pour tous, n’ont pas manqué de s’inviter. Le collectif a ainsi distribué un texte dénonçant entre autres le manque de transparence de la municipalité.

Une régie municipale privilégiée en 1908

À la tribune, Marie Pottecher, conservatrice du patrimoine à la Région, a rappelé comment ont été conçus les bains municipaux au début du siècle, indiquant qu’une régie municipale avait alors été jugée préférable pour que les bains soient « mieux tenus ».

Antoine Oziol, du cabinet ODM, chargé d’un diagnostic architectural du bâtiment, a livré ses premières conclusions. Le bâtiment « avec chance est dans un état quasi originel et en même temps dans un état de vétusté problématique », a-t-il observé. Les bains restent solides, « la charpente est en bon état » de même que les voûtes en béton armé, qui témoignent d’un « vieillissement étonnant ».

Alexandre Kostka, enseignant-chercheur à l’Université de Strasbourg (et membre du collectif la Victoire pour tous), a été invité à dresser un inventaire de l’existant en Europe.

Rappelant que les bains strasbourgeois sont aujourd’hui le « seul spécimen à l’état de nature » encore en fonction, ce qui lui donne d’autant plus d’importance, il a évoqué divers projets de réhabilitation plus ou moins heureux et en a retenu un, celui de la piscine de Gotha, en Allemagne. Il a d’ores et déjà contacté l’architecte pour qu’il vienne éventuellement en parler à Strasbourg.

Inscription et périmètre Unesco

Dans le public, deux architectes se sont enquis d’un préprogramme ou d’un possible scénario déjà existant sur lequel travaillerait Antoine Oziol. Ce dernier a répondu par la négative. Olivier Bitz, adjoint du quartier en charge du dossier, a ajouté : « Il n’y a pas de scénario aujourd’hui établi par la Ville de Strasbourg, même si on ne part pas de zéro. »

La question patrimoniale était au cœur de cette première soirée et la protection du bâtiment, partiellement inscrit (et non classé) à l’inventaire des monuments historiques depuis 2000, a particulièrement intéressé.

Olivier Ohresser, président des Amis du vieux Strasbourg, a rappelé que les bains, inscrits en grande partie, sont dans le périmètre de l’extension du classement Unesco : « Ce qui est inscrit devra être restauré en accord avec l’architecte des Bâtiments de France et même les extensions devront lui être soumises. » Et d’appuyer : « Dans le cadre de l’extension du périmètre Unesco, il serait du plus mauvais effet que les bains ne soient pas restaurés. »

Une protection insuffisante pour Liane Zoppas, du collectif la Victoire pour tous, qui s’est émue de ce que les bains ne soient pas classés, accusant avec insistance le maire Roland Ries de s’y être opposé sciemment. Olivier Bitz a démenti et assuré qu’il n’était pas « dans les intentions de la Ville de faire n’importe quoi. »

Journées du patrimoine : visites des bains, boulevard de la Victoire, samedi 19 septembre de 9h à 16h30 (inscriptions jep-bains-municipaux.eventbrite.fr) Prochaines réunions : vendredi 16 octobre à 19h, avec Jean Waline, et vendredi 30 octobre à 19h, avec Roland Ries. Au Palais universitaire (salle Pasteur).

 

DNA – Courrier des lecteurs : La Lettre du Collectif – 17/07/2015

Et ce matin, dans les DNA, notre Lettre du 7 juillet est publiée en Courrier des Lecteurs, page 41 :

Un établissement de bains coupé en morceaux ? 

DNA couriier des lecteurs 17 juin

Il ne manque que la première phrase et les deux derniers paragraphes. Lire le texte complet : 

La Lettre du Collectif – 17 juillet 2015

 

Réponse à Olivier Bitz – 05/05/2015

Suite à notre entretien avec Olivier Bitz, en date du 25 avril 2015, l’adjoint nous avait invités à une deuxième rencontre. Relayé par le maire, il a déclaré lors du Conseil municipal du 22 juin que le Collectif s’était refusé de le revoir. Ce qui est vrai – cependant rien n’a été dit à propos de nos raisons… 

Pour mieux comprendre le contexte, voici un extrait de notre confirmation du premier rendez-vous proposé par l’adjoint (réponse envoyée à son assistante, qui nous avait contactés le 22 avril) : 

Sachant que cette réunion pourrait permettre à monsieur Bitz de nous communiquer les informations utiles sur l’état d’avancement de ce dossier, et en particulier le « scénario » auquel fait allusion le troisième point du contenu de la mission  de maîtrise d’œuvre pour la réalisation d’un diagnostic architectural etc. (page 7/11), nous vous confirmons notre intérêt pour cette rencontre (…). 
A partir de ces informations, susceptibles de dissiper le flou qui entoure la connaissance, par le public strasbourgeois, des objectifs de l’équipe municipale, nous pourrons préciser notre point de vue, en tant que collectif porteur de l’attachement qu’un large nombre de concitoyens exprime sur la protection, la nécessaire restauration et la fonction sociale actuelle de cet établissement.

Et voici notre réponse à cette deuxième invitation, en lettre transmise à Olivier Bitz le 5 mai 2015 : 

Monsieur Olivier BITZ
Adjoint au Maire
chargé du dossier « Bains municipaux de la Victoire »

Monsieur l’Adjoint,

Le Collectif « La Victoire pour tous » avait répondu favorablement à votre invitation à la réunion du 25 avril dernier, en signalant que nous espérions, au-delà des éléments qui sont connus depuis longtemps, recueillir de votre part des précisions sur les conditions par lesquelles la ville de Strasbourg souhaitait confier la gestion du dossier des Bains municipaux à la SPL Les deux Rives. Suite au compte-rendu de cette réunion, où le collectif était représentée par Mme Zoppas et MM Aghina, Kossman et Schaeffer, il ne nous apparaît pas que la ville souhaite communiquer sur les objectifs et le déroulement de ce qui apparaît de façon tout-à-fait officielle comme un dessaisissement des services de la Mairie, jusqu’à présent compétents pour gérer ce type d’opération.

Sans parler du fonctionnement propre aux SPL, très éloigné de celui d’un établissement public bien qu’il fonctionne avec des ressources publiques, nous constatons que la ville pose en préambule de toute concertation le fait acquis d’un abandon d’une responsabilité, dans les domaines du sport et de la santé, qui faisait honneur à la ville depuis la création des Bains en 1908. Les raisons pour lesquelles les responsables actuels campent sur cette position de principe, contrairement à de nombreuses opérations pour lesquelles la ville s’engage, même s’il ne s’agit pas d’un patrimoine public (Manufacture des Tabacs), ne sont jamais explicitées en dehors d’une somme souvent évoquée (30 à 35 millions d’euros selon les moments) dont on n’a jamais expliqué à quel cahier des charges (ou « scénario » pour reprendre le terme utilisé dans les documents officiels) elle correspondait.

Nous considérons qu’une nouvelle rencontre qui se limiterait à reprendre les éléments de discussion déjà connus ne ferait absolument pas avancer les choses et nous préférons, plutôt que de dilapider aussi bien votre emploi du temps – et celui de vos collaborateurs – que celui des membres du collectif, espérer que des informations seront bientôt portées à la connaissance de nos concitoyens, leur permettant de donner leur point de vue sur le projet porté par les élus en charge de la rénovation des Bains, qui reste notre souci commun, avant d’être placés devant le « fait accompli ».

Vous avez proposé, lors de notre précédente réunion, un débat « sans préalable sur l’avenir des BMS ». Le collectif « La Victoire pour tous » est tout à fait favorable à un tel débat.

En conséquence, il revient donc à la municipalité de lever ses propres préalables; à savoir la privatisation élargie des BMS, telle que vous l’avez formulée en ouvrant la réunion, et la transmission du dossier à une société privée, dénommée « Société Publique Locale  » abondée par des fonds publics provenant des impôts de nos concitoyens.

Veuillez agréer, monsieur l’Adjoint au Maire, nos sentiments les meilleurs.

pour le Collectif :
Didier Laroche

Pour toute correspondance : bm.lavictoirepourtous@gmail.com

La Lettre du Collectif – 7 juillet 2015

A propos des Bains municipaux de Strasbourg…

Après la délibération votée par le Conseil municipal du 22 juin et le Conseil de l’Eurométropole du 26 juin : analyse par le Collectif « La Victoire pour tous » des propos tenus lors de ces séances. 

Dessin de Fritz Beblo

Le débat sur la rénovation des Bains, le collectif l’a porté dans la cité. Il a impacté aussi le discours de la municipalité, qui l’a évoqué à plusieurs reprises, ce qui marque la reconnaissance de notre action. La délibération a été adoptée, mais après des débats que l’exécutif a délibérément choisi d’abréger et malgré des voix contre (14 en CM ; 10 et 2 abstentions  en CE). Il n’y a donc pas de consensus et, des interventions d’élus de la majorité laissent penser que, sauf passage en force, la rénovation des Bains par privatisation ne se fera pas aussi simplement que prévu.

Cependant, rien n’est acquis ni garanti. Malgré les propos consensuels sur la qualité de l’établissement et sur son état de dégradation… la majeure partie de l’établissement a été oubliée dans les discours ! Et la charte qui accompagne la délibération laisse transparaitre de fait un objectif de démembrement des Bains municipaux.

Un établissement de bains coupé en morceaux ?

L’établissement géré par la ville est aujourd’hui composé de deux piscines, de salles de bain, d’un sauna et de bains romains. Or, seul un bassin et des douches ont été évoqués comme pouvant garder l’accès au grand public, sauna et bains romains étant considérés comme « pas compris » dans cette offre… Quid du reste de l’établissement de bains ? Il nous apparait que le projet distingue désormais trois entités :

  • Une piscine, à gérer dans le cadre d’une mission de service public
  • Des douches, restant dans le cadre d’un service public traditionnel
  • Tout les reste, plus de 2/3 de l’établissement, dont le statut n’est tout simplement pas évoqué, ce qui laisse entrevoir un projet qui s’écarte considérablement de la vocation originelle de l’établissement, conçu pour l’hygiène et la santé, dans un esprit de mixité sociale et d’appropriation d’un bien commun.

Encore une mission d’étude !

Une mission d’étude a été commandée par la Ville et l’Eurométropole à la SPL des Deux Rives, coût initial : 135 000€ HT. Mais ce n’est pas la SPL qui la réalisera : selon l’appel à la concurrence que nous avons mis au jour quelques jours avant la délibération, elle se chargera du recrutement d’un prestataire, dont la mission portera sur la définition du projet, ainsi que sur les modalités de financement des travaux et « d’exploitation de l’équipement rénové ». Ville et Eurométropole se désengagent ainsi du financement et de l’exploitation. Contrairement aux termes de la délibération, la SPL n’est donc pas compétente pour la réalisation de l’étude en question : elle agit en tant qu’intermédiaire…

Rappelons au passage que plusieurs études pour un coût bien supérieur à 500 000€ ont déjà été produites sur la rénovation des Bains.

Des contre-vérités sur le déficit et le coût des travaux

Depuis 2010, l’exécutif local communique sur le « déficit » des Bains – estimé aujourd’hui à 3,2 millions d’euros par an – et sur le coût de la rénovation : le chiffre avancé est de 30 millions d’euros (devenu entretemps 40 M€, au Conseil de l’Eurométropole), sans que nous aient été fournis d’éléments pour étayer cette évaluation.

La responsabilité du déficit qu’avance R. Hermann, est à attribuer aux municipalités successives qui ont eu en charge sa gestion. Or, au cours des 25 dernières années, 19 sous gouvernance des Socialistes – dont 10, avec R. Ries en tant que maire– R. Herrmann en a eu la responsabilité directe en tant qu’adjoint aux Sports, avant de devenir premier adjoint. Aucune initiative n’a pourtant été prise pour rénover les Bains, diversifier ses prestations, accroitre son attractivité, élargir ses amplitudes horaires, mettre en œuvre des économies d’énergie. Au contraire, l’on a supprimé des prestations (massage) et souvent réduit les horaires par le maintien de bassins fermés…

Dans la plus grande contradiction, le rapport de présentation au CM, en évoquant les objectifs fondamentaux du projet de rénovation, engage Ville et Eurométropole à « financer le projet à un coût de fonctionnement constant pour les collectivités », soit 3,2 millions d’euros par an. Dans les bains rénovés, une subvention de 3,2 M€ continuerait donc d’être affectée aux Bains.  Ce déficit aurait mystérieusement presque triplé en 5 ans (1.2 M€ en 2010, cf. l’atelier de projet) ? Ces 3,2 M€, critiqués aujourd’hui pour le fonctionnement de l’établissement de bains, deviendraient acceptables demain, alors qu’on ne garderait qu’un bassin et quelques douches accessibles ? 

Une transparence affichée dans les discours… mais pleine de zones obscures.

Le Collectif a refusé la deuxième rencontre proposée par O. Bitz notamment parce que ce dernier nous a refusé l’accès aux études que nous lui demandions (voir l’intégralité de la lettre de réponse à O. Bitz, sur le site). Il ne nous est toujours pas possible d’ailleurs d’accéder à ces documents, pourtant publics et légalement accessibles. Cette demande a cependant été relayée largement, au cours de ces Conseils, par l’opposition et également par un membre de la majorité.

Le Collectif s’est toujours déclaré ouvert au débat. La volonté de l’éviter est le fait de la municipalité : chargé du dossier, O. Bitz a choisi de rencontrer séparément les acteurs, le dépôt de la pétition n’a pas été autorisé à l’intérieur des Bains, un média a été interdit de visite des Bains en compagnie du collectif, interdiction niée par O. Bitz de façon mensongère… 

Le Collectif La Victoire pour tous reste plus que jamais mobilisé pour la rénovation des Bains municipaux et le maintien de toutes ses fonctions dans le service public.

Que ce prestigieux établissement reste un lieu de bain public au service de tous et accessible à tous!

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Voir, à ce propos (cliquer sur le lien) : 

Les Bains chez les eurométropolitains… 

Lettre ouverte aux Conseillers municipaux de Strasbourg à propos des Bains municipaux 

Lettre ouverte aux Conseillers eurométropolitains à propos des Bains municipaux

Réponse du Collectif à Olivier Bitz – 05/-5/2015

Lettre recommandé à R. Ries et R. Herrmann – 06/06/2015

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Lettre publiée dans les DNA du 17/07/2015 : DNA – La lettre du Collectif – 17/07/2015

Rue89 – En 2009, on parlait d’une piscine publique extérieure à la Victoire – 06/07/2015

Aujourd’hui, Rue89 fait référence à l’article publié samedi dans les DNA… 

Lien vers l’article : www.rue89strasbourg.com/2009-piscine-exterieur-victoire

Que vont devenir les Bains municipaux de Strasbourg ? La municipalité promet un débat pour l’automne, mais il semble déjà clair qu’elle ne souhaite plus s’occuper des bains romains, tandis que la piscine et quelques douches seraient maintenues. Elle a aussi confié à sa société d’architectes et d’urbanistes, la société publique locale (SPL) des Deux-Rives, une étude pour évaluer le coût de cette restructuration (pour 162 000 euros). La SPL doit aussi trouver des sociétés à qui confier la rénovation, comme l’exploitation du site.

Pourtant des études avaient été réalisées en 2009 par cinq entreprises (265 000 euros alors votés au conseil CUS) pour réhabiliter les parties abandonnées, soit environ la moitié de la surface. La publication de ces travaux a maintes fois été demandée par l’opposition comme des associations, mais la majorité s’y est toujours refusé. Elle explique qu’il faudrait anonymiser certains des témoignages et qu’elle y travaille. Les coups de gommes semblent prendre du temps.

Des travaux jamais publiés, qui doivent servir de base de travail

Autre reproche aux cabinets d’étude, ils n’auraient pas été capables d’identifier des prestataires intéressés. Les DNA ont cependant réussi à se procurer les conclusions de ces « impubliables » recherches et en livrent le contenu dans leur édition de samedi. Ces études doivent d’ailleurs servir de base de travail pour celles de la SPL.

Les deux scénarios proposent « une piscine publique d’exception », avec des bassins extérieurs supplémentaires, où se trouve un parking pour employés aujourd’hui. À l’époque, seule une petite partie du site devait être externalisée (encerclée en rouge). Pour l’extérieur, trois hypothèses sont formulées : ligne de nage, hydrothérapie et jeux d’eau ou bassin écologique (avec de la végétation).

Projet de réhabilitation du la piscine de la victoire en 2009

Ce projet propose des bains de détente en extérieur (document DNA)

Tarifs attrayants

Malheureusement, il n’y a pas de schéma similaire pour le scénario 2. L’article décrit qu’en plus, des bains chauds (saunas, hammams, bains turcs) seraient installés dans l’actuel accueil, soit un « Caracalla » à la strasbourgeoise, en référence aux thermes de Baden-Baden en Allemagne. Les tarifs sont attrayants : 3€ pour la piscine, 9€ pour la partie bien-être et santé, 7€ pour les activités aquatiques, 7€ pour la « remise en forme sèche » (massages…).

Les nouvelles pistes différentes

Les hypothèses du travail de l’adjoint au maire de Strasbourg, en charge du dossier, Olivier Bitz (PS) et encore moins les déclarations du président de l’Eurométropole Robert Herrmann (PS) ne laissent penser que de nouveaux services seront gérés par la collectivité. Il est officiellement question de confier ces extensions et les bains à des entreprises. Elles participeraient en échange aux travaux de rénovation. En revanche, il est toujours question d’utiliser la cour pour des activités de loisirs.

Membre du collectif « La Victoire pour tous », l’architecte Liane Zoppas pense que ces projections de l’époque peuvent faire rêver, mais ne risquent pas de se réaliser :

« Il est sûr qu’en pleine canicule, on se dit que cette piscine extérieure ferait le plus grand bien, mais avec ces tarifs annoncés, jamais une entreprise ne voudra investir un tel projet. Pour rentrer dans ses frais, il lui faudra pratiquer des prix bien plus élevés et donc non accessibles à tous. Les résultats de l’enquête de la SPL risquent d’être très différents. Un bassin de natation répondrait davantage aux besoins, il est impossible de nager correctement dans le centre-ville de Strasbourg. Le maire a indiqué que se serait avec un bail emphytéotique, donc très long, mais que se passera-t-il si une société veut s’arrêter au bout de quelques années ? »

Liane Zoppas s’étonne aussi que dans le programme du maire Roland Ries, la rénovation de la Victoire s’inscrivait dans le plan piscines 2010-2020. Il n’en est plus question aujourd’hui. Comme le relèvent les DNA, dans ces études les frais d’investissement étaient alors de 22 ou 23,6 millions d’euros selon le scénario, alors que les élus annoncent depuis un coût « entre 30 et 40 millions d’euros », sans plus de précisions. Leurs détracteurs les accusait de gonfler la facture réelle.

 

Lettre ouverte aux Conseillers eurométropolitains – 26/06/2015

26 juin : Les Bains au Conseil d’Eurométropole! 

Le Collectif La Victoire pour tous ne faiblit pas et dénonce – dans une lettre adressée aux élus eurométropolitains qui doivent, eux aussi, délibérer le 26 juin sur l’envoi du dossier des Bains municipaux à la SPL des Deux Rives – outre la gabegie notoire, la manœuvre que constitue le recours à ladite SPL… pour mieux privatiser les Bains.  

Lettre ouverte aux Conseillers eurométropolitains à propos des Bains municipaux :

Mesdames et Messieurs les conseillers eurométropolitains,

Nous vous transmettons ci-joint, une copie de la lettre ouverte que le Collectif La Victoire pour tous a adressée aux élus municipaux, il y a quelques jours. En complément – et puisque nous apprenons que le Conseil de l’Eurométropole doit aussi délibérer sur l’avenir des Bains municipaux (point 49 de l’ordre du jour) – nous souhaitons ajouter ici quelques précisions.

Lundi 22 juin, un débat assez animé a eu lieu autour du point 26 de l’ordre du jour, sur la question de l’avenir des Bains. L’opposition, qui a voté contre le projet de délibération, a alors attiré l’attention de l’assemblée sur le probable surplus d’études concernant les Bains, Jean-Philippe Vetter et Fabienne Keller ayant demandé des précisions sur les résultats de la consultation suivante :

Assistance juridique, financière et fiscale dans le cadre du choix du mode de gestion et de la mise en œuvre de la procédure relative à la rénovation et l’exploitation des bains municipaux de Strasbourg – Finance Consult / Sartorio/Algoe – 75009 Paris, 2010

 Effectivement, pour cette étude, un budget de 265 k€ a été voté en Conseil CUS du 25 juin 2010, malgré les abstentions d’élus de l’opposition ET de quelques écologistes. Les déclarations contenues dans l’intervention d’Eric Schultz, qui rappellent sa position contraire à la privatisation des Bains en 2010, datent d’ailleurs de ce Conseil CUS…

L’étude en question a ensuite été attribuée au prestataire cité, pour 348 k€ HT, soit environ 420 k€ TTC. D’après l’avis d’attribution (voir pièce jointe), la valeur estimé de cette AMO était de 200 k€ HT, ce qui correspond aux 265 k€ TTC votés en Conseil. L’écart (148 k€ HT) nous semble d’ailleurs bien trop important… d’autant plus que cette étude intervient dans la même année où une autre AMO a été lancée, attribuée à 13 Avril Conseil, selon open data Ville/CUS :

AMO – mission exploratoire sur les potentialités/restructuration et gestion des Bains municipaux – 13 Avril Conseil 67000, 18/03/2010 – Marchés de 20 000 à 89 999,99 euros HT – CUS

Cela en fait beaucoup, pour la définition de la meilleure manière de privatiser les Bains municipaux, au moment justement où Robert Herrmann parlait de consultation, de participation citoyenne et lançait un atelier de projet…

Mais d’autres études ont été réalisées auparavant et, juste pour citer la plus importante :

Etablissement des Bains municipaux : État des lieux, inventaire prospectif et analyse des besoins et historiques / Scénarii d’intervention et pré programme / Programme technique détaillé – ISC INGENIERIE SPORTIVE ET CULTURELLE , 78100 – Mandataire: ISC – Ingénierie Sportive & Culturelle ; Co-traitants : Jean-Paul Philippon architecte, Aemco, BTP Consultants, Océade Ingénierie – 2008 / 2009

Cette étude, dont nous méconnaissons le coût pour la collectivité, était très complète et son texte (266 pages) se trouve dans le dossier d’appel d’offres disponible aux candidats répondant à l’avis que la SPL des Deux Rives a lancé le 17 juin dernier (voir pièce jointe).

Ces trois études – que le Collectif avait déjà évoquées dans un communiqué de presse datant du 17 juin dernier – et dont le coût total dépasse sans doute largement les 500 k€ évoqués en CM – font partie de la liste, non-exhaustive, que nous avons transmise à Olivier Bitz le 13 mai 2015 puis, sans réponse de sa part, par lettre recommandée à Roland Ries et à Robert Herrmann, le 9 juin dernier (copie en pièce jointe), avec notre demande formelle d’en prendre connaissance.

A propos, nous nous inquiétons des récentes déclarations de M. Bitz (rue89, 19/06/2015), concernant un besoin impérieux « d’anonymiser » les études, pour pouvoir les rendre publiques… Pour quoi, donc, « certaines entreprises ne doivent pas être nommées »?

Peut-être Mme Keller, M. Vetter (selon leur demande en CM), ou d’autres élus, s’ils le souhaitent, auront-ils l’accès qui nous est jusqu’à présent refusé à ces documents, ainsi qu’à des informations sur leur coût exact pour les collectivités, dont les gouvernants ne cessent d’affirmer qu’ils n’ont « pas d’argent » pour la rénovation des Bains municipaux…

Enfin, nous vous rappelons que, en plus d’une dizaine de diagnostics techniques récemment effectués ou en cours de réalisation (ce qui est normal lorsqu’il s’agit d’intervenir sur le bâti), une nouvelle étude est en cours, attribuée voici quelques mois à l’Atelier OZIOL-DE MICHELI, à Strasbourg et dont nous ignorons le coût exact, mais qui semble elle aussi de trop, face aux diagnostics patrimoniaux déjà réalisés (CCTP en pièce jointe, à comparer d’ailleurs avec celui de l’étude lancée par la SPL) :

Mission de maîtrise d’œuvre pour la réalisation d’un diagnostic architectural, patrimonial et urbain de l’établissement des Bains municipaux de Strasbourg

Alors, une nouvelle étude évaluée – au départ ! – à 135 k€ HT, confiée à la SPL, qui ne sert que d’intermédiaire puisqu’elle la confiera à un bureau d’études…

Voterez-vous cette délibération sans vous poser des questions ?

En espérant que notre contribution au débat sur l’avenir des Bains municipaux saura retenir votre attention, veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les conseillers eurométropolitains, nos meilleures salutations,

Le Collectif La Victoire pour tous

P.J. :

– lettre ouverte aux élus municipaux
– lettre recommandée Ries/Herrmann
– boamp avis attribution 2010 10 06 (Finance Consult)
– ISC mission
– CCTP diagnostic patrimonial en cours
– boamp avis 15-92978 (SPL)

Pour voir la vidéo et nos commentaires, cliquez sur le lien : Les Bains au Conseil de l’Eurométropole

Pour voir les documents joints : 

Lettre recommandée à R. Ries et R. Herrmann – 06/06/2015