
« Monstrueuse », de Tous Merakchi, 2025 [18€ – 2 en stock]
> Le cinéma d’horreur est le miroir de notre société, de notre imaginaire collectif et des réalités dans lesquelles il prend racine. C’est une soupape de décompression, un sas hermétique dans lequel on peut tout expulser sans risquer de déborder sur les autres. Un divan de psy. Un terrain de jeux. Une catharsis. Un indispensable défouloir. L’horreur, sous forme de fiction, est contenue. Certes, il arrive qu’elle s’immisce dans nos cauchemars, qu’elle se rappelle à nous lorsqu’on cherche à s’endormir, mais on peut rallumer la lumière et intimer à notre imagination de se calmer. Contrairement à l’horreur qui nous entoure au quotidien, on sait où et quand ça va s’arrêter. Quand le générique défile, le cauchemar prend fin. On a compté les morts, on a hurlé, mais on a survécu, c’est terminé ! Ce récit d’apprentissage empli de monstres se double d’une passionnante quête personnelle et d’un plaidoyer passionné pour le cinéma d’horreur.

« Demande à la nuit », d’Anne Laure Jaeglé, 2016 [14€ – 2 en stock]
> Clubs, fêtes clandestines, drogues, états de conscience altérés, amours crash, économie du deal… Demande à la nuit aborde frontalement – et parfois même crûment – l’essentiel : la musique, les corps, les drogues. Sans romantisme ni moralisme, ce texte nous place au plus près des vibrations de la musique et des corps pour dresser le portrait d’une génération qui cherche à s’étourdir. Récit initiatique de ces sorties de route, c’est un hommage à ce que la musique et la danse peuvent éveiller en nous, hommage aussi à Berlin, ville capable comme nulle autre d’exacerber comme de désamorcer nos propres fictions. En mettant à nu les raisons de ces exils, Demande à la nuit dresse, sans avoir l’air d’y toucher, un constat politique cinglant.
La Playlist du livre

« Sous nos yeux – petit manifeste pour une révolution du regard », texte d’Iris Brey, illustration de Mirion Malle, 2021 [12€ – 2 en stock]
> Une autrice de référence (Iris Brey), une des voix les plus prometteuses de la BD (Mirion Malle) et un sujet jamais traité pour les ados : la nature des images qui les entourent, au milieu desquelles ils se forment et qui forgent leurs représentations, leur imaginaire et la nature de leurs désirs. Films, séries, jeux vidéo, porno… Iris Brey décrypte la nature de ces images (qui les produit ? comment ? pour qui ? pour quoi ?) et leurs effets, explique l’importance des concepts de male gaze et de female gaze, et donne aux ados des clés pour changer de regard.
ROMANS GRAPHIQUES

« Clémence en colère », Mirion Malle, 2024 [23€ – 2 en stock]
> La colère n’est pas une émotion si négative, si l’on parvient à l’apprivoiser… elle peut même être précieuse, surtout pour celles et ceux à qui on la reproche. Mais tout comme la tristesse est une émotion nuancée, parfois douce, parfois terrible, qui se savoure ou qui entraîne la chute, la colère est complexe. Dans Clémence en colère, Mirion Malle et son héroïne Clémence nous montrent que la colère peut parfois nous dévorer, mais qu’elle peut aussi être joyeuse, féroce et empouvoirante. Au fil d’un récit émouvant et puissant rythmé par les séances d’un groupe de parole réunissant des femmes victimes de violences, nous suivons la reconstruction et l’évolution de Clémence. La force du collectif, le soutien, l’amour et l’amitié sont au cœur de ce roman graphique qui vient clore le cycle initié en 2020 avec « C’est comme ça que je disparais ».

« Minuscule folle sauvage », de Pauline de Tarragon, 2024 [20€ – 2 en stock]
> Qu’est-ce que je vaux si je suis seule ? Ai-je le droit de disparaître dans la forêt ? À quel moment puis-je décréter que je suis folle ? Dans son premier roman graphique, Pauline de Tarragon nous ouvre les portes de son laboratoire privé, celui dans lequel elle concocte des potions pour comprendre, réparer et survivre. C’est avec humour et poésie que l’autrice nous livre un monologue intime qui touchera en plein cœur les introverti·es, les inadapté·es, les phobiques aussi bien du vide que du trop-plein, et les tristes de naissance. Ce petit bijou minimaliste, plein d’humour et de sensibilité, vous fera passer du rire aux larmes.

« C’est comme ça que je disparais », de Mirion Malle, 2020 [21€ – 2 en stock]
> Très attendue, C’est comme ça que je disparais est la première fiction de Mirion Malle, bien connue pour ses BD didactiques féministes, engagées et aussi percutantes qu’hilarantes. « C’est comme ça que je disparais » est une tranche de vie douce-amère, pop et très « nouvelle vague ». Mirion Malle nous entraîne au plus près des personnages et de leurs émotions, au plus près aussi du mal-être et de la dépression vécue par l’héroïne. Cette BD, qui est un véritable miroir tendu aux jeunes adultes du 21e siècle, aborde aussi en creux la question de la santé mentale et de la dépression. Mirion Malle, avec le talent qui est le sien, le fait avec énormément de sensibilité et de pudeur (avec humour aussi, bien sûr !), par petites touches impressionnistes composant un tableau particulièrement touchant et servi par une écriture remarquable. On y retrouve par ailleurs l’univers et les thèmes de prédilection de Mirion Malle (le féminisme, la sororité, le soutien, l’écoute, le karaoké, les chansons des années 2000, la communication et les réseaux sociaux) et l’on y découvre la vie à Montréal.

« Sortir du ventre du loup », de Charlotte Melly, 2025 [18€ – 2 en stock]
> Que se passe-t-il dans la vie du Petit Chaperon rouge après être sortie du ventre du loup ? Et que se passe-t-il dans la vie des victimes de violences subies dans l’enfance ? Ce roman graphique offre aux lectrices et lecteurs un voyage au cœur des réactions émotionnelles, des envies et des transformations subies ou nécessaires après une traversée post-traumatique. Que devient-on quand on a été traumatisé·e ? Quels chemins emprunte-t-on pour vivre, ou survivre ? Quels sont nos nouveaux tocs, nos nouvelles habitudes, nos changements alimentaires ou vestimentaires ? Comment réagit-on émotionnellement ? Que devient notre rapport à soi et aux autres ? Chaque page de ce roman graphique puissant apporte une nouvelle réponse réaliste, imaginaire, poétique, drôle ou parfois crue à cette question. Des plus rationnelles aux plus délurées, en passant par les plus inattendues, les réponses abordées explorent à tour de rôle les émotions, les recherches de réconfort, les mises en action. De nombreuses étapes d’une reconstruction intérieure sont évoquées, n’hésitant pas à aller fouiller dans des recoins sombres ou plus joyeux. Au-delà de ce lien très fort avec les traumatismes subis par les enfants victimes, les stratégies mises en œuvre par ce Petit Chaperon rouge des temps modernes pour continuer à investir un espace public hostile résonneront aux oreilles de toutes les femmes, coutumières des VSS et du harcèlement de rue. Le rythme et l’alternance des pages peintes/pages crayonnées, l’écriture volontairement fragile et chaotique contribuent à l’effet immersif et angoissant de cette plongée en apnée dans les traumas des enfants victimes, qui prennent ici la forme d’une silhouette blanche, à la fois forte et fragile, nous entraînant avec elle dans cette traversée du stress post-traumatique.
JEUNESSE – ADO

« Sainte-Marie des-haines-infinies », de Louie Mey, 2025 [15€ – 2 en stock]
> Collège privé Sainte-Marie, plus que trois lundis avant le brevet, puis les vacances avant le passage au lycée. Trois lundis, trois semaines pour finaliser le plan qui permettra à l’héroïne de ce roman haletant de tout faire exploser et de se venger de ses oppresseurs, mais aussi des injustices, de la violence, du mépris de classe, du harcèlement qu’elle a subi toute l’année. Trois lundis que nous vivons avec elle, via sa voix intérieure où percent sa souffrance, son impatience et surtout la férocité de sa colère. Aucune pensée n’est tue, cachée, euphémisée : au fil de ces trois derniers lundis de collège, nous plongeons dans les émotions et dans la rage de cette jeune fille. Sainte-Marie-des-Haines-Infinies explore avec force et justesse la colère qui parfois déborde à l’adolescence, ce moment de la vie où tous les enjeux semblent démesurément importants.

« École pour filles », d’Ariane Lessard, 2020 [14€ – 2 en stock]
> Un pensionnat en forêt, dont les murs font entendre d’anciens savoirs. À travers les dalles pousse une végétation résiliente, aux racines qui n’oublient rien ni personne. Derrière les murs, une communauté de femmes isolées : des adolescentes sauvages, leurs enseignantes et Dame Angoisse, la concierge. Les filles apprennent l’algèbre et le vocabulaire, mais certaines connaissent aussi la forêt et ses secrets. Leurs voix intérieures se croisent et se répondent, formant une œuvre chorale gothique qui célèbre le féminisme, l’écologie et les savoirs occultes. Un roman choral sombre, presque gothique, et des voix féminines qui vous hantent longtemps après avoir refermé le livre !

« Antigone », textes de Yann Liotard, illustrations de Marie-Claire Redon, 2017 [16€ – 2 en stock]
> L’histoire d’Antigone, texte fondateur d’une extrême importance est bien connue… des adultes, mais il n’en existe malheureusement pas de version adaptée aux jeunes lecteurs, sans rien abandonner de ce qui fait la force de personnage et de cette histoire : une héroïne (une vraie !), forte et intransigeante, dont le destin heurte de plein fouet celui d’un tyran qui lui oppose son pouvoir personnel et la raison d’état.
Une jeune fille rebelle, consciente des conséquences de ses actes et qui se distingue par sa force de caractère et décide malgré tout d’aller au bout de ses convictions, de ne pas faire de compromis, et d’en payer le prix. Une jeune fille maudite, dont l’histoire familiale ne peut que l’entraîner vers le drame, mais qui n’essaye pas de s’en détourner.
Elle est intègre, elle est féministe, et elle pose des questions universelles qui nous concernent toutes et tous, et à tout âge : jusqu’où être fidèle ? Comment se situer face à l’autorité ? Jusqu’où aller pour défendre ses convictions ? Le compromis est-il parfois une meilleure option ? Pour rendre cette tragédie classique et complexe accessible aux lecteurs à partir de 8 ans, nous proposons une version simplifiée de l’histoire (mais pas édulcorée !), qui est illustrée d’une façon à la fois classique et fantastique. Les jeunes lecteurs se nourriront de ce dessin fouillé et complexe, riche de nombreux détails. Une illustration qui suscite l’envie de s’arrêter, de scruter chaque image à la recherche de tout ce que l’on pourra y trouver… et d’en être récompensé.
JEUNESSE – ENFANTS

« Autant de familles que d’étoiles dans le ciel », textes d’Emilie Chazerand, illustrations de Clémence Sauvage, 2024 [15€ – 2 en stock]
> « LA » famille, cela n’existe pas ! Il y a DES familles, naturelles ou choisies. C’est ce que montrent Émilie Chazerand et Clémence Sauvage dans cet album documentaire doux et poétique, à la fois émouvant et drôle, qui permet d’aborder avec les enfants cette notion bien plus complexe qu’elle en a l’air, et touchera en plein cœur celles et ceux qui grandissent – ou ont grandi – dans une famille atypique. Elles donnent à la notion de famille et de lien entre les générations un sens nouveau, en célébrant toutes les formes de collectifs et mettant l’accent sur le fait que même quand on se sent seul·e au monde, on appartient à une famille. La simplicité et la force des illustrations de Clémence Sauvage et les textes d’Émilie Chazerand, salutaires et percutants, font ce cet album un livre précieux.

« Opération bye bye béton », textes d’Ophélie Damblé, illustrations de Roca Balboa, 2022 [15€ – 2 en stock]
> Camomille et ses ami·es aimeraient plus de verdure dans leur cour d’école, dans leur ville… et dans leurs vies. Mais comment faire ? Un incident survenu à l’école va les aider à convaincre tout le monde de la beauté et de l’utilité de faire une plus grand place à la nature. C’est parti pour l’opération bye bye béton ! La végétalisation urbaine, l’écologie du quotidien et le regard que nous portons sur les plantes qui nous entourent sont abordés avec humour dans ce premier album jeunesse d’Ophélie Damblé illustré par Roca Balboa, qui prête à cette aventure écolo son univers pop et coloré, fourmillant de 1000 détails cocasses ou adorables.

« Lady papa », textes d’Emilie Chazerand, illustrations de Diglee, 2024 [16€ – 2 en stock]
> Dans ce merveilleux album plein d’humour, de tendresse (et de tenues incroyables !), Émilie Chazerand et Diglee conjuguent leurs talents pour raconter le quotidien d’un enfant qui grandit aux côtés de son père drag queen. Qu’est-ce que ça change ? Pas grand-chose : autant d’amour, autant de moments joyeux partagés, mais un peu plus de tolérance… et de paillettes !
JEUNESSE – DOCS

« Comment le sais-tu ? – raisonner au quotidien avec la méthode scientifique », Estelle Blanquet et Roland Lehoucq, illustrations de Morgane Parisi, 2025 [12€ – 2 en stock]
> Comment sais-tu ce que tu sais ? Es-tu sûr·e de ce que tu crois savoir ? À qui peux-tu te fier ? Comment trier les informations ? Contrairement à ce que certaines personnes aimeraient te faire croire, tout ne se vaut pas. La démarche scientifique, que tu vas découvrir dans cet ouvrage, va te permettre de renforcer ton esprit critique et de le mettre en œuvre dans ta vie de tous les jours. Dans un monde où il reste tant à découvrir, tant de questions à se poser et tant de défis à surmonter, ne serait-ce que pour maintenir la planète habitable, nous espérons que ce petit livre t’aidera à faire les meilleurs choix possibles pour toi-même et pour le monde.

« Parfait·e – petit manifeste pour être soi-même de la tête aux pieds et jusqu’au bout des ongles », textes d’Emilie Chazerand, illustrations d’Alice Dussutour, 2023 [16€ – 2 en stock]
> Que l’on soit fille ou garçon, les injonctions portant sur ce que l’on peut ou doit faire – ou non – de son corps et de son apparence sont la norme. Rôles modèles, histoire des vêtements, anecdotes et détails croustillants… ce petit manifeste illustré montre avec humour que chacun·e a bien raison de vouloir faire ce qui lui plaît avec son corps et ses vêtements ! • De l’interdiction du crop top au renvoi de leur école de deux petits garçons qui étaient venus en classe en jupe, ce livre traite à hauteur d’enfant (8-12 ans) un sujet qui fait l’actualité. • Brad Pitt en jupe sur le red carpet de son dernier film, Timothée Chalamet en dos nu à la Mostra de Venise, Harry Styles en robe en une du magazine Vogue : ça bouge dans les vestiaires ! • L’humour piquant d’Émilie Chazerand et les illustrations pleines d’énergie d’Alice Dussutour : un cocktail détonnant (et parfait !) pour aborder ce sujet important.

« Tu n’es PAS obligée », textes d’Ovidie, illustrations de Diglee, 2022 [12€ – 2 en stock]
> Rapport au corps et aux normes de beauté, rapport à l’autre et aux sexualités, codes de la pornographie… Les injonctions portant sur le corps et la sexualité des filles sont nombreuses. Pour s’en libérer, il s’agit de les reconnaître et d’en prendre conscience. Ce livre s’adresse donc en priorité à toutes celles que la société bombarde d’injonctions contradictoires à propos de leur apparence et de leur sexualité. Parler de sexualité, c’est aussi parler de son corps, d’acceptation de soi, de relations aux autres, de sororité… autant de sujets qui font de ce livre un véritable petit guide d’empouvoirement pour les ados ! Un essai illustré par Diglee dans lequel on appelle un chat « un chat », avec humour et sans panique morale, la liberté de ton incomparable et le regard particulièrement juste et direct posé par Ovidie sur ces problématiques étant parfaitement adaptés à un lectorat adolescent. À partir de 15 ans

« Génération Q – chroniques », Dr Kapote, 2018 [15€ – 2 en stock]
> Parler de sexualité à des ados issus de tous les coins d’Île-de-France et de tous les milieux sociaux, c’est leur parler de consentement, de sexisme, de tolérance, de coming out, de violences et de harcèlement, c’est tenter de faire émerger une parole que personne ne veut ou ne sait entendre, c’est parler de la vie et de la façon dont on la subit quand on a 17 ans. À travers ces 50 chroniques ayant pour thème la sexualité, la pornographie, les relations filles-garçons, l’alcool, les drogues, et parfois même l’amour, Dr Kpote partage ici, avec humour et empathie, des tranches de vies qui nous font passer du rire aux larmes, et nous éclairent sur cette génération Q, une génération qui parle plus facilement de porno que d’amour.
La sexualité, ce n’est pas seulement du cul ! Militant de la lutte contre le sida, le Dr Kpote intervient depuis une dizaine d’années dans les lycées et centres d’apprentissage d’Île-de-France, de Versailles à Clichy en passant par Paris, comme « animateur de prévention ». Chaque semaine, il rencontre des dizaines de jeunes avec lesquels il échange sur la sexualité et les conduites addictives, avec empathie et sans jamais juger. Il tient également une chronique sur le même sujet dans le magazine Causette. Ado
>>> Toutes les infos sur le site des Éditions La Ville Brûle : ici













































