Archives de catégorie : La Librairie des Luttes

La Ville Brûle


« Monstrueuse », de Tous Merakchi, 2025 [18€ – 2 en stock]
> Le cinéma d’horreur est le miroir de notre société, de notre imaginaire collectif et des réalités dans lesquelles il prend racine. C’est une soupape de décompression, un sas hermétique dans lequel on peut tout expulser sans risquer de déborder sur les autres. Un divan de psy. Un terrain de jeux. Une catharsis. Un indispensable défouloir. L’horreur, sous forme de fiction, est contenue. Certes, il arrive qu’elle s’immisce dans nos cauchemars, qu’elle se rappelle à nous lorsqu’on cherche à s’endormir, mais on peut rallumer la lumière et intimer à notre imagination de se calmer. Contrairement à l’horreur qui nous entoure au quotidien, on sait où et quand ça va s’arrêter. Quand le générique défile, le cauchemar prend fin. On a compté les morts, on a hurlé, mais on a survécu, c’est terminé ! Ce récit d’apprentissage empli de monstres se double d’une passionnante quête personnelle et d’un plaidoyer passionné pour le cinéma d’horreur.


« Demande à la nuit », d’Anne Laure Jaeglé, 2016 [14€ – 2 en stock]
> Clubs, fêtes clandestines, drogues, états de conscience altérés, amours crash, économie du deal… Demande à la nuit aborde frontalement – et parfois même crûment – l’essentiel : la musique, les corps, les drogues. Sans romantisme ni moralisme, ce texte nous place au plus près des vibrations de la musique et des corps pour dresser le portrait d’une génération qui cherche à s’étourdir. Récit initiatique de ces sorties de route, c’est un hommage à ce que la musique et la danse peuvent éveiller en nous, hommage aussi à Berlin, ville capable comme nulle autre d’exacerber comme de désamorcer nos propres fictions. En mettant à nu les raisons de ces exils, Demande à la nuit dresse, sans avoir l’air d’y toucher, un constat politique cinglant.
La Playlist du livre  


« Sous nos yeux – petit manifeste pour une révolution du regard », texte d’Iris Brey, illustration de Mirion Malle, 2021 [12€ – 2 en stock]
> Une autrice de référence (Iris Brey), une des voix les plus prometteuses de la BD (Mirion Malle) et un sujet jamais traité pour les ados : la nature des images qui les entourent, au milieu desquelles ils se forment et qui forgent leurs représentations, leur imaginaire et la nature de leurs désirs. Films, séries, jeux vidéo, porno… Iris Brey décrypte la nature de ces images (qui les produit ? comment ? pour qui ? pour quoi ?) et leurs effets, explique l’importance des concepts de male gaze et de female gaze, et donne aux ados des clés pour changer de regard.


ROMANS GRAPHIQUES


« Clémence en colère », Mirion Malle, 2024 [23€ – 2 en stock]
> La colère n’est pas une émotion si négative, si l’on parvient à l’apprivoiser… elle peut même être précieuse, surtout pour celles et ceux à qui on la reproche. Mais tout comme la tristesse est une émotion nuancée, parfois douce, parfois terrible, qui se savoure ou qui entraîne la chute, la colère est complexe. Dans Clémence en colère, Mirion Malle et son héroïne Clémence nous montrent que la colère peut parfois nous dévorer, mais qu’elle peut aussi être joyeuse, féroce et empouvoirante. Au fil d’un récit émouvant et puissant rythmé par les séances d’un groupe de parole réunissant des femmes victimes de violences, nous suivons la reconstruction et l’évolution de Clémence. La force du collectif, le soutien, l’amour et l’amitié sont au cœur de ce roman graphique qui vient clore le cycle initié en 2020 avec « C’est comme ça que je disparais ». 


« Minuscule folle sauvage », de Pauline de Tarragon, 2024 [20€ – 2 en stock]
> Qu’est-ce que je vaux si je suis seule ? Ai-je le droit de disparaître dans la forêt ? À quel moment puis-je décréter que je suis folle ?  Dans son premier roman graphique, Pauline de Tarragon nous ouvre les portes de son laboratoire privé, celui dans lequel elle concocte des potions pour comprendre, réparer et survivre. C’est avec humour et poésie que l’autrice nous livre un monologue intime qui touchera en plein cœur les introverti·es,  les inadapté·es, les phobiques aussi bien du vide que du trop-plein, et les tristes de naissance. Ce petit bijou minimaliste, plein d’humour et de sensibilité, vous fera passer du rire aux larmes.


« C’est comme ça que je disparais », de Mirion Malle, 2020 [21€ – 2 en stock]
> Très attendue, C’est comme ça que je disparais est la première fiction de Mirion Malle, bien connue pour ses BD didactiques féministes, engagées et aussi percutantes qu’hilarantes. « C’est comme ça que je disparais » est une tranche de vie douce-amère, pop et très « nouvelle vague ». Mirion Malle nous entraîne au plus près des personnages et de leurs émotions, au plus près aussi du mal-être et de la dépression vécue par l’héroïne. Cette BD, qui est un véritable miroir tendu aux jeunes adultes du 21e siècle, aborde aussi en creux la question de la santé mentale et de la dépression. Mirion Malle, avec le talent qui est le sien, le fait avec énormément de sensibilité et de pudeur (avec humour aussi, bien sûr !), par petites touches impressionnistes composant un tableau particulièrement touchant et servi par une écriture remarquable. On y retrouve par ailleurs l’univers et les thèmes de prédilection de Mirion Malle (le féminisme, la sororité, le soutien, l’écoute, le karaoké, les chansons des années 2000, la communication et les réseaux sociaux) et l’on y découvre la vie à Montréal.


« Sortir du ventre du loup », de Charlotte Melly, 2025 [18€ – 2 en stock]
> Que se passe-t-il dans la vie du Petit Chaperon rouge après être sortie du ventre du loup ? Et que se passe-t-il dans la vie des victimes de violences subies dans l’enfance ? Ce roman graphique offre aux lectrices et lecteurs un voyage au cœur des réactions émotionnelles, des envies et des transformations subies ou nécessaires après une traversée post-traumatique. Que devient-on quand on a été traumatisé·e ? Quels chemins emprunte-t-on pour vivre, ou survivre ? Quels sont nos nouveaux tocs, nos nouvelles habitudes, nos changements alimentaires ou vestimentaires ? Comment réagit-on émotionnellement ? Que devient notre rapport à soi et aux autres ? Chaque page de ce roman graphique puissant apporte une nouvelle réponse réaliste, imaginaire, poétique, drôle ou parfois crue à cette question. Des plus rationnelles aux plus délurées, en passant par les plus inattendues, les réponses abordées explorent à tour de rôle les émotions, les recherches de réconfort, les mises en action. De nombreuses étapes d’une reconstruction intérieure sont évoquées, n’hésitant pas à aller fouiller dans des recoins sombres ou plus joyeux. Au-delà de ce lien très fort avec les traumatismes subis par les enfants victimes, les stratégies mises en œuvre par ce Petit Chaperon rouge des temps modernes pour continuer à investir un espace public hostile résonneront aux oreilles de toutes les femmes, coutumières des VSS et du harcèlement de rue. Le rythme et l’alternance des pages peintes/pages crayonnées, l’écriture volontairement fragile et chaotique contribuent à l’effet immersif et angoissant de cette plongée en apnée dans les traumas des enfants victimes, qui prennent ici la forme d’une silhouette blanche, à la fois forte et fragile, nous entraînant avec elle dans cette traversée du stress post-traumatique.

 

JEUNESSE – ADO


« Sainte-Marie des-haines-infinies », de Louie Mey, 2025 [15€ – 2 en stock]
> Collège privé Sainte-Marie, plus que trois lundis avant le brevet, puis les vacances avant le passage au lycée. Trois lundis, trois semaines pour finaliser le plan qui permettra à l’héroïne de ce roman haletant de tout faire exploser et de se venger de ses oppresseurs, mais aussi des injustices, de la violence, du mépris de classe, du harcèlement qu’elle a subi toute l’année. Trois lundis que nous vivons avec elle, via sa voix intérieure où percent sa souffrance, son impatience et surtout la férocité de sa colère. Aucune pensée n’est tue, cachée, euphémisée : au fil de ces trois derniers lundis de collège, nous plongeons dans les émotions et dans la rage de cette jeune fille. Sainte-Marie-des-Haines-Infinies explore avec force et justesse la colère qui parfois déborde à l’adolescence, ce moment de la vie où tous les enjeux semblent démesurément importants. 


« École pour filles », d’Ariane Lessard, 2020 [14€ – 2 en stock]
> Un pensionnat en forêt, dont les murs font entendre d’anciens savoirs. À travers les dalles pousse une végétation résiliente, aux racines qui n’oublient rien ni personne. Derrière les murs, une communauté de femmes isolées : des adolescentes sauvages, leurs enseignantes et Dame Angoisse, la concierge. Les filles apprennent l’algèbre et le vocabulaire, mais certaines connaissent aussi la forêt et ses secrets. Leurs voix intérieures se croisent et se répondent, formant une œuvre chorale gothique qui célèbre le féminisme, l’écologie et les savoirs occultes. Un roman choral sombre, presque gothique, et des voix féminines qui vous hantent longtemps après avoir refermé le livre !


« Antigone », textes de Yann Liotard, illustrations de Marie-Claire Redon, 2017 [16€ – 2 en stock]
> L’histoire d’Antigone, texte fondateur d’une extrême importance est bien connue… des adultes, mais il n’en existe malheureusement pas de version adaptée aux jeunes lecteurs, sans rien abandonner de ce qui fait la force de personnage et de cette histoire : une héroïne (une vraie !), forte et intransigeante, dont le destin heurte de plein fouet celui d’un tyran qui lui oppose son pouvoir personnel et la raison d’état.
Une jeune fille rebelle, consciente des conséquences de ses actes et qui se distingue par sa force de caractère et décide malgré tout d’aller au bout de ses convictions, de ne pas faire de compromis, et d’en payer le prix. Une jeune fille maudite, dont l’histoire familiale ne peut que l’entraîner vers le drame, mais qui n’essaye pas de s’en détourner.
Elle est intègre, elle est féministe, et elle pose des questions universelles qui nous concernent toutes et tous, et à tout âge : jusqu’où être fidèle ? Comment se situer face à l’autorité ? Jusqu’où aller pour défendre ses convictions ? Le compromis est-il parfois une meilleure option ? Pour rendre cette tragédie classique et complexe accessible aux lecteurs à partir de 8 ans, nous proposons une version simplifiée de l’histoire (mais pas édulcorée !), qui est illustrée d’une façon à la fois classique et fantastique. Les jeunes lecteurs se nourriront de ce dessin fouillé et complexe, riche de nombreux détails. Une illustration qui suscite l’envie de s’arrêter, de scruter chaque image à la recherche de tout ce que l’on pourra y trouver… et d’en être récompensé.


JEUNESSE – ENFANTS


« Autant de familles que d’étoiles dans le ciel », textes d’Emilie Chazerand, illustrations de Clémence Sauvage, 2024 [15€ – 2 en stock]
> « LA » famille, cela n’existe pas ! Il y a DES familles, naturelles ou choisies. C’est ce que montrent Émilie Chazerand et Clémence Sauvage dans cet album documentaire doux et poétique, à la fois émouvant et drôle, qui permet d’aborder avec les enfants cette notion bien plus complexe qu’elle en a l’air, et touchera en plein cœur celles et ceux qui grandissent – ou ont grandi – dans une famille atypique. Elles donnent à la notion de famille et de lien entre les générations un sens nouveau, en célébrant toutes les formes de collectifs et mettant l’accent sur le fait que même quand on se sent seul·e au monde, on appartient à une famille. La simplicité et la force des illustrations de Clémence Sauvage et les textes d’Émilie Chazerand, salutaires et percutants, font ce cet album un livre précieux.


« Opération bye bye béton », textes d’Ophélie Damblé, illustrations de Roca Balboa, 2022 [15€ – 2 en stock]
> Camomille et ses ami·es aimeraient plus de verdure dans leur cour d’école, dans leur ville… et dans leurs vies. Mais comment faire ? Un incident survenu à l’école va les aider à convaincre tout le monde de la beauté et de l’utilité de faire une plus grand place à la nature. C’est parti pour l’opération bye bye béton ! La végétalisation urbaine, l’écologie du quotidien et le regard que nous portons sur les plantes qui nous entourent sont abordés avec humour dans ce premier album jeunesse d’Ophélie Damblé illustré par Roca Balboa, qui prête à cette aventure écolo son univers pop et coloré, fourmillant de 1000 détails cocasses ou adorables.


« Lady papa », textes d’Emilie Chazerand, illustrations de Diglee, 2024 [16€ – 2 en stock]
> Dans ce merveilleux album plein d’humour, de tendresse (et de tenues incroyables !), Émilie Chazerand et Diglee conjuguent leurs talents pour raconter le quotidien d’un enfant qui grandit aux côtés de son père drag queen. Qu’est-ce que ça change ? Pas grand-chose : autant d’amour, autant de moments joyeux partagés, mais un peu plus de tolérance… et de paillettes !

JEUNESSE – DOCS


« Comment le sais-tu ? – raisonner au quotidien avec la méthode scientifique », Estelle Blanquet et Roland Lehoucq, illustrations de Morgane Parisi, 2025 [12€ – 2 en stock]
> Comment sais-tu ce que tu sais ? Es-tu sûr·e de ce que tu crois savoir ? À qui peux-tu te fier ? Comment trier les informations ? Contrairement à ce que certaines personnes aimeraient te faire croire, tout ne se vaut pas. La démarche scientifique, que tu vas découvrir dans cet ouvrage, va te permettre de renforcer ton esprit critique et de le mettre en œuvre dans ta vie de tous les jours. Dans un monde où il reste tant à découvrir, tant de questions à se poser et tant de défis à surmonter, ne serait-ce que pour maintenir la planète habitable, nous espérons que ce petit livre t’aidera à faire les meilleurs choix possibles pour toi-même et pour le monde.


« Parfait·e – petit manifeste pour être soi-même de la tête aux pieds et jusqu’au bout des ongles », textes d’Emilie Chazerand, illustrations d’Alice Dussutour, 2023 [16€ – 2 en stock]
> Que l’on soit fille ou garçon, les injonctions portant sur ce que l’on peut ou doit faire – ou non – de son corps et de son apparence sont la norme. Rôles modèles, histoire des vêtements, anecdotes et détails croustillants… ce petit manifeste illustré montre avec humour que chacun·e a bien raison de vouloir faire ce qui lui plaît avec son corps et ses vêtements ! • De l’interdiction du crop top au renvoi de leur école de deux petits garçons qui étaient venus en classe en jupe, ce livre traite à hauteur d’enfant (8-12 ans) un sujet qui fait l’actualité. • Brad Pitt en jupe sur le red carpet de son dernier film, Timothée Chalamet en dos nu à la Mostra de Venise, Harry Styles en robe en une du magazine Vogue : ça bouge dans les vestiaires ! • L’humour piquant d’Émilie Chazerand et les illustrations pleines d’énergie d’Alice Dussutour : un cocktail détonnant (et parfait !) pour aborder ce sujet important.


« Tu n’es PAS obligée », textes d’Ovidie, illustrations de Diglee, 2022 [12€ – 2 en stock]
> Rapport au corps et aux normes de beauté, rapport à l’autre et aux sexualités, codes de la pornographie… Les injonctions portant sur le corps et la sexualité des filles sont nombreuses. Pour s’en libérer, il s’agit de les reconnaître et d’en prendre conscience. Ce livre s’adresse donc en priorité à toutes celles que la société bombarde d’injonctions contradictoires à propos de leur apparence et de leur sexualité. Parler de sexualité, c’est aussi parler de son corps, d’acceptation de soi, de relations aux autres, de sororité… autant de sujets qui font de ce livre un véritable petit guide d’empouvoirement pour les ados ! Un essai illustré par Diglee dans lequel on appelle un chat « un chat », avec humour et sans panique morale, la liberté de ton incomparable et le regard particulièrement juste et direct posé par Ovidie sur ces problématiques étant parfaitement adaptés à un lectorat adolescent. À partir de 15 ans


« Génération Q – chroniques », Dr Kapote, 2018 [15€ – 2 en stock]
> Parler de sexualité à des ados issus de tous les coins d’Île-de-France et de tous les milieux sociaux, c’est leur parler de consentement, de sexisme, de tolérance, de coming out, de violences et de harcèlement, c’est tenter de faire émerger une parole que personne ne veut ou ne sait entendre, c’est parler de la vie et de la façon dont on la subit quand on a 17 ans. À travers ces 50 chroniques ayant pour thème la sexualité, la pornographie, les relations filles-garçons, l’alcool, les drogues, et parfois même l’amour, Dr Kpote partage ici, avec humour et empathie, des tranches de vies qui nous font passer du rire aux larmes, et nous éclairent sur cette génération Q, une génération qui parle plus facilement de porno que d’amour. 
La sexualité, ce n’est pas seulement du cul ! Militant de la lutte contre le sida, le Dr Kpote intervient depuis une dizaine d’années dans les lycées et centres d’apprentissage d’Île-de-France, de Versailles à Clichy en passant par Paris, comme « animateur de prévention ». Chaque semaine, il rencontre des dizaines de jeunes avec lesquels il échange sur la sexualité et les conduites addictives, avec empathie et sans jamais juger. Il tient également une chronique sur le même sujet dans le magazine Causette. Ado


>>> Toutes les infos sur le site des Éditions La Ville Brûle : ici

 

La Louvetière squatte le Molodoï

Bonjour à tousxtes ! 

Comme dit dans le titre, vous pourrez nous voir de près, deux week-ends de suite au Molodoï, la meute sort ses plus jolis crocs…

Fête du Molodoï * 

le 1er mai à partir de 12h · La Librairie des Luttes sera là avec des livres, des fanzines, et surement quelques créas · avec une petite sélection de zines au poil

+ paraît même qu’un renard déguisé en loup nous assurera une ambiance musicale vibrante 😉

>>> https://www.facebook.com/events/1394705782671064 <<<

le 2 mai · la Cuisine à Crocs reprend du service ! · snacks vegan savoureux · pendant les concerts, histoire de ne pas avoir que du liquide dans le ventre (oui on pense à votre santé)

>>> https://www.facebook.com/events/965240349270770 <<<

Auto formation contre les DVHSS *

Discriminations Violences Harcèlements Sexistes et Sexuels

Une après-midi pour discuter, s’auto former, sur la question des DVHSS, dans nos orgas, à Molodoï, « qu’est-ce qui a changé ? qu’est-ce qui n’a pas changé ? »

Des ateliers, des stands, une conférence gesticulée, un repas partagé.

La Librairie des Luttes sera présente avec la fanzinothèque et des fanzines imprimés en rapport avec le sujet de la journée.

+ automnn’, de la meute, animera un atelier d’auto défense verbal

>>> https://strasbourgfurieuse.demosphere.net/rv/9331 <<<

À très vite !!! 🐺🔥

Libertalia

COLLECTION DIX QUESTIONS SUR


« Dix question sur l’Anarchisme », Guillaume Davranche, 2020 [5€ – 1 en stock / 1 en consultation]
> Ses adversaires expédient volontiers la question en le réduisant à un milieu contre-culturel, à un état d’esprit anticonformiste, à une posture esthétique… Autant de façons de lui rogner les griffes, de le dépolitiser, de le sortir de l’histoire. Ce petit livre montre en quoi il est, au contraire, un courant très politique, structuré, porteur d’une alternative au capitalisme et d’une vision globale de transformation de la société.


« Dix question sur l’Antifascisme », La Horde, 2023-2024 [10€ – 0 en stock]
> À la fois mouvement d’autodéfense et mouvement d’émancipation, pratique politique d’action directe, d’information, d’éducation populaire et de contre-culture, l’antifascisme est bien plus varié que l’image qu’il renvoie dans les médias ou dans le monde politique, où on se plaît à le caricaturer. En dix chapitres, ce livre présente l’histoire et l’actualité de la lutte antifasciste, ainsi que les enjeux auxquels elle doit faire face. Il a pour ambition de donner suffisamment d’éléments à la fois théoriques et pratiques afin de présenter l’antifascisme dans sa complexité, sa richesse, mais aussi ses contradictions.


« Dix question sur les Féminismes Noirs », Fania Noël, 2024 [10€ – 1 en stock / 1 en consultation]
> Ce livre présente une histoire des Féminismes Noirs et les grands concepts qui sous-tendent leurs luttes. L’autrice aborde plusieurs thématiques dans lesquelles ces féminismes s’engagent et produisent une pensée qui fournit un bagage théorique et militant incontournable pour la justice sociale, antipatriarcale et anticapitaliste – l’espace à soi, l’abolitionnisme carcéral, la mémoire de l’esclavage, le rapport au corps, sans faire l’économie des sujets qui divisent encore.


« Dix question sur le Féminisme », Valérie Rey-Robert, 2021 [8€ – 1 en stock]
> Ce livre évoque dans les grandes lignes l’histoire du féminisme, ses divers courants, ses concepts, une partie des inégalités encore trop présentes, des discriminations et des violences faites aux femmes – dont la cessation revêt un éternel caractère d’urgence –, mais aussi les idées reçues sur les féministes et les controverses au sein du mouvement.


« Dix question sur la Grossophobie », Daria Marx, 2024 [10€ – 0 en stock / 1 en consultation]
> Dans cet ouvrage, l’écrivaine et militante féministe Daria Marx s’attaque au sujet de la grossophobie qu’elle a contribué à faire émerger. En dix questions, elle revient sur les origines de la discrimination des gros·ses, sur l’illusion de la révolution body-positive et sur les grandes figures de la lutte contre la grossophobie. Plusieurs chapitres abordent la question médicale, qui est centrale, notamment l’accès aux soins et le business juteux de l’amaigrissement.


« Dix questions sur l’Antispécisme », Jérôme Segal, 2021 [0 en stock / 1 en consultation] 📝Quelques mots 🙂
> Cet ouvrage concis et percutant permet de comprendre les liens de ce mouvement avec des courants de pensée comme le socialisme, l’anarchisme et le féminisme. Il appréhende son rapport avec l’écologie, les religions et la critique du capitalisme, et finalement aborde la question de la convergence des luttes, mais aussi d’une redéfinition de la place de l’humain sur notre planète.


QUEER


« Pour Sasha – la transphobie tue », Pauline Chiron, 2025 [10€ – 0 en stock]
> Sasha avait 22 ans lorsqu’elle a mis fin à ses jours, en septembre 2021. Dans ce récit poignant, sa grande sœur raconte son enfance, ses amitiés, sa passion pour la mode, sa transition, les réactions familiales et professionnelles. Elle dresse le portrait d’un être rayonnant, assombri par la violence d’une société cisnormée.


« Trans », Jack Halberstam, 2023 [10€ – 1 en stock]
> Au cours des dernières décennies, les débats publics concernant les vies trans se sont multipliés. Cette visibilité accrue, si elle s’accompagne parfois de nouveaux droits, est aussi synonyme de régulation et d’exposition à des mouvements anti-trans de plus en plus virulents. Les désirs de transition, autrefois considérés comme une affection rare et malheureuse, sont ainsi devenus des sujets nouveaux de militance politique. Dans Trans*, Jack Halberstam explore ces déplacements de signification à l’œuvre dans la représentation du genre et explore les possibilités de futurs aux genres multiples. Il convoque de nombreuses productions culturelles (films, séries, romans, installations) aux côtés de figures telles que Prince, les Monty Pythons, Judith Butler, José E. Muñoz, Paul B. Preciado ou Susan Stryker.

PALESTINE 


« Que ma mort apporte l’espoir – poèmes de Gaza, textes sélectionnés et traduits par Nada Yafi (édition bilingue arabe-fançais), 2024 [10€ – 2 en stock]
> Bouleversants de courage et d’humanité, les cinquante textes qui composent ce recueil témoignent de la force de la poésie, forme privilégiée de la culture arabe, et confirment que la vie finit toujours par l’emporter sur la mort : « Car nous aimons la vie, disait Mahmoud Darwich, poète emblématique de la Palestine, pour peu que nous en ayons les moyens.


« Journal de bord de Gaza », Rami Abou Jambus, préface de Leïla Shahid, 2024 [18€ – 1 en stock]
> Rami Abou Jamous est un journaliste palestinien. Il tient depuis février 2024 son Journal de bord de Gaza sur Orient XXI, pour lequel il a obtenu, en octobre 2024, le prix Bayeux des correspondants de guerre dans la catégorie presse écrite, ainsi que le prix Ouest-France. Un témoignage de première main incroyablement émouvant. Une immersion inédite dans le quotidien des Gazaouis.


« Nous refusons – dire non à l’armée en Israël », Martin Barzilai, 2025 (livre avec photos) [20€ – 1 en stock] 📷
> Dans ce livre, le photographe Martin Barzilai dresse les portraits, en textes et images, de celles et ceux qui, en Israël, refusent de faire leur service militaire pour ne pas avoir à livrer une sale guerre à Gaza ou en Cisjordanie.


COLLECTION N’AUTRE ÉCOLE


« Entrer en pédagogie féministe », Audrey Chenu et Véronique Decker, 2023 [10€ – 2 en stock]
> Ce livre est destiné à toutes celles et ceux qui souhaitent réfléchir et agir pour une éducation féministe à l’école, dès la maternelle. Il s’agit de construire patiemment une attention, des actions, des réflexions à partager avec les élèves et leurs parents, afin de permettre à tous les enfants de grandir dans l’égalité des droits, dans le respect des émotions et des corps, dans un imaginaire qui n’exclut rien par avance.


« Femmes pédagogues – des insurgées de 1848 à Bell Hooks », Grégory Chambat, 2024 [10€ – 2 en stock]
> Aborder l’histoire de la pédagogie sous l’angle du genre bouscule les évidences et les certitudes. Dans le système patriarcal, l’éducation serait en effet un « privilège » féminin. C’est pourquoi la tradition occidentale a délégué aux femmes et aux mères les tâches éducatives. Et pourtant, alors que la profession enseignante est largement féminisée, en pédagogie comme en gastronomie, les « grands chefs » étoilés et médiatisés, sont avant tout des hommes.
Qui se souvient que le premier traité éducatif en langue française est signé par une femme, Dhuoda ? Des insurgées de 1848 à bell hooks, en passant par Élise Freinet et Germaine Tillion, cet ouvrage considère qu’une autre histoire de la pédagogie est à écrire et relate près de deux siècles de luttes contre toutes les dominations en ravivant des pratiques pédagogiques émancipatrices d’une cruciale actualité.


« Apprendre à désobéir – petite histoire de l’école qui résiste », Laurence Biberfeld et Grégory Chambat, 2013-21 [10€ – 2 en stock]
> Petite histoire de l’école qui résiste. De l’œuvre éducative de la Commune de Paris à la dénonciation du fichage informatique des élèves, de la naissance du syndicalisme dans l’éducation aux écoles populaires kanaks des années 1980, en passant par les luttes anti-hiérarchiques ou la résistance à la « rééducation » vichyste, cet ouvrage retrace cent cinquante années de luttes et d’insoumission au sein de l’institution scolaire. Enseigner la désobéissance, c’est remettre en question toutes les dominations qui entravent, c’est créer l’espace où s’exercera une souveraineté qui n’est pas celle de l’isoloir, mais qui se vit dans la rue, au village, à l’usine, au bureau, dans la famille. Mais est-ce que la liberté peut s’enseigner ? Ce livre l’affirme. Préparer des humains à l’autonomie, à l’égalité, à un monde délivré de toute oppression ne saurait se faire au moyen de l’autorité.

ET DE TOUT… ON OEUVRE POUR L’INTERSECTIONNALITÉ


« Mon histoire – une vie de lutte contre la ségrégation raciale », Rosa Parks, 1992-2018 [10€ – 2 en stock]
> Rosa Parks (1913-2005) est une figure emblématique des luttes noires américaines. Cette autobiographie, inédite en français, met en lumière l’intensité de son engagement tout au long du XXe siècle.


« Sylvia Pankhurst – féministe, anticolonialiste, révolutionnaire », Marie-Hélène Dumas, 2019 [10€ – 1 en stock]
> Artiste, journaliste, féministe, communiste de gauche, anticolonialiste et antifasciste, Sylvia Pankhurst (1882-1960) a œuvré toute sa vie en faveur de l’émancipation. Figure du mouvement des suffragettes avec sa mère Emmeline et sa sœur Christabel, elle affronte de nombreux séjours en prison. En 1914, elle délaisse les salons progressistes pour les rues misérables d’East London. Elle dirige alors le plus important journal antiguerre d’Angleterre, transforme des pubs en crèches, crée des restaurants à prix coûtant et des cliniques pédiatriques.Camarade d’Emma Goldman, Rosa Luxemburg, Clara Zetkin, Alexandra Kollontaï et Angelica Balabanova, militante de la IIIe Internationale, elle contribue à la fondation du Parti communiste britannique avant d’en être exclue parce qu’elle refuse de suivre la ligne. Elle se consacre ensuite à la lutte contre la montée du fascisme et soutient le peuple éthiopien face à Mussolini.  En reliant l’émancipation des femmes à celle des classes laborieuses et des peuples colonisés, Sylvia Pankhurst annonce la pensée intersectionnelle d’aujourd’hui. 


« À mes frères », Louise Michel, 2019 [10€ – 1 en stock]
> Connaît-on vraiment l’intensité de l’engagement de Louise Michel (1830-1905) ?
Les précédentes anthologies ont eu tendance à cloisonner la richesse et la diversité d’une expression révolutionnaire variée en sélectionnant des formats (poésie, roman, essai) ou en privilégiant son caractère littéraire – aujourd’hui si romantiquement anachronique.
Tout en conservant cette diversité et ce souffle singulier, cette anthologie présente la « grande citoyenne » en action à travers un choix de textes souvent inédits. Celle-ci ne cesse de s’engager et de mobiliser en invoquant les spectres de la Commune ou en traçant des horizons radieux, en reliant entre elles les luttes du monde entier, appelant à l’émancipation des femmes, à la compassion parfois, à d’implacables colères populaires souvent.


« Réfugié », Emmanuel Mbolela, 2014-2017 [10€ – 2 en stock]
> Persécuté pour des raisons politiques, Emmanuel Mbolela (né en 1973) a fui la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) en 2002. Il a voyagé six ans durant lesquels il a affronté les mêmes difficultés que des milliers d’autres migrant-e-s : racket des douaniers, business des passeurs, embuscade dans le désert du Sahara, travail au noir à Tamanrasset pour financer la suite du voyage et enfin la nasse marocaine, où il est resté bloqué pendant quatre ans. Là, et c’est l’un des deux apports principaux de son récit, il a fondé avec des compatriotes la première association de réfugié-e-s : l’Arcom, Association des réfugiés congolais au Maroc, refusant ainsi le statut de victime muette et impuissante dans lequel on le tenait. L’autre intérêt de ce livre est de montrer combien les femmes subissent encore plus de violence et d’exploitation que les hommes tout au long du parcours, mais aussi comment ce sont elles qui sont à l’initiative des actions de résistance et de protestation contre les conditions indignes imposées aux réfugié-e-s. Emmanuel Mbolela a fini par obtenir l’asile politique en Hollande en 2008. À partir de là, il a très vite rencontré des réseaux d’activistes pro-réfugiés en Allemagne (association AEI : Afrique Europe Interact), ce qui explique que son récit a été publié d’abord en allemand sous le titre Mein Weg vom Kongo nach Europa (Mandelbaum Verlag en 2014).


« Opération Vasectomie – Histoire intime et politique d’une contraception au masculin », Élodie Serna, 2021 [10€ – 2 en stock]
> Histoire intime et politique d’une contraception au masculin. Depuis un siècle, des hommes font le choix de la vasectomie. Louée pour ses prétendues vertus rajeunissantes par des médecins, prônée comme réponse à la question sociale par des eugénistes et des néomalthusiens, adoptée comme méthode de contraception clandestine par des anarchistes, la stérilisation masculine fait parler d’elle en Europe dès les années 1920. Grâce à la simplicité de sa technique, elle est envisagée après la Seconde Guerre mondiale comme une solution face à la peur d’une explosion de la population mondiale. En France, elle demeure longtemps une pratique quasi exclusive des milieux libertaires avant d’entrer enfin dans les cabinets médicaux.La contraception masculine – notamment la vasectomie – suscite un intérêt croissant. Elle interroge la relation des hommes à la virilité ainsi que le partage des responsabilités contraceptives. Mais au-delà des questions de genre, réintégrer la vasectomie dans l’histoire et l’actualité de la contraception permet de décaler le regard sur les enjeux politiques de la procréation. Et de poser une question toute simple : alors les gars, quand est-ce que vous vous y mettez ?


« Manuel du Guérillero urbain », Carlos Marighela, 2009 [7€ – 1 en stock]
> Ce texte est un document politique important. Il contredit la théorie du foco, donc du foyer révolutionnaire en milieu rural, conceptualisée par Che Guevara et Régis Debray. Il illustre une certaine vision de la période post-68 et s’inscrit dans un contexte particulier : celui de la radicalisation de certaines franges de la gauche à l’heure de la dénonciation de l’impérialisme et des luttes tiers-mondistes, celui des « années de plomb » et de la lutte armée en Italie, en Allemagne, en Irlande, mais aussi au Proche-Orient et en Amérique du Sud. Interdit par le ministre de l’Intérieur Raymond Marcellin lors de sa première publication en France sous le titre Pour la libération du Brésil, il fut immédiatement réédité par un collectif de 23 éditeurs (Flammarion, Robert Laffont, Minuit, Maspero, Gallimard, Grasset, etc.).


« Femmes pirates », Daniel Defoe, illustration couverture de Tanxxx, 2015 [8€ – 2 en stock]
> Mary Read (1690-1720) et Anne Bonny (vers 1705-1782) sont les deux femmes pirates les plus célèbres de l’histoire. Leur épopée a traversé les siècles et a largement imprégné l’imaginaire collectif. Daniel Defoe fut le premier à raconter les vies mouvementées de ces « louves de mer » (Zoé Valdès) dans Histoire générale des plus fameux pirates, sous le pseudonyme du « Capitaine Johnson ».


« Penser l’espoir en des temps désespérés », John Holloway, 2022-2025 [13€ – 1 en stock]
> L’espoir réside dans notre richesse, la joie de notre créativité collective. Mais dans le monde tel qu’il va, la richesse n’existe que sous la forme spécifique de l’argent. Nous sommes relié·es les un·es aux autres par la monnaie et cette relation sociale nous mène droit vers l’extinction – exploitation accrue, frustration, misère, violence, guerre et destruction de la planète. La richesse contre l’argent : l’issue de cette bataille déterminera l’avenir de l’humanité. Alors que l’argent semble invincible, son règne est fragile. Voilà ce que John Holloway nous amène à envisager, en renouant avec une critique accessible et exigeante de l’économie politique. Dans ce qui pourrait être le troisième volet d’une trilogie refondant la théorie des luttes sociales (après Changer le monde sans prendre le pouvoir et Crack Capitalism), Holloway place la notion d’espoir au centre de la critique anticapitaliste. Il nous lance le défi de penser l’espoir en des temps incertains et de s’en emparer pour alimenter une rage digne et révolutionnaire.


« La Rage contre le règne de l’argent », John Holloway, 2019 [5€ – 1 en stock]
> Dans ce petit livre, John Holloway démontre en un raisonnement limpide en quoi l’argent est une forme de lien social bien spécifique, conditionnant toute activité humaine, tendant nécessairement à la souffrance et à la destruction. Sans jargon, il rend évidentes les implications sociales du capitalisme (expansion du capital, rôle de l’État et crise de la dette) et engage la construction d’une « nouvelle grammaire » de la révolte.


« Super-héros – une histoire politique », William Blanc, 2021 [10€ – 1 en stock]
> Cinéma, séries télévisées, romans, jeux… les super-héros, nés en 1938 avec l’apparition de Superman, ont envahi la culture populaire planétaire. Loin d’être un simple produit de divertissement, le genre super-héroïque a été pensé dès son origine comme un outil politique par des auteurs issus de milieux modestes. Captain America a ainsi été créé par deux auteurs juifs pour corriger Hitler dans des comics alors que Wonder Woman a été pensée pour promouvoir l’émancipation des femmes. D’autres super-héros ont eu pour fonction de faire croire à l’existence d’un futur radieux à portée de main dans lequel le modèle démocratique se répandrait sur l’ensemble du globe en triomphant des tyrannies « féodales » totalitaires. Plus tard, de nouveaux personnages ont symbolisé une Amérique en plein doute, frappée de plein fouet par la crise pétrolière, la défaite au Vietnam, puis le 11 septembre 2001. Évoquant tour à tour Superman, Batman, Wonder Woman, Captain America, Namor, l’Escadron suprême, Black Panther, Luke Cage, Green Arrow, Spider-Man, Red Sonja, Howard the Duck, Punisher, Iron Man, les super LGBT et Wolverine, cet ouvrage se propose d’explorer les discours politiques qui se cachent derrière le masque des surhumains.


« Alors nous irons trouver la beauté ailleurs – gymnastique des confus », Corinne Morel Darleux, 2023 [10€ – 1 en stock]
> Installée au pied du Vercors depuis quinze ans, Corinne Morel Darleux est essayiste et romancière. Engagée dans de nombreux réseaux écologistes, libertaires et paysans, elle se consacre au militantisme de terrain et à l’écriture. Depuis 2019 et le très remarqué Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce, elle développe une œuvre singulière, à la fois poétique et affûtée, qui questionne notre rapport au monde et en appelle à la dignité.


« Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce – réflexions sur l’effondrement », Corinne Morel Darleux, 2019-21 [10€ – 2 en stock]
> Dans cet essai philosophique et littéraire rédigé à la première personne, la militante écosocialiste Corinne Morel Darleux questionne notre quotidien en convoquant le navigateur Bernard Moitessier, les lucioles de Pasolini ou Les Racines du ciel de Romain Gary. Elle propose un choix radical : refuser de parvenir et instaurer la dignité du présent pour endiguer le naufrage généralisé.


« Insurgé·es ! – regards sur celles et ceux de la Commune de Paris de 1871 », Musée d’Art et d’Histoire Paul Eluard / Saint-Denis, 2022 (livre avec photos et illustrations) [12€ – 1 en stock] 📷
>La Commune de Paris (18 mars-28 mai 1871) a profondément marqué l’histoire et les esprits. Insurgé·es ! réunit les très riches collections du Musée d’art et d’histoire Paul Eluard et des fonds patrimoniaux de la médiathèque du Centre-ville de Saint-Denis. Des œuvres phares ou méconnues sont dévoilées, parfois pour la première fois. Des créations contemporaines viennent encore enrichir cette perspective. Les événements, et les mémoires qui les ont transmis, sont approchés à hauteur d’hommes, de femmes, d’enfants, qu’ils soient célèbres ou moins connus, identifiés ou anonymes, individus ou collectifs. Des personnalités de tous horizons sont invitées à partager leurs regards en toute subjectivité. Chacun·e peut ainsi puiser dans cet ensemble polyphonique pour se faire sa propre idée. L’ensemble révèle à quel point cette histoire interroge notre société : république, démocratie, souveraineté populaire, liberté et autorité, émancipation, travail, rapports de genre, violence, mémoire collective… La Commune inspirerait-elle encore ?


« Vegan Food, Art & Rock’n’roll – 10 ans de recettes et d’engagement », Teresa Moya, 2023 (livre avec photos et illustrations) [32€ – 0 en stock] 📷
> Avec 75 recettes végétales, sucrées et salées, ce livre retrace 10 années d’expérimentations culinaires chez East Side Burgers, fast-food végétalien pionnier de sa génération, de sa création en 2012 à sa fermeture en janvier 2023. 200 pages au fil desquelles on retrouve l’univers graphique, musical et engagé qui les caractérisait, au travers des affiches de leurs burgers collectors, des photographies des recettes par le photographe Yann Levy, et au travers de leurs actions solidaires et engagées.
L’autrice raconte des anecdotes sur la création de certaines recettes, mais aussi comment en 10 ans l’équipe d’East Side Burgers a été témoin et a accompagné une évolution de la société vis-à-vis du bien-être animal, de son alimentation et de ses engagements.


JEUNESSE


« Inès voulait aller danser », texte et illustration de Manon Bouchareu, 2020 [8€ – 1 en stock]
> Ines, petite rate au seuil de l’âge adulte, vit avec sa famille dans la paisible ville de Candy-Raton. Elle reçoit une invitation pour le grand bal des cœurs-à-prendre, véritable institution où ratons et ratonnes trouvent généralement leur « moitié ». Ines adore danser mais ne veut pas aller au bal. Pourquoi faudrait-il qu’elle cède sur ce dont elle a envie pour se conformer aux autres ?
Une première lecture féministe. Dès 6 ans.


« Jojo le pirate partage le butin – Tous solidaires ! », texte de Charlotte Dugrand et illustrations de Bruno Bartkowiak, 2015 [13€ – 2 en stock]
> L’histoire de Jojo le pirate s’adresse aux 3-5 ans. Cinq personnages composent l’histoire : Jojo le pirate, Pilon (le zèbre à la jambe de bois), Trompette (l’éléphant), Capitaine Cocotte (la poule au crochet) et Gigi-la-Vigie (la girafe). L’histoire est une réflexion sur le partage et le fait d’être solidaire avec ses amis. Le capitaine n’est pas un garçon, mais une petite poule. Les illustrations laissent une part importante d’interprétation aux enfants et aux parents. On retrouve les classiques de la piraterie, mais aussi une autre philosophie que celle véhiculée d’ordinaire sur les pirates. A bord de leur bateau, il n’y a pas de chef, ils partagent le trésor en parts égales et prennent les décisions en commun. À l’abordage ! 

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Atelier de Création Libertaire


« Dictionnaire anarchiste des enfants », Jorge Enkis, collectif Emma Goldman, 2020-2021 [8€ – 17 en stock]
> «  Apprends et développe ta pensée critique à travers des définitions, des comparaisons et des métaphores sur les idées et les valeurs portées dans le monde merveilleux de l’anarchisme.  »
Voici un dictionnaire illustré destiné aux jeunes esprits rebelles qui découvrent cet idéal fantastique en dehors des sentiers battus. Jorge Enkis, originaire du Chili, est l’auteur, illustrateur et éditeur à l’origine de la première édition en espagnol de ce dictionnaire. La version que nous vous proposons est une adaptation du premier ouvrage de cette collection. Certains passages ont été traduits de l’espagnol tandis que d’autres ont été créés par le collectif anarchiste canadien Emma Goldman. Pour la version française, nous avons retiré les articles s’adressant plus particulièrement aux enfants du Nitassinan, d’où le collectif anarchiste Emma Goldman est issu.Ce livre est destiné à un public de 9 ans et plus. Pour les parents, il représente une occasion formidable de dialoguer dans un but de développer la pensée critique de leurs enfants. Il est enfin certain que les plus grand·es d’entre nous, ayant conservé leur jeunesse de cœur, pourront apprécier cet ouvrage.


« Vers une pédagogie anti-oppression et une autogestion du vivre-ensemble », entretiens avec Irène Pereira et Anna Kruzynski, réalisés par Francis Dupuis-Déri, 2020 [8€ -1 en stock]
> Voici deux entrevues qui donnent à voir le portrait et le parcours de deux femmes anarchistes, l’une en France, l’autre au Québec. Irène Pereira et Anna Kruzynski, qui ne se connaissent pas, tiennent des propos qui se font écho, en particulier quant à leur manière de mobiliser prudemment l’étiquette d’«  anarchaféministe  », même si elles ont plusieurs expériences dans des collectifs féministes. Aujourd’hui, elles s’intéressent et se préoccupent de toutes les formes de domination et cherchent à intégrer dans leur anarchisme des réflexions et des expériences d’ailleurs, par exemple des mouvements afro-américains, autochtones et latino-américains.


« La Fabrique du progrès – scientisme, système technicien et capitalisme vert », Arthur Guerre, 2025 [18€ – 2 en stock]
> « Dans les faits, ma scolarité et mon environnement professionnel de médecin m’ont surtout appris à connaître et à comprendre le fonctionnement d’un certain champ scientifique. Ils m’ont alors incidemment offert le recul nécessaire pour le critiquer. C’est ainsi que, partout où me menaient mes études et mes recherches dans la littérature scientifique, je me trouvais face aux limites des connaissances, face à l’abîme de l’ignorance. La guérison de ce vertige anxiogène, de ce sentiment de finitude, passa par une étude autodidacte de la philosophie des sciences, discipline faisant tant défaut aux filières scientifiques. Cette prise de recul épistémologique prit ensuite une dimension politique, tant l’injustice de l’accaparement du prestige de “sachant” par une élite minoritaire me révulsait. Le regard critique que je porte sur mon domaine de compétence – la médecine –, dans lequel sont constamment mobilisés des arguments d’autorité, me causa un certain malaise face à ma légitimité “d’expert de la santé”. Dans un monde fait d’incertitudes et de polémiques, je concevais cette légitimité comme intrinsèquement branlante pour la médecine. Ce malaise me questionna sur le bien-fondé et la partialité d’autres domaines de prétendue expertise, et aboutit à une remise en cause de la dérive techno­cratique déterminante de notre société, dans laquelle des “spécialistes” monopolisent le débat public. Ma soif de lecture m’a permis alors d’épancher le fossé qui m’empêchait cette réflexion libre, par-delà les chasses gardées d’intellectuels et de scientifiques ayant tendance à sanctuariser leurs domaines de savoir et à entériner les cadres réflexifs de leurs disciplines dogmatiques. Pourtant, les sciences ne pourront être mises au service de la collectivité qu’à la condition d’être comprises dans leurs logiques et leurs limites. Elles doivent être sorties de leur essentialisation en les réintégrant dans leurs multiples déterminismes – notamment sociaux – et enfin chassées de domaines qu’elles occupent illégitimement, notamment ceux de la politique et de la philosophie.  »


« Discours sur l’horreur de l’art », Enrico Baj et Paul Virilio, 2009 [10€ – 1 en stock]
> L’horreur : celle que l’art contemporain pense de lui-même ou celle du commercialisme qui le ravage ? Le Discours sur l’horreur de l’art part de cette question, mais ni Enrico Baj, ni Paul Virilio n’en restent là. Enrico Baj, peintre italien anarchiste dont tant d’œuvres ont été censurées, Berluskaiser, Funérailles de l’anarchiste Pinelli, Nixon Parade… sait tout des appétits des marchands de l’art. Paul Virilio, qui réalisa des vitraux pour Matisse, a critiqué avec virulence les ambitions de la sécurité et les illusions de la communication. Entre autres ! Leur dialogue, éblouissant, est à la fois une introduction simple à la pensée complexe de Paul Virilio et une féroce révélation des tares de l’art.


« Les Lazaréennes – fables et chansons – poésies sociales », Joseph Déjacque, 2018 [10€ – 2 en stock]
> À l’époque de Proudhon, Marx et Hugo, un jeune ouvrier-poète parisien du nom de Joseph Déjacque (1821-1865) fulgure en l’espace de dix ans à peine. Il subit la répression de 1848 et part en exil après 1851. Il devient anarchiste entre Londres et New York, 1852 et 1854. Mais c’est à La Nouvelle-Orléans, entre 1855 et 1858, que sa colère politique atteint des sommets. Déjacque y publie, pour quatre souscripteurs à peine, ses poèmes les plus puissants  : les Lazaréennes (1857). Ils varient entre l’ivresse amoureuse et le dépit amer, la critique transversale du capitalisme et les appels à la vengeance révolutionnaire. Le chant de la fauvette alterne avec celui des «  damnés  », la tendresse avec la furie.


« Kafka et les anarchistes – insubordination, intransigeance, refus de l’autorité », Costas Despiniadis, 2018 [8€ – 1 en stock]
> Dans les essais qui sont rassemblés dans ce livre, nous tentons donc, fidèles aussi bien aux écrits de Kafka lui-même qu’aux témoignages biographiques disponibles, de restituer la dimension réelle des intérêts de Kafka pour l’anarchisme, sans pour autant ni les amplifier ni les minimiser, comme s’il était interdit à un écrivain important d’être séduit par les idées anarchistes. Nous ne prétendons pas bien sûr que cette grille de lecture ouvre toutes les portes de l’immense édifice que constitue l’œuvre de Kafka. Au contraire. Cependant, la question n’est pas résolue de savoir pourquoi la critique officielle a préféré laisser hermétiquement fermée cette porte – la porte qui permet de découvrir la critique exercée par cet exceptionnel «  dissecteur du pouvoir  » – nous livrant ainsi une image incomplète de ce grand écrivain.


« De la désobéissance », André Bernard, 2024 [10€ – 1 en stock]
> Historiquement, les mouvements non-­violents (ou de désobéissance civile) ont développé un certain nombre d’actions, comme la grève de la faim, la non-coopération, le boycott économique, le sabotage doux (comment rendre inutilisables outils ou matériels sans blesser physiquement l’être humain), la grève ouvrière, l’occupation de locaux divers, le sit-in, l’enchaînement individuel ou collectif sur des lieux publics, la désobéissance civile de masse (comme le Hirak algérien), le refus de la conscription et de la politique de l’armement, le renvoi du livret militaire, le refus de l’impôt, etc. Les textes proposés ici par André Bernard ne présentent pas seulement une approche de la non-violence/désobéissance civile quand elle n’est qu’un «  vent philosophique ­agité  », mais aussi quand elle est engagement physique et qu’elle demande imagination et courage, quand elle s’incarne individuellement et, surtout, collectivement  ; ceci à travers des exemples historiques précis. Enfin, l’auteur nous explique que, lorsqu’on parle de dés­obéissance civile, il ne s’agit pas de parler de «  sacrifice  » ni de cultiver l’admiration pour des martyrs, mais de comprendre que, dans toute action, il y a des risques à prendre, entre autres le risque de la défaite.


« Marie Huot – libertaire, néomalthusienne, antispéciste, théosophe… », Sylvain Wagnon, 2023 [12€ – 1 en stock]
> Arrêter de faire des enfants  ? Alors que la population mondiale a franchi le seuil des huit milliards d’habitant·es et que les préoccupations écologiques s’imposent, la question de la croissance démographique devient un sujet politique d’actualité  : faut-il encore faire des enfants ou faut-il faire «  la grève des ventres  »  ?Moyen d’action radical, la grève des ventres a une histoire et une incarnation en la personne de Marie Huot (1846-1930). Cet ouvrage retrace l’itinéraire d’une personnalité singulière, encore peu connue et pourtant oratrice redoutée de son époque, poétesse à ses heures, muse des peintres symbolistes et grande voyageuse. Amie de Louise Michel et soutien du pédagogue libertaire Paul Robin, son parcours se situe aux confins de l’anarchisme du dix-neuvième siècle. Marie Huot fut une pionnière de toutes les luttes antispécistes et une figure emblématique de la cause animale, du féminisme et du néomalthusianisme révolutionnaire, tout en appartenant à la mouvance théosophique. Sylvain Wagnon, dans un texte qui entremêle histoire et réflexion politique, nous relate une vie de militante, de combattante, difficilement classable dans le seul domaine de l’action politique, mais qui affirme la nécessité d’une convergence des luttes. L’histoire et l’actualité de ses combats nous concernent tous et toutes.


« Emma Goldman – une éthique de l’émancipation », Max Leroy, 2014 [16€ – 1 en stock]
> « Emma Goldman a été victime, tout particulièrement dans le monde francophone, d’une étrange amnésie qui a fait que le mouvement anarchiste, pourtant si enclin à célébrer son histoire et ses héros, semble parfois aisément oublier qu’il a aussi compté de nombreuses héroïnes », écrit Normand Baillargeon à propos de celle que les services secrets nord-américains décrivirent comme l’une des anarchistes les plus dangereuses de son pays d’adoption. Cette biographie, la première en langue française, retrace l’histoire de cette militante inlassable de l’émancipation, à la fois libertaire et communiste, féministe et nietzschéenne. Née en Lituanie et morte à Toronto, sa vie se lie aux deux siècles qu’elle escorta : des grèves ouvrières états-uniennes à la Première Guerre mondiale, de la ­Russie rouge à la Catalogne, de la montée du fascisme à la lutte contre le nazisme, Goldman fut de tous les fronts – et jamais la prison, l’exil et la mise au ban n’entamèrent sa détermination.


« Déraisons du monde – variations critiques autour de quelques rengaines – croissance, développement, productivisme, etc », Rodolphe Christin, 2005 [5€ – 2 en stock]
> Le système qui fait de la consommation un mode de vie cherche toujours à se répandre, porté par la bonne conscience de ceux qui le véhiculent. À défaut de pouvoir partout se concrétiser, il accroche au moins les esprits, attise les désirs, en vantant un soi-disant bonheur au bout du chemin. Si l’on n’y prend garde, une logique missionnaire et conquérante infiltre le désir de développer le monde, soutenue par la volonté d’une maîtrise généralisée des espaces, des échanges, des pensées et des cultures. Comme cette tendance concerne aujourd’hui le monde entier, on parle de mondialisation pour désigner son expansion. Personne, ni l’homme des villes européennes, ni l’homme des jungles de Nouvelle Guinée, n’existe sans être, d’une manière ou d’une autre., confronté aux exigences ou aux conséquences du développement.


« Quartier en lutte – récits féministes et libertaires (Pointe-Saint-Charles – Montréal) », Anna Kruzynski, 2023 [12€ – 1 en stock]
> « C’était en 1998. J’avais vingt-sept ans. Je faisais mon bac en travail social. Dans le cadre d’un cours, je me suis retrouvée à faire une entrevue avec une femme qui avait milité à Pointe-Saint-Charles à Montréal depuis trente ans. Cheveux teints en vert, habillée en pantalons de combat, la jeune féministe radicale que j’étais à l’époque a eu une révélation ce jour-là. Cette femme, qui aurait pu être ma grand-mère, m’a fait comprendre que l’implication dans son quartier, ça change une vie. Elle me dit  : “C’est comme une piqûre d’insecte qui nous transmet un virus dont il est impossible de se débarrasser.” Une fois qu’on a compris l’injustice, qu’on a vu ce qui était possible, on ne peut plus voir le monde comme avant. J’avais la piqûre  !  » Depuis cette date, Anna Kruzynski s’est sentie chez elle et s’est impliquée dans de nombreuses initiatives alternatives et populaires de ce quartier. Pendant plus de vingt ans, elle a été engagée dans de nombreux combats et engagements qui ont vu le jour à la Pointe. En même temps, elle a essayé d’en raconter l’histoire, ainsi que de rendre compte des enjeux et des problématiques de ce mouvement qui ne concerne pas seulement Pointe-Saint-Charles, mais peut être étendu, par analogie, à d’autres quartiers et d’autres régions du monde. Cela permettra de mieux comprendre ce que nous vivons dans nos quartiers et ce vers quoi nous pourrions nous diriger, avec toutes les difficultés internes et externes inhérentes à ces tentatives d’enraciner profondément des changements libertaires dans la vie quotidienne…


« Indios sans roi – rencontres avec des femmes et des hommes du Chiapas », Orsetta Bellani, traduit de l’italien par Isabelle Felici et Alessandra Giro, 2017 [10€ – 1 en stock]
> Cet ouvrage, qui a par bien des aspects la forme d’un carnet de route, nous rapproche au plus près des communautés zapatistes du Chiapas. Les personnes qui ne seraient pas informées sur l’insurrection zapatiste y trouvent des éléments pour remonter aux origines du mouvement tandis que les autres y puisent des informations actualisées et sans doute des ouvertures sur des aspects peu connus de la vie des communautés. Chaque thématique est abordée par le biais d’une rencontre avec des femmes et des hommes engagés au quotidien, qui ont pris en main le changement et agissent par le bas. Il n’est pas question d’encenser les zapatistes, présentés avec l’approche critique nécessaire, mais bien de rappeler que le changement est toujours en acte au Chiapas, même si les zapatistes ne font plus la une de la grande presse… À leur façon ces hommes et ces femmes montrent qu’un autre monde est possible.


« La vie sera mille fois plus belle – les mujeres libres, les anarchistes espagnols et l’émancipation des femmes », Martha A. Ackelsberg, 2010 [16€ – 2 en stock]
> En 1936, des groupes de femmes à Madrid et à Barcelone fondèrent les Mujeres Libres, organisation destinée à libérer les femmes du « triple asservissement à l’ignorance, en tant que femmes, et en tant que productrices ». Bien que cela ait duré moins de trois ans (leurs activités en Espagne connurent une fin abrupte lors de la victoire des forces franquistes en février 1939), les Mujeres Libres mobilisèrent plus de 20 000 femmes et développèrent un vaste réseau d’activités visant à accroître l’autonomie des femmes tout en construisant un sens de la communauté. L’histoire de ma découverte de ces femmes et de leurs activités couvre de nombreuses années et de nombreux kilomètres, des explorations dans les archives ainsi que des conversations avec des militantes âgées. Je suis parvenue à comprendre la portée de leurs visions et de leurs réussites grâce à nos efforts communs pour communiquer au-delà des différences de culture, d’âge, de classe et de contexte politique. Nombre de ces femmes m’ont laissé entrer chez elles et ont partagé leur histoire ; j’ai essayé d’entendre leur langage et de prêter attention à la fois à ce qui nous rapprochait et à ce qui nous séparait.


« Brèches libertaires », André Bernard, 2025 [12€ – 0 en stock]
> Des libertaires contemporains, pour l’essentiel, et quelques autres plus anciens, montrent dans leurs écrits la possibilité d’ouvrir des brèches pour s’extirper de la structure de cette société figée dans la domination et l’exploitation. Il s’agit de réflexions et de mises en pratique d’anthropologues et de juristes, il s’agit de gestes de ruptures comme le sabotage ou la fuite, il s’agit de la désobéissance dans ses multiples aspects, mais il s’agit également du renversement de nos idées toutes faites, et que l’on pense immuables, par l’exaltation de l’imagination et de la poésie. Ces brèches libertaires – la parole y participe – impliquent, à n’en pas douter, un engagement physique, individuel et collectif, avec les risques qui vont avec. Toutefois, par prudence, et dans la mesure du possible, on pourra observer le monde de sa fenêtre. André Bernard, insoumis à la guerre ­d’Algérie, créa avec d’autres la revue Anarchisme et non-violence. Depuis, il participe, ici et là, à la presse écrite libertaire, de même qu’à Achaïra, l’émission anarchiste sur la Clé des ondes à Bordeaux.


« Qu’est-ce que l’État ? », Augustin Garcia Calvo, 1977-2021 [7€ – 0 en stock] 📝 Article
>
Ainsi, «  État  » est une idée dominante  : elle est constamment utilisée dans le langage politique et jusque dans le langage ordinaire  : elle est utilisée comme si l’on savait ce qu’elle signifiait. Alors, en nous demandant ce que c’est, il peut se passer deux choses  : si vraiment il s’agissait d’une idée définie, si l’on savait ce que c’était, nous ne ferions que dire ce qui était déjà dit, expliquer ce qui était déjà su  ; mais s’il n’en était pas ainsi, si jamais l’emprise de cette idée sur les gens se fondait en partie sur le fait que l’on ne savait pas bien ce qu’était «  État  », alors la question pourrait agir de façon perturbatrice, créatrice, c’est-à-dire destructrice. Agustín García Calvo (1926-2012) était un philologue, linguiste, poète, dramaturge, essayiste et maître de plusieurs générations d’incrédules et de rebelles.


« Dissidence de la broussaille », Roldolphe Christin, 2007 [12€ – 0 en stock]  📝 Article
> Voici un livre-itinéraire qui entend dépasser le clivage entre nature et culture. Ces murs dressés parmi les vivants autorisent tout jusqu’au pire, érigeant l’être humain contre ce qui l’entoure et finalement contre lui-même. Il est temps d’explorer broussailles et sauvagerie, lieux-ressources où de nouveaux départs se fomentent, dans les forêts de notre créativité. Nous avons besoin de nouveaux espaces pour la conscience et l’action ; nous avons besoin d’ouvrir une culture qui ne dissocierait pas l’humain du non-humain mais qui activerait leurs liens pour agrandir le monde. Ce livre est un livre de refus et de quête. C’est un objet de résistance et d’imagination, il raconte une histoire et trace une réflexion. Nomade, il déroule un cheminement. L’imaginaire sensible et les pensées abruptes de l’auteur entrainent le lecteur à la découverte de mondes imprévus. Le voyage se fait moyen de renouer avec la vie, au point de convergence où dedans et dehors éprouvent leur solidarité. Pour cela tout éteindre et sortir devient un sursaut nécessaire, afin de prendre le large à bras le corps, avec la tête, les mains, l’esprit et le cœur. Agrandir le monde, rien que cela. Et sortir de la programmation généralisée qu’on nous promet au prétexte de rendre la vie performante en tout, de mieux la diriger surtout. De main de maître, contre cette liberté nue qui pourrait nous habiter si nous savions l’écouter. Ce livre est un livre de plein air. Ce livre est un livre contre l’étouffement. Ce livre est un livre de critiques et d’invitations. Contrairement à ce que l’époque voudrait, il ne contient ni ne suit aucun programme.

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