Atelier de Création Libertaire


« Dictionnaire anarchiste des enfants », Jorge Enkis, collectif Emma Goldman, 2020-2021 [8€ – 17 en stock]
> «  Apprends et développe ta pensée critique à travers des définitions, des comparaisons et des métaphores sur les idées et les valeurs portées dans le monde merveilleux de l’anarchisme.  »
Voici un dictionnaire illustré destiné aux jeunes esprits rebelles qui découvrent cet idéal fantastique en dehors des sentiers battus. Jorge Enkis, originaire du Chili, est l’auteur, illustrateur et éditeur à l’origine de la première édition en espagnol de ce dictionnaire. La version que nous vous proposons est une adaptation du premier ouvrage de cette collection. Certains passages ont été traduits de l’espagnol tandis que d’autres ont été créés par le collectif anarchiste canadien Emma Goldman. Pour la version française, nous avons retiré les articles s’adressant plus particulièrement aux enfants du Nitassinan, d’où le collectif anarchiste Emma Goldman est issu.Ce livre est destiné à un public de 9 ans et plus. Pour les parents, il représente une occasion formidable de dialoguer dans un but de développer la pensée critique de leurs enfants. Il est enfin certain que les plus grand·es d’entre nous, ayant conservé leur jeunesse de cœur, pourront apprécier cet ouvrage.


« Vers une pédagogie anti-oppression et une autogestion du vivre-ensemble », entretiens avec Irène Pereira et Anna Kruzynski, réalisés par Francis Dupuis-Déri, 2020 [8€ -1 en stock]
> Voici deux entrevues qui donnent à voir le portrait et le parcours de deux femmes anarchistes, l’une en France, l’autre au Québec. Irène Pereira et Anna Kruzynski, qui ne se connaissent pas, tiennent des propos qui se font écho, en particulier quant à leur manière de mobiliser prudemment l’étiquette d’«  anarchaféministe  », même si elles ont plusieurs expériences dans des collectifs féministes. Aujourd’hui, elles s’intéressent et se préoccupent de toutes les formes de domination et cherchent à intégrer dans leur anarchisme des réflexions et des expériences d’ailleurs, par exemple des mouvements afro-américains, autochtones et latino-américains.


« La Fabrique du progrès – scientisme, système technicien et capitalisme vert », Arthur Guerre, 2025 [18€ – 2 en stock]
> « Dans les faits, ma scolarité et mon environnement professionnel de médecin m’ont surtout appris à connaître et à comprendre le fonctionnement d’un certain champ scientifique. Ils m’ont alors incidemment offert le recul nécessaire pour le critiquer. C’est ainsi que, partout où me menaient mes études et mes recherches dans la littérature scientifique, je me trouvais face aux limites des connaissances, face à l’abîme de l’ignorance. La guérison de ce vertige anxiogène, de ce sentiment de finitude, passa par une étude autodidacte de la philosophie des sciences, discipline faisant tant défaut aux filières scientifiques. Cette prise de recul épistémologique prit ensuite une dimension politique, tant l’injustice de l’accaparement du prestige de “sachant” par une élite minoritaire me révulsait. Le regard critique que je porte sur mon domaine de compétence – la médecine –, dans lequel sont constamment mobilisés des arguments d’autorité, me causa un certain malaise face à ma légitimité “d’expert de la santé”. Dans un monde fait d’incertitudes et de polémiques, je concevais cette légitimité comme intrinsèquement branlante pour la médecine. Ce malaise me questionna sur le bien-fondé et la partialité d’autres domaines de prétendue expertise, et aboutit à une remise en cause de la dérive techno­cratique déterminante de notre société, dans laquelle des “spécialistes” monopolisent le débat public. Ma soif de lecture m’a permis alors d’épancher le fossé qui m’empêchait cette réflexion libre, par-delà les chasses gardées d’intellectuels et de scientifiques ayant tendance à sanctuariser leurs domaines de savoir et à entériner les cadres réflexifs de leurs disciplines dogmatiques. Pourtant, les sciences ne pourront être mises au service de la collectivité qu’à la condition d’être comprises dans leurs logiques et leurs limites. Elles doivent être sorties de leur essentialisation en les réintégrant dans leurs multiples déterminismes – notamment sociaux – et enfin chassées de domaines qu’elles occupent illégitimement, notamment ceux de la politique et de la philosophie.  »


« Discours sur l’horreur de l’art », Enrico Baj et Paul Virilio, 2009 [10€ – 1 en stock]
> L’horreur : celle que l’art contemporain pense de lui-même ou celle du commercialisme qui le ravage ? Le Discours sur l’horreur de l’art part de cette question, mais ni Enrico Baj, ni Paul Virilio n’en restent là. Enrico Baj, peintre italien anarchiste dont tant d’œuvres ont été censurées, Berluskaiser, Funérailles de l’anarchiste Pinelli, Nixon Parade… sait tout des appétits des marchands de l’art. Paul Virilio, qui réalisa des vitraux pour Matisse, a critiqué avec virulence les ambitions de la sécurité et les illusions de la communication. Entre autres ! Leur dialogue, éblouissant, est à la fois une introduction simple à la pensée complexe de Paul Virilio et une féroce révélation des tares de l’art.


« Les Lazaréennes – fables et chansons – poésies sociales », Joseph Déjacque, 2018 [10€ – 2 en stock]
> À l’époque de Proudhon, Marx et Hugo, un jeune ouvrier-poète parisien du nom de Joseph Déjacque (1821-1865) fulgure en l’espace de dix ans à peine. Il subit la répression de 1848 et part en exil après 1851. Il devient anarchiste entre Londres et New York, 1852 et 1854. Mais c’est à La Nouvelle-Orléans, entre 1855 et 1858, que sa colère politique atteint des sommets. Déjacque y publie, pour quatre souscripteurs à peine, ses poèmes les plus puissants  : les Lazaréennes (1857). Ils varient entre l’ivresse amoureuse et le dépit amer, la critique transversale du capitalisme et les appels à la vengeance révolutionnaire. Le chant de la fauvette alterne avec celui des «  damnés  », la tendresse avec la furie.


« Kafka et les anarchistes – insubordination, intransigeance, refus de l’autorité », Costas Despiniadis, 2018 [8€ – 1 en stock]
> Dans les essais qui sont rassemblés dans ce livre, nous tentons donc, fidèles aussi bien aux écrits de Kafka lui-même qu’aux témoignages biographiques disponibles, de restituer la dimension réelle des intérêts de Kafka pour l’anarchisme, sans pour autant ni les amplifier ni les minimiser, comme s’il était interdit à un écrivain important d’être séduit par les idées anarchistes. Nous ne prétendons pas bien sûr que cette grille de lecture ouvre toutes les portes de l’immense édifice que constitue l’œuvre de Kafka. Au contraire. Cependant, la question n’est pas résolue de savoir pourquoi la critique officielle a préféré laisser hermétiquement fermée cette porte – la porte qui permet de découvrir la critique exercée par cet exceptionnel «  dissecteur du pouvoir  » – nous livrant ainsi une image incomplète de ce grand écrivain.


« De la désobéissance », André Bernard, 2024 [10€ – 1 en stock]
> Historiquement, les mouvements non-­violents (ou de désobéissance civile) ont développé un certain nombre d’actions, comme la grève de la faim, la non-coopération, le boycott économique, le sabotage doux (comment rendre inutilisables outils ou matériels sans blesser physiquement l’être humain), la grève ouvrière, l’occupation de locaux divers, le sit-in, l’enchaînement individuel ou collectif sur des lieux publics, la désobéissance civile de masse (comme le Hirak algérien), le refus de la conscription et de la politique de l’armement, le renvoi du livret militaire, le refus de l’impôt, etc. Les textes proposés ici par André Bernard ne présentent pas seulement une approche de la non-violence/désobéissance civile quand elle n’est qu’un «  vent philosophique ­agité  », mais aussi quand elle est engagement physique et qu’elle demande imagination et courage, quand elle s’incarne individuellement et, surtout, collectivement  ; ceci à travers des exemples historiques précis. Enfin, l’auteur nous explique que, lorsqu’on parle de dés­obéissance civile, il ne s’agit pas de parler de «  sacrifice  » ni de cultiver l’admiration pour des martyrs, mais de comprendre que, dans toute action, il y a des risques à prendre, entre autres le risque de la défaite.


« Marie Huot – libertaire, néomalthusienne, antispéciste, théosophe… », Sylvain Wagnon, 2023 [12€ – 1 en stock]
> Arrêter de faire des enfants  ? Alors que la population mondiale a franchi le seuil des huit milliards d’habitant·es et que les préoccupations écologiques s’imposent, la question de la croissance démographique devient un sujet politique d’actualité  : faut-il encore faire des enfants ou faut-il faire «  la grève des ventres  »  ?Moyen d’action radical, la grève des ventres a une histoire et une incarnation en la personne de Marie Huot (1846-1930). Cet ouvrage retrace l’itinéraire d’une personnalité singulière, encore peu connue et pourtant oratrice redoutée de son époque, poétesse à ses heures, muse des peintres symbolistes et grande voyageuse. Amie de Louise Michel et soutien du pédagogue libertaire Paul Robin, son parcours se situe aux confins de l’anarchisme du dix-neuvième siècle. Marie Huot fut une pionnière de toutes les luttes antispécistes et une figure emblématique de la cause animale, du féminisme et du néomalthusianisme révolutionnaire, tout en appartenant à la mouvance théosophique. Sylvain Wagnon, dans un texte qui entremêle histoire et réflexion politique, nous relate une vie de militante, de combattante, difficilement classable dans le seul domaine de l’action politique, mais qui affirme la nécessité d’une convergence des luttes. L’histoire et l’actualité de ses combats nous concernent tous et toutes.


« Emma Goldman – une éthique de l’émancipation », Max Leroy, 2014 [16€ – 1 en stock]
> « Emma Goldman a été victime, tout particulièrement dans le monde francophone, d’une étrange amnésie qui a fait que le mouvement anarchiste, pourtant si enclin à célébrer son histoire et ses héros, semble parfois aisément oublier qu’il a aussi compté de nombreuses héroïnes », écrit Normand Baillargeon à propos de celle que les services secrets nord-américains décrivirent comme l’une des anarchistes les plus dangereuses de son pays d’adoption. Cette biographie, la première en langue française, retrace l’histoire de cette militante inlassable de l’émancipation, à la fois libertaire et communiste, féministe et nietzschéenne. Née en Lituanie et morte à Toronto, sa vie se lie aux deux siècles qu’elle escorta : des grèves ouvrières états-uniennes à la Première Guerre mondiale, de la ­Russie rouge à la Catalogne, de la montée du fascisme à la lutte contre le nazisme, Goldman fut de tous les fronts – et jamais la prison, l’exil et la mise au ban n’entamèrent sa détermination.


« Déraisons du monde – variations critiques autour de quelques rengaines – croissance, développement, productivisme, etc », Rodolphe Christin, 2005 [5€ – 2 en stock]
> Le système qui fait de la consommation un mode de vie cherche toujours à se répandre, porté par la bonne conscience de ceux qui le véhiculent. À défaut de pouvoir partout se concrétiser, il accroche au moins les esprits, attise les désirs, en vantant un soi-disant bonheur au bout du chemin. Si l’on n’y prend garde, une logique missionnaire et conquérante infiltre le désir de développer le monde, soutenue par la volonté d’une maîtrise généralisée des espaces, des échanges, des pensées et des cultures. Comme cette tendance concerne aujourd’hui le monde entier, on parle de mondialisation pour désigner son expansion. Personne, ni l’homme des villes européennes, ni l’homme des jungles de Nouvelle Guinée, n’existe sans être, d’une manière ou d’une autre., confronté aux exigences ou aux conséquences du développement.


« Quartier en lutte – récits féministes et libertaires (Pointe-Saint-Charles – Montréal) », Anna Kruzynski, 2023 [12€ – 1 en stock]
> « C’était en 1998. J’avais vingt-sept ans. Je faisais mon bac en travail social. Dans le cadre d’un cours, je me suis retrouvée à faire une entrevue avec une femme qui avait milité à Pointe-Saint-Charles à Montréal depuis trente ans. Cheveux teints en vert, habillée en pantalons de combat, la jeune féministe radicale que j’étais à l’époque a eu une révélation ce jour-là. Cette femme, qui aurait pu être ma grand-mère, m’a fait comprendre que l’implication dans son quartier, ça change une vie. Elle me dit  : “C’est comme une piqûre d’insecte qui nous transmet un virus dont il est impossible de se débarrasser.” Une fois qu’on a compris l’injustice, qu’on a vu ce qui était possible, on ne peut plus voir le monde comme avant. J’avais la piqûre  !  » Depuis cette date, Anna Kruzynski s’est sentie chez elle et s’est impliquée dans de nombreuses initiatives alternatives et populaires de ce quartier. Pendant plus de vingt ans, elle a été engagée dans de nombreux combats et engagements qui ont vu le jour à la Pointe. En même temps, elle a essayé d’en raconter l’histoire, ainsi que de rendre compte des enjeux et des problématiques de ce mouvement qui ne concerne pas seulement Pointe-Saint-Charles, mais peut être étendu, par analogie, à d’autres quartiers et d’autres régions du monde. Cela permettra de mieux comprendre ce que nous vivons dans nos quartiers et ce vers quoi nous pourrions nous diriger, avec toutes les difficultés internes et externes inhérentes à ces tentatives d’enraciner profondément des changements libertaires dans la vie quotidienne…


« Indios sans roi – rencontres avec des femmes et des hommes du Chiapas », Orsetta Bellani, traduit de l’italien par Isabelle Felici et Alessandra Giro, 2017 [10€ – 1 en stock]
> Cet ouvrage, qui a par bien des aspects la forme d’un carnet de route, nous rapproche au plus près des communautés zapatistes du Chiapas. Les personnes qui ne seraient pas informées sur l’insurrection zapatiste y trouvent des éléments pour remonter aux origines du mouvement tandis que les autres y puisent des informations actualisées et sans doute des ouvertures sur des aspects peu connus de la vie des communautés. Chaque thématique est abordée par le biais d’une rencontre avec des femmes et des hommes engagés au quotidien, qui ont pris en main le changement et agissent par le bas. Il n’est pas question d’encenser les zapatistes, présentés avec l’approche critique nécessaire, mais bien de rappeler que le changement est toujours en acte au Chiapas, même si les zapatistes ne font plus la une de la grande presse… À leur façon ces hommes et ces femmes montrent qu’un autre monde est possible.


« La vie sera mille fois plus belle – les mujeres libres, les anarchistes espagnols et l’émancipation des femmes », Martha A. Ackelsberg, 2010 [16€ – 2 en stock]
> En 1936, des groupes de femmes à Madrid et à Barcelone fondèrent les Mujeres Libres, organisation destinée à libérer les femmes du « triple asservissement à l’ignorance, en tant que femmes, et en tant que productrices ». Bien que cela ait duré moins de trois ans (leurs activités en Espagne connurent une fin abrupte lors de la victoire des forces franquistes en février 1939), les Mujeres Libres mobilisèrent plus de 20 000 femmes et développèrent un vaste réseau d’activités visant à accroître l’autonomie des femmes tout en construisant un sens de la communauté. L’histoire de ma découverte de ces femmes et de leurs activités couvre de nombreuses années et de nombreux kilomètres, des explorations dans les archives ainsi que des conversations avec des militantes âgées. Je suis parvenue à comprendre la portée de leurs visions et de leurs réussites grâce à nos efforts communs pour communiquer au-delà des différences de culture, d’âge, de classe et de contexte politique. Nombre de ces femmes m’ont laissé entrer chez elles et ont partagé leur histoire ; j’ai essayé d’entendre leur langage et de prêter attention à la fois à ce qui nous rapprochait et à ce qui nous séparait.


« Brèches libertaires », André Bernard, 2025 [12€ – 0 en stock]
> Des libertaires contemporains, pour l’essentiel, et quelques autres plus anciens, montrent dans leurs écrits la possibilité d’ouvrir des brèches pour s’extirper de la structure de cette société figée dans la domination et l’exploitation. Il s’agit de réflexions et de mises en pratique d’anthropologues et de juristes, il s’agit de gestes de ruptures comme le sabotage ou la fuite, il s’agit de la désobéissance dans ses multiples aspects, mais il s’agit également du renversement de nos idées toutes faites, et que l’on pense immuables, par l’exaltation de l’imagination et de la poésie. Ces brèches libertaires – la parole y participe – impliquent, à n’en pas douter, un engagement physique, individuel et collectif, avec les risques qui vont avec. Toutefois, par prudence, et dans la mesure du possible, on pourra observer le monde de sa fenêtre. André Bernard, insoumis à la guerre ­d’Algérie, créa avec d’autres la revue Anarchisme et non-violence. Depuis, il participe, ici et là, à la presse écrite libertaire, de même qu’à Achaïra, l’émission anarchiste sur la Clé des ondes à Bordeaux.


« Qu’est-ce que l’État ? », Augustin Garcia Calvo, 1977-2021 [7€ – 0 en stock] 📝 Article
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Ainsi, «  État  » est une idée dominante  : elle est constamment utilisée dans le langage politique et jusque dans le langage ordinaire  : elle est utilisée comme si l’on savait ce qu’elle signifiait. Alors, en nous demandant ce que c’est, il peut se passer deux choses  : si vraiment il s’agissait d’une idée définie, si l’on savait ce que c’était, nous ne ferions que dire ce qui était déjà dit, expliquer ce qui était déjà su  ; mais s’il n’en était pas ainsi, si jamais l’emprise de cette idée sur les gens se fondait en partie sur le fait que l’on ne savait pas bien ce qu’était «  État  », alors la question pourrait agir de façon perturbatrice, créatrice, c’est-à-dire destructrice. Agustín García Calvo (1926-2012) était un philologue, linguiste, poète, dramaturge, essayiste et maître de plusieurs générations d’incrédules et de rebelles.


« Dissidence de la broussaille », Roldolphe Christin, 2007 [12€ – 0 en stock]  📝 Article
> Voici un livre-itinéraire qui entend dépasser le clivage entre nature et culture. Ces murs dressés parmi les vivants autorisent tout jusqu’au pire, érigeant l’être humain contre ce qui l’entoure et finalement contre lui-même. Il est temps d’explorer broussailles et sauvagerie, lieux-ressources où de nouveaux départs se fomentent, dans les forêts de notre créativité. Nous avons besoin de nouveaux espaces pour la conscience et l’action ; nous avons besoin d’ouvrir une culture qui ne dissocierait pas l’humain du non-humain mais qui activerait leurs liens pour agrandir le monde. Ce livre est un livre de refus et de quête. C’est un objet de résistance et d’imagination, il raconte une histoire et trace une réflexion. Nomade, il déroule un cheminement. L’imaginaire sensible et les pensées abruptes de l’auteur entrainent le lecteur à la découverte de mondes imprévus. Le voyage se fait moyen de renouer avec la vie, au point de convergence où dedans et dehors éprouvent leur solidarité. Pour cela tout éteindre et sortir devient un sursaut nécessaire, afin de prendre le large à bras le corps, avec la tête, les mains, l’esprit et le cœur. Agrandir le monde, rien que cela. Et sortir de la programmation généralisée qu’on nous promet au prétexte de rendre la vie performante en tout, de mieux la diriger surtout. De main de maître, contre cette liberté nue qui pourrait nous habiter si nous savions l’écouter. Ce livre est un livre de plein air. Ce livre est un livre contre l’étouffement. Ce livre est un livre de critiques et d’invitations. Contrairement à ce que l’époque voudrait, il ne contient ni ne suit aucun programme.

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