Rue89 – En 2009, on parlait d’une piscine publique extérieure à la Victoire – 06/07/2015

Aujourd’hui, Rue89 fait référence à l’article publié samedi dans les DNA… 

Lien vers l’article : www.rue89strasbourg.com/2009-piscine-exterieur-victoire

Que vont devenir les Bains municipaux de Strasbourg ? La municipalité promet un débat pour l’automne, mais il semble déjà clair qu’elle ne souhaite plus s’occuper des bains romains, tandis que la piscine et quelques douches seraient maintenues. Elle a aussi confié à sa société d’architectes et d’urbanistes, la société publique locale (SPL) des Deux-Rives, une étude pour évaluer le coût de cette restructuration (pour 162 000 euros). La SPL doit aussi trouver des sociétés à qui confier la rénovation, comme l’exploitation du site.

Pourtant des études avaient été réalisées en 2009 par cinq entreprises (265 000 euros alors votés au conseil CUS) pour réhabiliter les parties abandonnées, soit environ la moitié de la surface. La publication de ces travaux a maintes fois été demandée par l’opposition comme des associations, mais la majorité s’y est toujours refusé. Elle explique qu’il faudrait anonymiser certains des témoignages et qu’elle y travaille. Les coups de gommes semblent prendre du temps.

Des travaux jamais publiés, qui doivent servir de base de travail

Autre reproche aux cabinets d’étude, ils n’auraient pas été capables d’identifier des prestataires intéressés. Les DNA ont cependant réussi à se procurer les conclusions de ces « impubliables » recherches et en livrent le contenu dans leur édition de samedi. Ces études doivent d’ailleurs servir de base de travail pour celles de la SPL.

Les deux scénarios proposent « une piscine publique d’exception », avec des bassins extérieurs supplémentaires, où se trouve un parking pour employés aujourd’hui. À l’époque, seule une petite partie du site devait être externalisée (encerclée en rouge). Pour l’extérieur, trois hypothèses sont formulées : ligne de nage, hydrothérapie et jeux d’eau ou bassin écologique (avec de la végétation).

Projet de réhabilitation du la piscine de la victoire en 2009

Ce projet propose des bains de détente en extérieur (document DNA)

Tarifs attrayants

Malheureusement, il n’y a pas de schéma similaire pour le scénario 2. L’article décrit qu’en plus, des bains chauds (saunas, hammams, bains turcs) seraient installés dans l’actuel accueil, soit un « Caracalla » à la strasbourgeoise, en référence aux thermes de Baden-Baden en Allemagne. Les tarifs sont attrayants : 3€ pour la piscine, 9€ pour la partie bien-être et santé, 7€ pour les activités aquatiques, 7€ pour la « remise en forme sèche » (massages…).

Les nouvelles pistes différentes

Les hypothèses du travail de l’adjoint au maire de Strasbourg, en charge du dossier, Olivier Bitz (PS) et encore moins les déclarations du président de l’Eurométropole Robert Herrmann (PS) ne laissent penser que de nouveaux services seront gérés par la collectivité. Il est officiellement question de confier ces extensions et les bains à des entreprises. Elles participeraient en échange aux travaux de rénovation. En revanche, il est toujours question d’utiliser la cour pour des activités de loisirs.

Membre du collectif « La Victoire pour tous », l’architecte Liane Zoppas pense que ces projections de l’époque peuvent faire rêver, mais ne risquent pas de se réaliser :

« Il est sûr qu’en pleine canicule, on se dit que cette piscine extérieure ferait le plus grand bien, mais avec ces tarifs annoncés, jamais une entreprise ne voudra investir un tel projet. Pour rentrer dans ses frais, il lui faudra pratiquer des prix bien plus élevés et donc non accessibles à tous. Les résultats de l’enquête de la SPL risquent d’être très différents. Un bassin de natation répondrait davantage aux besoins, il est impossible de nager correctement dans le centre-ville de Strasbourg. Le maire a indiqué que se serait avec un bail emphytéotique, donc très long, mais que se passera-t-il si une société veut s’arrêter au bout de quelques années ? »

Liane Zoppas s’étonne aussi que dans le programme du maire Roland Ries, la rénovation de la Victoire s’inscrivait dans le plan piscines 2010-2020. Il n’en est plus question aujourd’hui. Comme le relèvent les DNA, dans ces études les frais d’investissement étaient alors de 22 ou 23,6 millions d’euros selon le scénario, alors que les élus annoncent depuis un coût « entre 30 et 40 millions d’euros », sans plus de précisions. Leurs détracteurs les accusait de gonfler la facture réelle.

 

DNA – « Caracalla », à la Krutenau ? – 04/07/2015

Dans les DNA, ce matin… 

La journaliste dévoile en partie les scénarios à l’étude, mais en ne montrant que le « plus acceptable ». On attend toujours la communication sur l’ensemble des études et non une communication partielle ciblée pour faire passer, été et canicule obligent, l’idée de privatisation par parties. En parlant de « Caracalla », au moins a-t-on compris quel public est visé pour occuper ce bâtiment dans les années à venir. Exit le « temple de l’hygiène » populaire ! Par ailleurs, « Piscine publique d’exception », celle de la Victoire en est une et nous aimerions que sa rénovation en tienne compte !

Certes, le deuxième scénario, si retenu par l’article, aurait pu donner comme titre « Molitor » à Strasbourg ?… Mais ce ne serait pas dans le droit chemin de la stratégie de communication de la Ville… 

Cliquez sur les images, pour les enregister et lire en format réel : 

DNA 2015 4 juillet P1

DNA 4 juillet P37

FR3 – Dans les coulisses des Bains municipaux de Strasbourg – 01/07/2015

En replay, ces quelques minutes sur les Bains, hier soir sur FR3…

La communication commence : c’est un joyau de la Neustadt, mais c’est délabré… 32 millions € (de 30 a 40 millions, les chiffres dansent, toujours sans explication, dans le discours de la municipalité – pourquoi donc tant de précision?) : « Un coût si élevé que la municipalité songe à privatiser une partie de l’édifice, au grand dam des usagers. »

Et le verbe « privatiser » apparaît, enfin !

Depuis le mois de mars, quand le maire avait pourtant annoncé l’appel à un « partenariat avec le secteur privé » (sic), pour la rénovation des Bains, les élus évitent systématiquement ce mot : « il n’y a pas de privatisation ! », répètent-ils.  

Alors, une gaffe de FR3… ou un désir d’assumer le terme (piqûre de désensibilisation) ?

A suivre…

Voir le reportage : france3-regions/alsace/route-67/dans-les-coulisses-des-bains-municipaux-de-strasbourg

L’avenir des Bains…

ne jamais abandonner

Les tenants de la privatisation (car il faut appeler les choses par leur nom) ont réussi à faire passer leur délibération – qui sera analysée et décryptée dans un texte en cours de préparation – au derniers conseils de communauté, en restreignant fortement le droit de débattre (au nom de quelle conception de la démocratie ?).

C’est juste la mise en place d’un outil chargé de procéder au démantèlement des Bains actuels. Mais le refus de ce projet s’amplifie et nous ne baissons pas les bras, loin de là !

Voir, à ce propos (cliquer sur le lien) : 

Lettre ouverte aux Conseillers municipaux de Strasbourg à propos des Bains municipaux 

Lettre ouverte aux Conseillers eurométropolitains à propos des Bains municipaux

Les Bains chez les eurométropolitains… 

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Et, dans l’actualité

FR3 reportage : Dans les coulisses des Bains municipaux de Strasbourg

Le 22 juin : les Bains au Conseil municipal !

Lettre ouverte aux Conseillers municipaux de Strasbourg à propos des Bains municipaux : 

Mesdames, Messieurs les Conseillers municipaux, 

Vous vous apprêtez à voter pour, voter contre ou vous abstenir, ce lundi 22 juin, lors de la présentation du projet de délibération 26 – attribution d’une étude sur les Bains municipaux à la SPL des Deux Rives – et nous apprenions hier que, sans attendre votre décision, la SPL des Deux Rives a déjà lancé, le 17 juin, un appel d’offres concernant cette même mission (voir l’avis, en pièce jointe).

En plus d’être surprenante, une telle anticipation est-elle légale ? En mettant ainsi « la charrue avant les boeufs », la municipalité n’enfreint-elle pas les règles de la démocratie locale ? Peut-on faire semblant de consulter les élus, alors que les choix ont déjà été faits, que les démarches sont en cours ? En tout cas, ceci démontre : 

1/ que l’exécutif municipal se moque bien de votre avis ;

2/ que la SPL n’a aucun moyen ni compétence propres pour s’occuper de ce dossier puisqu’elle doit, elle-même, solliciter un autre bureau d’études ;

3/ que cette délibération porte en réalité sur un mandat à la SPL pour s’occuper de l’avenir des Bains et non sur une simple étude comme il y est écrit. Pourquoi les services de la Ville ne peuvent-ils se charger de cette étude (35 personnes au service Etudes Construction) ?

Au passage nous découvrons, dans les pièces jointes à cet appel d’offres, l’étude programmatique ISC de 2009 que nous demandons en vain depuis des semaines et qu’on ne vous a probablement jamais communiquée. Un rapide survol montre qu’elle est très complète et on se demande bien ce qu’il était si nécessaire de cacher… en dehors du désir de conserver en petit comité le diagnostic et l’information sur les Bains – le savoir, c’est le Pouvoir !

LA CHARTE

Une charte, définie par le dictionnaire : « un écrit solennel destiné à consigner des droits ou régler des intérêts »

Accompagnant la délibération proprement dite pour confier l’étude a la SPL, on vous demande aussi de voter une « charte » pour la rénovation des Bains. Il y aurait beaucoup à dire, mais l’essentiel est que ce document, bien loin de garantir un bon projet, entérine de fait l’abandon à venir de la majeure partie des Bains au secteur privé, puisqu’il limite l’accès public à une piscine et quelques douches…

LE PROJET DE DELIBERATION

Le rapport de présentation de la délibération, évoque tant de problèmes relatifs à la « vétusté » des Bains municipaux, puis « l’urgence des travaux »… Or, il faut rappeler que, si l’on considère les 25 dernières années (1/4 de siècle, quand même !) de gestion municipale à Strasbourg, 19 ans durant sous la gouvernance des Socialistes, dont 10 ans sous celle de Roland Ries, aucune initiative n’a été prise pour faire évoluer l’établissement de Bains… !

De plus – et de façon tout à fait contradictoire – il affirme que le coût d’exploitation de cet équipement (3 millions d’euros/an ?) est beaucoup plus important que celui d’un « équipement aquatique traditionnel » ; en début du rapport, il est indiqué qu’il « s’agit d’un « ensemble architectural de grande qualité, témoin remarquable du courant Jugendstil (…) inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Les baignoires en faïence, la robinetterie en cuivre et laiton, les carrelages en marbre, les boiseries ainsi que beaucoup d’installations sont ainsi protégées »…

Or, si les mots ont encore un sens il faut savoir définir les Bains municipaux : sont-ils un «équipement aquatique traditionnel » ou bien un « équipement exceptionnel » ?

Le collectif « La Victoire pour tous » considère qu’il s’agit d’un équipement exceptionnel, sans équivalent en France et que sa vocation est celle de rester dans sa totalité un lieu de bain public. Patrimoine de tous les Strasbourgeois, son avenir ne peut pas résulter… d’un non-dit ou d’une confusion verbale ! 

PROPRIETE DE LA VILLE… OU PATRIMOINE IMMOBILIER DE L’EUROMETROPOLE ?

Il ne peut être question d’un démembrement ou de cession à une autre entité publique et, à fortiori, à un opérateur privé. Or, dans le rapport de présentation, il est question de « conserver ce bâtiment d’exception dans le patrimoine immobilier des collectivités Ville de Strasbourg et Eurométropole » ; dans la charte proposée, l’on considère que le projet de rénovation devra «valoriser la dimension patrimoniale exceptionnelle du bâtiment, dont la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg garderont la propriété ». Formulations plutôt étonnantes, car le propriétaire unique de ce patrimoine immobilier est la Ville de Strasbourg. 

Une cession à l’Eurométropole serait-elle envisagée ?

LE DIALOGUE…

Notre Collectif a toujours été ouvert à la discussion sur l’avenir des bains. Et c’est pourquoi nous avons tout fait pour que le débat soit porté dans la cité – ce qui est aujourd‘hui le cas. Nous souhaitons, bien entendu, que la municipalité engage un dialogue avec tous les acteurs sociaux de la ville et les représentants du personnel, ainsi que mentionné dans la charte proposée.

Or, malgré des demandes réitérées et au mépris de ses obligations légales, la Mairie ne nous a toujours pas permis de prendre connaissance des nombreuses et précédentes études réalisées.

De même, si à ce jour notre pétition a déjà récolté plus de 5000 signatures, nous n’avons jamais obtenu l’autorisation de la déposer, pour être signée, à l’intérieur de l’établissement.

Nos relevons également le fait que l’accès à l’établissement, pour une visite en compagnie du collectif, a été récemment refusé à un media local, sous prétexte que nous n’avons pas le même avis que l’autorité municipale !

Il faudra donc que la municipalité commence par mettre ses actes en cohérence avec son discours sur la « démocratie participative » ! Et le dialogue pourra se faire.

L’engagement de ce dialogue public est nécessaire non seulement parce que les Bains municipaux sont le patrimoine commun des Strasbourgeois, mais aussi pour mettre fin aux rumeurs circulant sur l’adossement de cet équipement à des établissements hôteliers et autres…

ET VOUS ?

Si la spoliation qui leur est faite de l’un des équipements emblématiques de l’Histoire sociale de notre ville n’échappe pas aux citoyens, il est clair que tout cela ne saurait être ignoré par les élus – et notamment ceux appartenant à la majorité municipale, socialistes et/ou écologistes.

Bien de Socialistes (des élus, mais aussi des militants) ont manifesté leur désaccord en 2010, lorsque la privatisation des Bains était annoncée par un bail emphytéotique, puis par un PPP. Des écologistes, moins nombreux qu’aujourd’hui dans l’équipe municipale, certes, mais poussés par des militants clairement contraires à la privatisation de ces lieux, avaient également manifesté leur désaccord. En plus de la mobilisation des Strasbourgeois, ces débats au sein de la majorité ont sûrement compté pour que, en 2011, Roland Ries renonce finalement à ce projet.

Or, certains de ces élus sont encore présents dans cette assemblée – et s’apprêtent à voter une délibération qui conduit, inévitablement, à la privatisation de l’établissement !

ENFIN…

Si cette privatisation se confirme – et malgré l’engagement « à coût constant » qui est annoncé – ceux qui bénéficieront des nouvelles conditions d’exploitation des services rénovés des Bains ne seront clairement pas les Strasbourgeois : on ne pourra plus parler d’un patrimoine municipal mais d’un « équipement de prestige », à l’usage d’une minorité.

Est-ce bien cela, le projet que vous voulez cautionner aujourd’hui ?

Tout en restant à l’écoute de vos commentaires et à votre disposition pour en débattre,

Avec nos respectueuses salutations.
Le Collectif « La Victoire pour tous »

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Pour voir les documents joints : 

Lettre recommandée à R. Ries et R. Herrmann – 06/06/2015

Piscines pour tous – Une charte pour leurrer l’électeur – 21/06/2015

Edito du 21 juin 2015 :

UNE CHARTE POUR LEURRER L’ÉLECTEUR

32299

La ville de Strasbourg persiste et signe dans la mauvaise foi et montre un peu plus son fond réactionnaire.

Le collectif « La Victoire pour tous » apparaît comme le seul interlocuteur digne de ce nom face à la machinerie municipale qui poursuit son travail d’enfumage, indigne d’une ville qui se veut progressiste.
Son dernier coup ? Proposer une « charte », soumise au vote lors du prochain conseil municipal, qui va mettre l’élu devant le choix d’entériner ce qui a été décidé en haut lieu ou de passer pour un obstacle au « progrès ». Cette charte veut garantir qu’une partie des bains municipaux sera destinée au grand public. Foutaises quand on sait que cette charte n’est là que pour donner un verni démocratique à une décision inique. Que l’on relise l’article des DNA du 20 juin dernier, « Exit le Marriott, place au Radisson blu ».

Qu’on ne se leurre pas. Tout est en place, tout est pratiquement décidé. La plus grande partie des bains sera privatisée. Le collectif a demandé que lui soit adressé les études demandées par la ville en vue de cette privatisation. Silence de la ville, qui, en revanche, envoie maintenant la police surveiller de près les pique-niques du jeudi organisés devant les bains municipaux.

Monsieur Bitz, qui a soigneusement ignoré le collectif, déclarait sur Rue 89 (le 19 juin), « nous voulons un vrai débat public et non qu’il soit monopolisé par une minorité ». Le débat est donc monopolisé par une soi-disant majorité, celle qui prétend diriger la ville dans l’intérêt commun. Monopolisé ou confisqué ? Comme toujours, la ville oppose à ceux qui agissent, en l’occurrence le collectif, la majorité silencieuse. Celle que seuls les élus entendent les voix lui dire qu’il faut privatiser. Est-ce Jeanne d’Arc qui nous dirige ?

Il n’y a donc aucun dialogue possible, aucune concertation n’est engagée. Seules les forces du capital trouvent l’oreille d’une municipalité qui ose encore se dire de gauche. La gauche des réactionnaires, sans aucun doute.

Pour conclure, dans Le Monde de ce dimanche, un article intitulé « A Bâle, la soupe à l’art se déguste froide », avec cette belle métaphore tout à fait applicable à l’affaire des bains municipaux : « quelques collectionneurs assez naïfs pour écouter leurs conseillers artistiques, dont un vieux de la vieille dit : « ils ont trois noms d’artistes en tête, quand ils ont une tête ». C’est bien de cela qu’il s’agit : la ville a cessé de penser. 

Pour accéder au site de l’association : www.piscinespourtous.wordpress.com

 

Alsace20 – La rénovation des Bains Municipaux fait polémique ! – 18/06/2015

Hier soir, sur Alsace20… 

Nous vous informons que ce media s’est vu refuser (par les services de la Ville) le droit de faire une visite des Bains en compagnie du Collectif, sous prétexte que notre « discours » n’était pas en accord avec celui de l’autorité municipal. Et c’est pourquoi la visite – avec nous – s’est faite à l’extérieur du bâtiment… Merci à Alsace20 pour avoir tenu son invitation et relayé aussi l’opinion du Collectif – ce qui nous attendons tous de la presse, dans un pays démocratique !

Pour voir le reportage, cliquez sur ce lien : www.alsace20.tv/VOD/Actu/6-minutes-eurometropole/Renovation-Bains-Municipaux-fait-polemique-!