Archives mensuelles : novembre 2025

Libertalia

COLLECTION DIX QUESTIONS SUR


« Dix question sur l’Anarchisme », Guillaume Davranche, 2020 [5€ – 1 en stock / 1 en consultation]
> Ses adversaires expédient volontiers la question en le réduisant à un milieu contre-culturel, à un état d’esprit anticonformiste, à une posture esthétique… Autant de façons de lui rogner les griffes, de le dépolitiser, de le sortir de l’histoire. Ce petit livre montre en quoi il est, au contraire, un courant très politique, structuré, porteur d’une alternative au capitalisme et d’une vision globale de transformation de la société.


« Dix question sur l’Antifascisme », La Horde, 2023-2024 [10€ – 0 en stock]
> À la fois mouvement d’autodéfense et mouvement d’émancipation, pratique politique d’action directe, d’information, d’éducation populaire et de contre-culture, l’antifascisme est bien plus varié que l’image qu’il renvoie dans les médias ou dans le monde politique, où on se plaît à le caricaturer. En dix chapitres, ce livre présente l’histoire et l’actualité de la lutte antifasciste, ainsi que les enjeux auxquels elle doit faire face. Il a pour ambition de donner suffisamment d’éléments à la fois théoriques et pratiques afin de présenter l’antifascisme dans sa complexité, sa richesse, mais aussi ses contradictions.


« Dix question sur les Féminismes Noirs », Fania Noël, 2024 [10€ – 1 en stock / 1 en consultation]
> Ce livre présente une histoire des Féminismes Noirs et les grands concepts qui sous-tendent leurs luttes. L’autrice aborde plusieurs thématiques dans lesquelles ces féminismes s’engagent et produisent une pensée qui fournit un bagage théorique et militant incontournable pour la justice sociale, antipatriarcale et anticapitaliste – l’espace à soi, l’abolitionnisme carcéral, la mémoire de l’esclavage, le rapport au corps, sans faire l’économie des sujets qui divisent encore.


« Dix question sur le Féminisme », Valérie Rey-Robert, 2021 [8€ – 1 en stock]
> Ce livre évoque dans les grandes lignes l’histoire du féminisme, ses divers courants, ses concepts, une partie des inégalités encore trop présentes, des discriminations et des violences faites aux femmes – dont la cessation revêt un éternel caractère d’urgence –, mais aussi les idées reçues sur les féministes et les controverses au sein du mouvement.


« Dix question sur la Grossophobie », Daria Marx, 2024 [10€ – 0 en stock / 1 en consultation]
> Dans cet ouvrage, l’écrivaine et militante féministe Daria Marx s’attaque au sujet de la grossophobie qu’elle a contribué à faire émerger. En dix questions, elle revient sur les origines de la discrimination des gros·ses, sur l’illusion de la révolution body-positive et sur les grandes figures de la lutte contre la grossophobie. Plusieurs chapitres abordent la question médicale, qui est centrale, notamment l’accès aux soins et le business juteux de l’amaigrissement.


« Dix questions sur l’Antispécisme », Jérôme Segal, 2021 [0 en stock / 1 en consultation] 📝Quelques mots 🙂
> Cet ouvrage concis et percutant permet de comprendre les liens de ce mouvement avec des courants de pensée comme le socialisme, l’anarchisme et le féminisme. Il appréhende son rapport avec l’écologie, les religions et la critique du capitalisme, et finalement aborde la question de la convergence des luttes, mais aussi d’une redéfinition de la place de l’humain sur notre planète.


QUEER


« Pour Sasha – la transphobie tue », Pauline Chiron, 2025 [10€ – 0 en stock]
> Sasha avait 22 ans lorsqu’elle a mis fin à ses jours, en septembre 2021. Dans ce récit poignant, sa grande sœur raconte son enfance, ses amitiés, sa passion pour la mode, sa transition, les réactions familiales et professionnelles. Elle dresse le portrait d’un être rayonnant, assombri par la violence d’une société cisnormée.


« Trans », Jack Halberstam, 2023 [10€ – 1 en stock]
> Au cours des dernières décennies, les débats publics concernant les vies trans se sont multipliés. Cette visibilité accrue, si elle s’accompagne parfois de nouveaux droits, est aussi synonyme de régulation et d’exposition à des mouvements anti-trans de plus en plus virulents. Les désirs de transition, autrefois considérés comme une affection rare et malheureuse, sont ainsi devenus des sujets nouveaux de militance politique. Dans Trans*, Jack Halberstam explore ces déplacements de signification à l’œuvre dans la représentation du genre et explore les possibilités de futurs aux genres multiples. Il convoque de nombreuses productions culturelles (films, séries, romans, installations) aux côtés de figures telles que Prince, les Monty Pythons, Judith Butler, José E. Muñoz, Paul B. Preciado ou Susan Stryker.

PALESTINE 


« Que ma mort apporte l’espoir – poèmes de Gaza, textes sélectionnés et traduits par Nada Yafi (édition bilingue arabe-fançais), 2024 [10€ – 2 en stock]
> Bouleversants de courage et d’humanité, les cinquante textes qui composent ce recueil témoignent de la force de la poésie, forme privilégiée de la culture arabe, et confirment que la vie finit toujours par l’emporter sur la mort : « Car nous aimons la vie, disait Mahmoud Darwich, poète emblématique de la Palestine, pour peu que nous en ayons les moyens.


« Journal de bord de Gaza », Rami Abou Jambus, préface de Leïla Shahid, 2024 [18€ – 1 en stock]
> Rami Abou Jamous est un journaliste palestinien. Il tient depuis février 2024 son Journal de bord de Gaza sur Orient XXI, pour lequel il a obtenu, en octobre 2024, le prix Bayeux des correspondants de guerre dans la catégorie presse écrite, ainsi que le prix Ouest-France. Un témoignage de première main incroyablement émouvant. Une immersion inédite dans le quotidien des Gazaouis.


« Nous refusons – dire non à l’armée en Israël », Martin Barzilai, 2025 (livre avec photos) [20€ – 1 en stock] 📷
> Dans ce livre, le photographe Martin Barzilai dresse les portraits, en textes et images, de celles et ceux qui, en Israël, refusent de faire leur service militaire pour ne pas avoir à livrer une sale guerre à Gaza ou en Cisjordanie.


COLLECTION N’AUTRE ÉCOLE


« Entrer en pédagogie féministe », Audrey Chenu et Véronique Decker, 2023 [10€ – 2 en stock]
> Ce livre est destiné à toutes celles et ceux qui souhaitent réfléchir et agir pour une éducation féministe à l’école, dès la maternelle. Il s’agit de construire patiemment une attention, des actions, des réflexions à partager avec les élèves et leurs parents, afin de permettre à tous les enfants de grandir dans l’égalité des droits, dans le respect des émotions et des corps, dans un imaginaire qui n’exclut rien par avance.


« Femmes pédagogues – des insurgées de 1848 à Bell Hooks », Grégory Chambat, 2024 [10€ – 2 en stock]
> Aborder l’histoire de la pédagogie sous l’angle du genre bouscule les évidences et les certitudes. Dans le système patriarcal, l’éducation serait en effet un « privilège » féminin. C’est pourquoi la tradition occidentale a délégué aux femmes et aux mères les tâches éducatives. Et pourtant, alors que la profession enseignante est largement féminisée, en pédagogie comme en gastronomie, les « grands chefs » étoilés et médiatisés, sont avant tout des hommes.
Qui se souvient que le premier traité éducatif en langue française est signé par une femme, Dhuoda ? Des insurgées de 1848 à bell hooks, en passant par Élise Freinet et Germaine Tillion, cet ouvrage considère qu’une autre histoire de la pédagogie est à écrire et relate près de deux siècles de luttes contre toutes les dominations en ravivant des pratiques pédagogiques émancipatrices d’une cruciale actualité.


« Apprendre à désobéir – petite histoire de l’école qui résiste », Laurence Biberfeld et Grégory Chambat, 2013-21 [10€ – 2 en stock]
> Petite histoire de l’école qui résiste. De l’œuvre éducative de la Commune de Paris à la dénonciation du fichage informatique des élèves, de la naissance du syndicalisme dans l’éducation aux écoles populaires kanaks des années 1980, en passant par les luttes anti-hiérarchiques ou la résistance à la « rééducation » vichyste, cet ouvrage retrace cent cinquante années de luttes et d’insoumission au sein de l’institution scolaire. Enseigner la désobéissance, c’est remettre en question toutes les dominations qui entravent, c’est créer l’espace où s’exercera une souveraineté qui n’est pas celle de l’isoloir, mais qui se vit dans la rue, au village, à l’usine, au bureau, dans la famille. Mais est-ce que la liberté peut s’enseigner ? Ce livre l’affirme. Préparer des humains à l’autonomie, à l’égalité, à un monde délivré de toute oppression ne saurait se faire au moyen de l’autorité.

ET DE TOUT… ON OEUVRE POUR L’INTERSECTIONNALITÉ


« Mon histoire – une vie de lutte contre la ségrégation raciale », Rosa Parks, 1992-2018 [10€ – 2 en stock]
> Rosa Parks (1913-2005) est une figure emblématique des luttes noires américaines. Cette autobiographie, inédite en français, met en lumière l’intensité de son engagement tout au long du XXe siècle.


« Sylvia Pankhurst – féministe, anticolonialiste, révolutionnaire », Marie-Hélène Dumas, 2019 [10€ – 1 en stock]
> Artiste, journaliste, féministe, communiste de gauche, anticolonialiste et antifasciste, Sylvia Pankhurst (1882-1960) a œuvré toute sa vie en faveur de l’émancipation. Figure du mouvement des suffragettes avec sa mère Emmeline et sa sœur Christabel, elle affronte de nombreux séjours en prison. En 1914, elle délaisse les salons progressistes pour les rues misérables d’East London. Elle dirige alors le plus important journal antiguerre d’Angleterre, transforme des pubs en crèches, crée des restaurants à prix coûtant et des cliniques pédiatriques.Camarade d’Emma Goldman, Rosa Luxemburg, Clara Zetkin, Alexandra Kollontaï et Angelica Balabanova, militante de la IIIe Internationale, elle contribue à la fondation du Parti communiste britannique avant d’en être exclue parce qu’elle refuse de suivre la ligne. Elle se consacre ensuite à la lutte contre la montée du fascisme et soutient le peuple éthiopien face à Mussolini.  En reliant l’émancipation des femmes à celle des classes laborieuses et des peuples colonisés, Sylvia Pankhurst annonce la pensée intersectionnelle d’aujourd’hui. 


« À mes frères », Louise Michel, 2019 [10€ – 1 en stock]
> Connaît-on vraiment l’intensité de l’engagement de Louise Michel (1830-1905) ?
Les précédentes anthologies ont eu tendance à cloisonner la richesse et la diversité d’une expression révolutionnaire variée en sélectionnant des formats (poésie, roman, essai) ou en privilégiant son caractère littéraire – aujourd’hui si romantiquement anachronique.
Tout en conservant cette diversité et ce souffle singulier, cette anthologie présente la « grande citoyenne » en action à travers un choix de textes souvent inédits. Celle-ci ne cesse de s’engager et de mobiliser en invoquant les spectres de la Commune ou en traçant des horizons radieux, en reliant entre elles les luttes du monde entier, appelant à l’émancipation des femmes, à la compassion parfois, à d’implacables colères populaires souvent.


« Réfugié », Emmanuel Mbolela, 2014-2017 [10€ – 2 en stock]
> Persécuté pour des raisons politiques, Emmanuel Mbolela (né en 1973) a fui la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) en 2002. Il a voyagé six ans durant lesquels il a affronté les mêmes difficultés que des milliers d’autres migrant-e-s : racket des douaniers, business des passeurs, embuscade dans le désert du Sahara, travail au noir à Tamanrasset pour financer la suite du voyage et enfin la nasse marocaine, où il est resté bloqué pendant quatre ans. Là, et c’est l’un des deux apports principaux de son récit, il a fondé avec des compatriotes la première association de réfugié-e-s : l’Arcom, Association des réfugiés congolais au Maroc, refusant ainsi le statut de victime muette et impuissante dans lequel on le tenait. L’autre intérêt de ce livre est de montrer combien les femmes subissent encore plus de violence et d’exploitation que les hommes tout au long du parcours, mais aussi comment ce sont elles qui sont à l’initiative des actions de résistance et de protestation contre les conditions indignes imposées aux réfugié-e-s. Emmanuel Mbolela a fini par obtenir l’asile politique en Hollande en 2008. À partir de là, il a très vite rencontré des réseaux d’activistes pro-réfugiés en Allemagne (association AEI : Afrique Europe Interact), ce qui explique que son récit a été publié d’abord en allemand sous le titre Mein Weg vom Kongo nach Europa (Mandelbaum Verlag en 2014).


« Opération Vasectomie – Histoire intime et politique d’une contraception au masculin », Élodie Serna, 2021 [10€ – 2 en stock]
> Histoire intime et politique d’une contraception au masculin. Depuis un siècle, des hommes font le choix de la vasectomie. Louée pour ses prétendues vertus rajeunissantes par des médecins, prônée comme réponse à la question sociale par des eugénistes et des néomalthusiens, adoptée comme méthode de contraception clandestine par des anarchistes, la stérilisation masculine fait parler d’elle en Europe dès les années 1920. Grâce à la simplicité de sa technique, elle est envisagée après la Seconde Guerre mondiale comme une solution face à la peur d’une explosion de la population mondiale. En France, elle demeure longtemps une pratique quasi exclusive des milieux libertaires avant d’entrer enfin dans les cabinets médicaux.La contraception masculine – notamment la vasectomie – suscite un intérêt croissant. Elle interroge la relation des hommes à la virilité ainsi que le partage des responsabilités contraceptives. Mais au-delà des questions de genre, réintégrer la vasectomie dans l’histoire et l’actualité de la contraception permet de décaler le regard sur les enjeux politiques de la procréation. Et de poser une question toute simple : alors les gars, quand est-ce que vous vous y mettez ?


« Manuel du Guérillero urbain », Carlos Marighela, 2009 [7€ – 1 en stock]
> Ce texte est un document politique important. Il contredit la théorie du foco, donc du foyer révolutionnaire en milieu rural, conceptualisée par Che Guevara et Régis Debray. Il illustre une certaine vision de la période post-68 et s’inscrit dans un contexte particulier : celui de la radicalisation de certaines franges de la gauche à l’heure de la dénonciation de l’impérialisme et des luttes tiers-mondistes, celui des « années de plomb » et de la lutte armée en Italie, en Allemagne, en Irlande, mais aussi au Proche-Orient et en Amérique du Sud. Interdit par le ministre de l’Intérieur Raymond Marcellin lors de sa première publication en France sous le titre Pour la libération du Brésil, il fut immédiatement réédité par un collectif de 23 éditeurs (Flammarion, Robert Laffont, Minuit, Maspero, Gallimard, Grasset, etc.).


« Femmes pirates », Daniel Defoe, illustration couverture de Tanxxx, 2015 [8€ – 2 en stock]
> Mary Read (1690-1720) et Anne Bonny (vers 1705-1782) sont les deux femmes pirates les plus célèbres de l’histoire. Leur épopée a traversé les siècles et a largement imprégné l’imaginaire collectif. Daniel Defoe fut le premier à raconter les vies mouvementées de ces « louves de mer » (Zoé Valdès) dans Histoire générale des plus fameux pirates, sous le pseudonyme du « Capitaine Johnson ».


« Penser l’espoir en des temps désespérés », John Holloway, 2022-2025 [13€ – 1 en stock]
> L’espoir réside dans notre richesse, la joie de notre créativité collective. Mais dans le monde tel qu’il va, la richesse n’existe que sous la forme spécifique de l’argent. Nous sommes relié·es les un·es aux autres par la monnaie et cette relation sociale nous mène droit vers l’extinction – exploitation accrue, frustration, misère, violence, guerre et destruction de la planète. La richesse contre l’argent : l’issue de cette bataille déterminera l’avenir de l’humanité. Alors que l’argent semble invincible, son règne est fragile. Voilà ce que John Holloway nous amène à envisager, en renouant avec une critique accessible et exigeante de l’économie politique. Dans ce qui pourrait être le troisième volet d’une trilogie refondant la théorie des luttes sociales (après Changer le monde sans prendre le pouvoir et Crack Capitalism), Holloway place la notion d’espoir au centre de la critique anticapitaliste. Il nous lance le défi de penser l’espoir en des temps incertains et de s’en emparer pour alimenter une rage digne et révolutionnaire.


« La Rage contre le règne de l’argent », John Holloway, 2019 [5€ – 1 en stock]
> Dans ce petit livre, John Holloway démontre en un raisonnement limpide en quoi l’argent est une forme de lien social bien spécifique, conditionnant toute activité humaine, tendant nécessairement à la souffrance et à la destruction. Sans jargon, il rend évidentes les implications sociales du capitalisme (expansion du capital, rôle de l’État et crise de la dette) et engage la construction d’une « nouvelle grammaire » de la révolte.


« Super-héros – une histoire politique », William Blanc, 2021 [10€ – 1 en stock]
> Cinéma, séries télévisées, romans, jeux… les super-héros, nés en 1938 avec l’apparition de Superman, ont envahi la culture populaire planétaire. Loin d’être un simple produit de divertissement, le genre super-héroïque a été pensé dès son origine comme un outil politique par des auteurs issus de milieux modestes. Captain America a ainsi été créé par deux auteurs juifs pour corriger Hitler dans des comics alors que Wonder Woman a été pensée pour promouvoir l’émancipation des femmes. D’autres super-héros ont eu pour fonction de faire croire à l’existence d’un futur radieux à portée de main dans lequel le modèle démocratique se répandrait sur l’ensemble du globe en triomphant des tyrannies « féodales » totalitaires. Plus tard, de nouveaux personnages ont symbolisé une Amérique en plein doute, frappée de plein fouet par la crise pétrolière, la défaite au Vietnam, puis le 11 septembre 2001. Évoquant tour à tour Superman, Batman, Wonder Woman, Captain America, Namor, l’Escadron suprême, Black Panther, Luke Cage, Green Arrow, Spider-Man, Red Sonja, Howard the Duck, Punisher, Iron Man, les super LGBT et Wolverine, cet ouvrage se propose d’explorer les discours politiques qui se cachent derrière le masque des surhumains.


« Alors nous irons trouver la beauté ailleurs – gymnastique des confus », Corinne Morel Darleux, 2023 [10€ – 1 en stock]
> Installée au pied du Vercors depuis quinze ans, Corinne Morel Darleux est essayiste et romancière. Engagée dans de nombreux réseaux écologistes, libertaires et paysans, elle se consacre au militantisme de terrain et à l’écriture. Depuis 2019 et le très remarqué Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce, elle développe une œuvre singulière, à la fois poétique et affûtée, qui questionne notre rapport au monde et en appelle à la dignité.


« Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce – réflexions sur l’effondrement », Corinne Morel Darleux, 2019-21 [10€ – 2 en stock]
> Dans cet essai philosophique et littéraire rédigé à la première personne, la militante écosocialiste Corinne Morel Darleux questionne notre quotidien en convoquant le navigateur Bernard Moitessier, les lucioles de Pasolini ou Les Racines du ciel de Romain Gary. Elle propose un choix radical : refuser de parvenir et instaurer la dignité du présent pour endiguer le naufrage généralisé.


« Insurgé·es ! – regards sur celles et ceux de la Commune de Paris de 1871 », Musée d’Art et d’Histoire Paul Eluard / Saint-Denis, 2022 (livre avec photos et illustrations) [12€ – 1 en stock] 📷
>La Commune de Paris (18 mars-28 mai 1871) a profondément marqué l’histoire et les esprits. Insurgé·es ! réunit les très riches collections du Musée d’art et d’histoire Paul Eluard et des fonds patrimoniaux de la médiathèque du Centre-ville de Saint-Denis. Des œuvres phares ou méconnues sont dévoilées, parfois pour la première fois. Des créations contemporaines viennent encore enrichir cette perspective. Les événements, et les mémoires qui les ont transmis, sont approchés à hauteur d’hommes, de femmes, d’enfants, qu’ils soient célèbres ou moins connus, identifiés ou anonymes, individus ou collectifs. Des personnalités de tous horizons sont invitées à partager leurs regards en toute subjectivité. Chacun·e peut ainsi puiser dans cet ensemble polyphonique pour se faire sa propre idée. L’ensemble révèle à quel point cette histoire interroge notre société : république, démocratie, souveraineté populaire, liberté et autorité, émancipation, travail, rapports de genre, violence, mémoire collective… La Commune inspirerait-elle encore ?


« Vegan Food, Art & Rock’n’roll – 10 ans de recettes et d’engagement », Teresa Moya, 2023 (livre avec photos et illustrations) [32€ – 0 en stock] 📷
> Avec 75 recettes végétales, sucrées et salées, ce livre retrace 10 années d’expérimentations culinaires chez East Side Burgers, fast-food végétalien pionnier de sa génération, de sa création en 2012 à sa fermeture en janvier 2023. 200 pages au fil desquelles on retrouve l’univers graphique, musical et engagé qui les caractérisait, au travers des affiches de leurs burgers collectors, des photographies des recettes par le photographe Yann Levy, et au travers de leurs actions solidaires et engagées.
L’autrice raconte des anecdotes sur la création de certaines recettes, mais aussi comment en 10 ans l’équipe d’East Side Burgers a été témoin et a accompagné une évolution de la société vis-à-vis du bien-être animal, de son alimentation et de ses engagements.


JEUNESSE


« Inès voulait aller danser », texte et illustration de Manon Bouchareu, 2020 [8€ – 1 en stock]
> Ines, petite rate au seuil de l’âge adulte, vit avec sa famille dans la paisible ville de Candy-Raton. Elle reçoit une invitation pour le grand bal des cœurs-à-prendre, véritable institution où ratons et ratonnes trouvent généralement leur « moitié ». Ines adore danser mais ne veut pas aller au bal. Pourquoi faudrait-il qu’elle cède sur ce dont elle a envie pour se conformer aux autres ?
Une première lecture féministe. Dès 6 ans.


« Jojo le pirate partage le butin – Tous solidaires ! », texte de Charlotte Dugrand et illustrations de Bruno Bartkowiak, 2015 [13€ – 2 en stock]
> L’histoire de Jojo le pirate s’adresse aux 3-5 ans. Cinq personnages composent l’histoire : Jojo le pirate, Pilon (le zèbre à la jambe de bois), Trompette (l’éléphant), Capitaine Cocotte (la poule au crochet) et Gigi-la-Vigie (la girafe). L’histoire est une réflexion sur le partage et le fait d’être solidaire avec ses amis. Le capitaine n’est pas un garçon, mais une petite poule. Les illustrations laissent une part importante d’interprétation aux enfants et aux parents. On retrouve les classiques de la piraterie, mais aussi une autre philosophie que celle véhiculée d’ordinaire sur les pirates. A bord de leur bateau, il n’y a pas de chef, ils partagent le trésor en parts égales et prennent les décisions en commun. À l’abordage ! 

>>> Toutes les infos sur le site des Éditions Libertalia :  ici

 

Atelier de Création Libertaire


« Dictionnaire anarchiste des enfants », Jorge Enkis, collectif Emma Goldman, 2020-2021 [8€ – 17 en stock]
> «  Apprends et développe ta pensée critique à travers des définitions, des comparaisons et des métaphores sur les idées et les valeurs portées dans le monde merveilleux de l’anarchisme.  »
Voici un dictionnaire illustré destiné aux jeunes esprits rebelles qui découvrent cet idéal fantastique en dehors des sentiers battus. Jorge Enkis, originaire du Chili, est l’auteur, illustrateur et éditeur à l’origine de la première édition en espagnol de ce dictionnaire. La version que nous vous proposons est une adaptation du premier ouvrage de cette collection. Certains passages ont été traduits de l’espagnol tandis que d’autres ont été créés par le collectif anarchiste canadien Emma Goldman. Pour la version française, nous avons retiré les articles s’adressant plus particulièrement aux enfants du Nitassinan, d’où le collectif anarchiste Emma Goldman est issu.Ce livre est destiné à un public de 9 ans et plus. Pour les parents, il représente une occasion formidable de dialoguer dans un but de développer la pensée critique de leurs enfants. Il est enfin certain que les plus grand·es d’entre nous, ayant conservé leur jeunesse de cœur, pourront apprécier cet ouvrage.


« Vers une pédagogie anti-oppression et une autogestion du vivre-ensemble », entretiens avec Irène Pereira et Anna Kruzynski, réalisés par Francis Dupuis-Déri, 2020 [8€ -1 en stock]
> Voici deux entrevues qui donnent à voir le portrait et le parcours de deux femmes anarchistes, l’une en France, l’autre au Québec. Irène Pereira et Anna Kruzynski, qui ne se connaissent pas, tiennent des propos qui se font écho, en particulier quant à leur manière de mobiliser prudemment l’étiquette d’«  anarchaféministe  », même si elles ont plusieurs expériences dans des collectifs féministes. Aujourd’hui, elles s’intéressent et se préoccupent de toutes les formes de domination et cherchent à intégrer dans leur anarchisme des réflexions et des expériences d’ailleurs, par exemple des mouvements afro-américains, autochtones et latino-américains.


« La Fabrique du progrès – scientisme, système technicien et capitalisme vert », Arthur Guerre, 2025 [18€ – 2 en stock]
> « Dans les faits, ma scolarité et mon environnement professionnel de médecin m’ont surtout appris à connaître et à comprendre le fonctionnement d’un certain champ scientifique. Ils m’ont alors incidemment offert le recul nécessaire pour le critiquer. C’est ainsi que, partout où me menaient mes études et mes recherches dans la littérature scientifique, je me trouvais face aux limites des connaissances, face à l’abîme de l’ignorance. La guérison de ce vertige anxiogène, de ce sentiment de finitude, passa par une étude autodidacte de la philosophie des sciences, discipline faisant tant défaut aux filières scientifiques. Cette prise de recul épistémologique prit ensuite une dimension politique, tant l’injustice de l’accaparement du prestige de “sachant” par une élite minoritaire me révulsait. Le regard critique que je porte sur mon domaine de compétence – la médecine –, dans lequel sont constamment mobilisés des arguments d’autorité, me causa un certain malaise face à ma légitimité “d’expert de la santé”. Dans un monde fait d’incertitudes et de polémiques, je concevais cette légitimité comme intrinsèquement branlante pour la médecine. Ce malaise me questionna sur le bien-fondé et la partialité d’autres domaines de prétendue expertise, et aboutit à une remise en cause de la dérive techno­cratique déterminante de notre société, dans laquelle des “spécialistes” monopolisent le débat public. Ma soif de lecture m’a permis alors d’épancher le fossé qui m’empêchait cette réflexion libre, par-delà les chasses gardées d’intellectuels et de scientifiques ayant tendance à sanctuariser leurs domaines de savoir et à entériner les cadres réflexifs de leurs disciplines dogmatiques. Pourtant, les sciences ne pourront être mises au service de la collectivité qu’à la condition d’être comprises dans leurs logiques et leurs limites. Elles doivent être sorties de leur essentialisation en les réintégrant dans leurs multiples déterminismes – notamment sociaux – et enfin chassées de domaines qu’elles occupent illégitimement, notamment ceux de la politique et de la philosophie.  »


« Discours sur l’horreur de l’art », Enrico Baj et Paul Virilio, 2009 [10€ – 1 en stock]
> L’horreur : celle que l’art contemporain pense de lui-même ou celle du commercialisme qui le ravage ? Le Discours sur l’horreur de l’art part de cette question, mais ni Enrico Baj, ni Paul Virilio n’en restent là. Enrico Baj, peintre italien anarchiste dont tant d’œuvres ont été censurées, Berluskaiser, Funérailles de l’anarchiste Pinelli, Nixon Parade… sait tout des appétits des marchands de l’art. Paul Virilio, qui réalisa des vitraux pour Matisse, a critiqué avec virulence les ambitions de la sécurité et les illusions de la communication. Entre autres ! Leur dialogue, éblouissant, est à la fois une introduction simple à la pensée complexe de Paul Virilio et une féroce révélation des tares de l’art.


« Les Lazaréennes – fables et chansons – poésies sociales », Joseph Déjacque, 2018 [10€ – 2 en stock]
> À l’époque de Proudhon, Marx et Hugo, un jeune ouvrier-poète parisien du nom de Joseph Déjacque (1821-1865) fulgure en l’espace de dix ans à peine. Il subit la répression de 1848 et part en exil après 1851. Il devient anarchiste entre Londres et New York, 1852 et 1854. Mais c’est à La Nouvelle-Orléans, entre 1855 et 1858, que sa colère politique atteint des sommets. Déjacque y publie, pour quatre souscripteurs à peine, ses poèmes les plus puissants  : les Lazaréennes (1857). Ils varient entre l’ivresse amoureuse et le dépit amer, la critique transversale du capitalisme et les appels à la vengeance révolutionnaire. Le chant de la fauvette alterne avec celui des «  damnés  », la tendresse avec la furie.


« Kafka et les anarchistes – insubordination, intransigeance, refus de l’autorité », Costas Despiniadis, 2018 [8€ – 1 en stock]
> Dans les essais qui sont rassemblés dans ce livre, nous tentons donc, fidèles aussi bien aux écrits de Kafka lui-même qu’aux témoignages biographiques disponibles, de restituer la dimension réelle des intérêts de Kafka pour l’anarchisme, sans pour autant ni les amplifier ni les minimiser, comme s’il était interdit à un écrivain important d’être séduit par les idées anarchistes. Nous ne prétendons pas bien sûr que cette grille de lecture ouvre toutes les portes de l’immense édifice que constitue l’œuvre de Kafka. Au contraire. Cependant, la question n’est pas résolue de savoir pourquoi la critique officielle a préféré laisser hermétiquement fermée cette porte – la porte qui permet de découvrir la critique exercée par cet exceptionnel «  dissecteur du pouvoir  » – nous livrant ainsi une image incomplète de ce grand écrivain.


« De la désobéissance », André Bernard, 2024 [10€ – 1 en stock]
> Historiquement, les mouvements non-­violents (ou de désobéissance civile) ont développé un certain nombre d’actions, comme la grève de la faim, la non-coopération, le boycott économique, le sabotage doux (comment rendre inutilisables outils ou matériels sans blesser physiquement l’être humain), la grève ouvrière, l’occupation de locaux divers, le sit-in, l’enchaînement individuel ou collectif sur des lieux publics, la désobéissance civile de masse (comme le Hirak algérien), le refus de la conscription et de la politique de l’armement, le renvoi du livret militaire, le refus de l’impôt, etc. Les textes proposés ici par André Bernard ne présentent pas seulement une approche de la non-violence/désobéissance civile quand elle n’est qu’un «  vent philosophique ­agité  », mais aussi quand elle est engagement physique et qu’elle demande imagination et courage, quand elle s’incarne individuellement et, surtout, collectivement  ; ceci à travers des exemples historiques précis. Enfin, l’auteur nous explique que, lorsqu’on parle de dés­obéissance civile, il ne s’agit pas de parler de «  sacrifice  » ni de cultiver l’admiration pour des martyrs, mais de comprendre que, dans toute action, il y a des risques à prendre, entre autres le risque de la défaite.


« Marie Huot – libertaire, néomalthusienne, antispéciste, théosophe… », Sylvain Wagnon, 2023 [12€ – 1 en stock]
> Arrêter de faire des enfants  ? Alors que la population mondiale a franchi le seuil des huit milliards d’habitant·es et que les préoccupations écologiques s’imposent, la question de la croissance démographique devient un sujet politique d’actualité  : faut-il encore faire des enfants ou faut-il faire «  la grève des ventres  »  ?Moyen d’action radical, la grève des ventres a une histoire et une incarnation en la personne de Marie Huot (1846-1930). Cet ouvrage retrace l’itinéraire d’une personnalité singulière, encore peu connue et pourtant oratrice redoutée de son époque, poétesse à ses heures, muse des peintres symbolistes et grande voyageuse. Amie de Louise Michel et soutien du pédagogue libertaire Paul Robin, son parcours se situe aux confins de l’anarchisme du dix-neuvième siècle. Marie Huot fut une pionnière de toutes les luttes antispécistes et une figure emblématique de la cause animale, du féminisme et du néomalthusianisme révolutionnaire, tout en appartenant à la mouvance théosophique. Sylvain Wagnon, dans un texte qui entremêle histoire et réflexion politique, nous relate une vie de militante, de combattante, difficilement classable dans le seul domaine de l’action politique, mais qui affirme la nécessité d’une convergence des luttes. L’histoire et l’actualité de ses combats nous concernent tous et toutes.


« Emma Goldman – une éthique de l’émancipation », Max Leroy, 2014 [16€ – 1 en stock]
> « Emma Goldman a été victime, tout particulièrement dans le monde francophone, d’une étrange amnésie qui a fait que le mouvement anarchiste, pourtant si enclin à célébrer son histoire et ses héros, semble parfois aisément oublier qu’il a aussi compté de nombreuses héroïnes », écrit Normand Baillargeon à propos de celle que les services secrets nord-américains décrivirent comme l’une des anarchistes les plus dangereuses de son pays d’adoption. Cette biographie, la première en langue française, retrace l’histoire de cette militante inlassable de l’émancipation, à la fois libertaire et communiste, féministe et nietzschéenne. Née en Lituanie et morte à Toronto, sa vie se lie aux deux siècles qu’elle escorta : des grèves ouvrières états-uniennes à la Première Guerre mondiale, de la ­Russie rouge à la Catalogne, de la montée du fascisme à la lutte contre le nazisme, Goldman fut de tous les fronts – et jamais la prison, l’exil et la mise au ban n’entamèrent sa détermination.


« Déraisons du monde – variations critiques autour de quelques rengaines – croissance, développement, productivisme, etc », Rodolphe Christin, 2005 [5€ – 2 en stock]
> Le système qui fait de la consommation un mode de vie cherche toujours à se répandre, porté par la bonne conscience de ceux qui le véhiculent. À défaut de pouvoir partout se concrétiser, il accroche au moins les esprits, attise les désirs, en vantant un soi-disant bonheur au bout du chemin. Si l’on n’y prend garde, une logique missionnaire et conquérante infiltre le désir de développer le monde, soutenue par la volonté d’une maîtrise généralisée des espaces, des échanges, des pensées et des cultures. Comme cette tendance concerne aujourd’hui le monde entier, on parle de mondialisation pour désigner son expansion. Personne, ni l’homme des villes européennes, ni l’homme des jungles de Nouvelle Guinée, n’existe sans être, d’une manière ou d’une autre., confronté aux exigences ou aux conséquences du développement.


« Quartier en lutte – récits féministes et libertaires (Pointe-Saint-Charles – Montréal) », Anna Kruzynski, 2023 [12€ – 1 en stock]
> « C’était en 1998. J’avais vingt-sept ans. Je faisais mon bac en travail social. Dans le cadre d’un cours, je me suis retrouvée à faire une entrevue avec une femme qui avait milité à Pointe-Saint-Charles à Montréal depuis trente ans. Cheveux teints en vert, habillée en pantalons de combat, la jeune féministe radicale que j’étais à l’époque a eu une révélation ce jour-là. Cette femme, qui aurait pu être ma grand-mère, m’a fait comprendre que l’implication dans son quartier, ça change une vie. Elle me dit  : “C’est comme une piqûre d’insecte qui nous transmet un virus dont il est impossible de se débarrasser.” Une fois qu’on a compris l’injustice, qu’on a vu ce qui était possible, on ne peut plus voir le monde comme avant. J’avais la piqûre  !  » Depuis cette date, Anna Kruzynski s’est sentie chez elle et s’est impliquée dans de nombreuses initiatives alternatives et populaires de ce quartier. Pendant plus de vingt ans, elle a été engagée dans de nombreux combats et engagements qui ont vu le jour à la Pointe. En même temps, elle a essayé d’en raconter l’histoire, ainsi que de rendre compte des enjeux et des problématiques de ce mouvement qui ne concerne pas seulement Pointe-Saint-Charles, mais peut être étendu, par analogie, à d’autres quartiers et d’autres régions du monde. Cela permettra de mieux comprendre ce que nous vivons dans nos quartiers et ce vers quoi nous pourrions nous diriger, avec toutes les difficultés internes et externes inhérentes à ces tentatives d’enraciner profondément des changements libertaires dans la vie quotidienne…


« Indios sans roi – rencontres avec des femmes et des hommes du Chiapas », Orsetta Bellani, traduit de l’italien par Isabelle Felici et Alessandra Giro, 2017 [10€ – 1 en stock]
> Cet ouvrage, qui a par bien des aspects la forme d’un carnet de route, nous rapproche au plus près des communautés zapatistes du Chiapas. Les personnes qui ne seraient pas informées sur l’insurrection zapatiste y trouvent des éléments pour remonter aux origines du mouvement tandis que les autres y puisent des informations actualisées et sans doute des ouvertures sur des aspects peu connus de la vie des communautés. Chaque thématique est abordée par le biais d’une rencontre avec des femmes et des hommes engagés au quotidien, qui ont pris en main le changement et agissent par le bas. Il n’est pas question d’encenser les zapatistes, présentés avec l’approche critique nécessaire, mais bien de rappeler que le changement est toujours en acte au Chiapas, même si les zapatistes ne font plus la une de la grande presse… À leur façon ces hommes et ces femmes montrent qu’un autre monde est possible.


« La vie sera mille fois plus belle – les mujeres libres, les anarchistes espagnols et l’émancipation des femmes », Martha A. Ackelsberg, 2010 [16€ – 2 en stock]
> En 1936, des groupes de femmes à Madrid et à Barcelone fondèrent les Mujeres Libres, organisation destinée à libérer les femmes du « triple asservissement à l’ignorance, en tant que femmes, et en tant que productrices ». Bien que cela ait duré moins de trois ans (leurs activités en Espagne connurent une fin abrupte lors de la victoire des forces franquistes en février 1939), les Mujeres Libres mobilisèrent plus de 20 000 femmes et développèrent un vaste réseau d’activités visant à accroître l’autonomie des femmes tout en construisant un sens de la communauté. L’histoire de ma découverte de ces femmes et de leurs activités couvre de nombreuses années et de nombreux kilomètres, des explorations dans les archives ainsi que des conversations avec des militantes âgées. Je suis parvenue à comprendre la portée de leurs visions et de leurs réussites grâce à nos efforts communs pour communiquer au-delà des différences de culture, d’âge, de classe et de contexte politique. Nombre de ces femmes m’ont laissé entrer chez elles et ont partagé leur histoire ; j’ai essayé d’entendre leur langage et de prêter attention à la fois à ce qui nous rapprochait et à ce qui nous séparait.


« Brèches libertaires », André Bernard, 2025 [12€ – 0 en stock]
> Des libertaires contemporains, pour l’essentiel, et quelques autres plus anciens, montrent dans leurs écrits la possibilité d’ouvrir des brèches pour s’extirper de la structure de cette société figée dans la domination et l’exploitation. Il s’agit de réflexions et de mises en pratique d’anthropologues et de juristes, il s’agit de gestes de ruptures comme le sabotage ou la fuite, il s’agit de la désobéissance dans ses multiples aspects, mais il s’agit également du renversement de nos idées toutes faites, et que l’on pense immuables, par l’exaltation de l’imagination et de la poésie. Ces brèches libertaires – la parole y participe – impliquent, à n’en pas douter, un engagement physique, individuel et collectif, avec les risques qui vont avec. Toutefois, par prudence, et dans la mesure du possible, on pourra observer le monde de sa fenêtre. André Bernard, insoumis à la guerre ­d’Algérie, créa avec d’autres la revue Anarchisme et non-violence. Depuis, il participe, ici et là, à la presse écrite libertaire, de même qu’à Achaïra, l’émission anarchiste sur la Clé des ondes à Bordeaux.


« Qu’est-ce que l’État ? », Augustin Garcia Calvo, 1977-2021 [7€ – 0 en stock] 📝 Article
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Ainsi, «  État  » est une idée dominante  : elle est constamment utilisée dans le langage politique et jusque dans le langage ordinaire  : elle est utilisée comme si l’on savait ce qu’elle signifiait. Alors, en nous demandant ce que c’est, il peut se passer deux choses  : si vraiment il s’agissait d’une idée définie, si l’on savait ce que c’était, nous ne ferions que dire ce qui était déjà dit, expliquer ce qui était déjà su  ; mais s’il n’en était pas ainsi, si jamais l’emprise de cette idée sur les gens se fondait en partie sur le fait que l’on ne savait pas bien ce qu’était «  État  », alors la question pourrait agir de façon perturbatrice, créatrice, c’est-à-dire destructrice. Agustín García Calvo (1926-2012) était un philologue, linguiste, poète, dramaturge, essayiste et maître de plusieurs générations d’incrédules et de rebelles.


« Dissidence de la broussaille », Roldolphe Christin, 2007 [12€ – 0 en stock]  📝 Article
> Voici un livre-itinéraire qui entend dépasser le clivage entre nature et culture. Ces murs dressés parmi les vivants autorisent tout jusqu’au pire, érigeant l’être humain contre ce qui l’entoure et finalement contre lui-même. Il est temps d’explorer broussailles et sauvagerie, lieux-ressources où de nouveaux départs se fomentent, dans les forêts de notre créativité. Nous avons besoin de nouveaux espaces pour la conscience et l’action ; nous avons besoin d’ouvrir une culture qui ne dissocierait pas l’humain du non-humain mais qui activerait leurs liens pour agrandir le monde. Ce livre est un livre de refus et de quête. C’est un objet de résistance et d’imagination, il raconte une histoire et trace une réflexion. Nomade, il déroule un cheminement. L’imaginaire sensible et les pensées abruptes de l’auteur entrainent le lecteur à la découverte de mondes imprévus. Le voyage se fait moyen de renouer avec la vie, au point de convergence où dedans et dehors éprouvent leur solidarité. Pour cela tout éteindre et sortir devient un sursaut nécessaire, afin de prendre le large à bras le corps, avec la tête, les mains, l’esprit et le cœur. Agrandir le monde, rien que cela. Et sortir de la programmation généralisée qu’on nous promet au prétexte de rendre la vie performante en tout, de mieux la diriger surtout. De main de maître, contre cette liberté nue qui pourrait nous habiter si nous savions l’écouter. Ce livre est un livre de plein air. Ce livre est un livre contre l’étouffement. Ce livre est un livre de critiques et d’invitations. Contrairement à ce que l’époque voudrait, il ne contient ni ne suit aucun programme.

>>> Toutes les infos sur le site des Éditions Atelier de Création Libertaire : ici