Libertalia

COLLECTION DIX QUESTIONS SUR


« Dix question sur l’Anarchisme », Guillaume Davranche, 2020 [5€ – 1 en stock / 1 en consultation]
> Ses adversaires expédient volontiers la question en le réduisant à un milieu contre-culturel, à un état d’esprit anticonformiste, à une posture esthétique… Autant de façons de lui rogner les griffes, de le dépolitiser, de le sortir de l’histoire. Ce petit livre montre en quoi il est, au contraire, un courant très politique, structuré, porteur d’une alternative au capitalisme et d’une vision globale de transformation de la société.


« Dix question sur l’Antifascisme », La Horde, 2023-2024 [10€ – 0 en stock]
> À la fois mouvement d’autodéfense et mouvement d’émancipation, pratique politique d’action directe, d’information, d’éducation populaire et de contre-culture, l’antifascisme est bien plus varié que l’image qu’il renvoie dans les médias ou dans le monde politique, où on se plaît à le caricaturer. En dix chapitres, ce livre présente l’histoire et l’actualité de la lutte antifasciste, ainsi que les enjeux auxquels elle doit faire face. Il a pour ambition de donner suffisamment d’éléments à la fois théoriques et pratiques afin de présenter l’antifascisme dans sa complexité, sa richesse, mais aussi ses contradictions.


« Dix question sur les Féminismes Noirs », Fania Noël, 2024 [10€ – 1 en stock / 1 en consultation]
> Ce livre présente une histoire des Féminismes Noirs et les grands concepts qui sous-tendent leurs luttes. L’autrice aborde plusieurs thématiques dans lesquelles ces féminismes s’engagent et produisent une pensée qui fournit un bagage théorique et militant incontournable pour la justice sociale, antipatriarcale et anticapitaliste – l’espace à soi, l’abolitionnisme carcéral, la mémoire de l’esclavage, le rapport au corps, sans faire l’économie des sujets qui divisent encore.


« Dix question sur le Féminisme », Valérie Rey-Robert, 2021 [8€ – 1 en stock]
> Ce livre évoque dans les grandes lignes l’histoire du féminisme, ses divers courants, ses concepts, une partie des inégalités encore trop présentes, des discriminations et des violences faites aux femmes – dont la cessation revêt un éternel caractère d’urgence –, mais aussi les idées reçues sur les féministes et les controverses au sein du mouvement.


« Dix question sur la Grossophobie », Daria Marx, 2024 [10€ – 0 en stock / 1 en consultation]
> Dans cet ouvrage, l’écrivaine et militante féministe Daria Marx s’attaque au sujet de la grossophobie qu’elle a contribué à faire émerger. En dix questions, elle revient sur les origines de la discrimination des gros·ses, sur l’illusion de la révolution body-positive et sur les grandes figures de la lutte contre la grossophobie. Plusieurs chapitres abordent la question médicale, qui est centrale, notamment l’accès aux soins et le business juteux de l’amaigrissement.


« Dix questions sur l’Antispécisme », Jérôme Segal, 2021 [0 en stock / 1 en consultation] 📝Quelques mots 🙂
> Cet ouvrage concis et percutant permet de comprendre les liens de ce mouvement avec des courants de pensée comme le socialisme, l’anarchisme et le féminisme. Il appréhende son rapport avec l’écologie, les religions et la critique du capitalisme, et finalement aborde la question de la convergence des luttes, mais aussi d’une redéfinition de la place de l’humain sur notre planète.


QUEER


« Pour Sasha – la transphobie tue », Pauline Chiron, 2025 [10€ – 0 en stock]
> Sasha avait 22 ans lorsqu’elle a mis fin à ses jours, en septembre 2021. Dans ce récit poignant, sa grande sœur raconte son enfance, ses amitiés, sa passion pour la mode, sa transition, les réactions familiales et professionnelles. Elle dresse le portrait d’un être rayonnant, assombri par la violence d’une société cisnormée.


« Trans », Jack Halberstam, 2023 [10€ – 1 en stock]
> Au cours des dernières décennies, les débats publics concernant les vies trans se sont multipliés. Cette visibilité accrue, si elle s’accompagne parfois de nouveaux droits, est aussi synonyme de régulation et d’exposition à des mouvements anti-trans de plus en plus virulents. Les désirs de transition, autrefois considérés comme une affection rare et malheureuse, sont ainsi devenus des sujets nouveaux de militance politique. Dans Trans*, Jack Halberstam explore ces déplacements de signification à l’œuvre dans la représentation du genre et explore les possibilités de futurs aux genres multiples. Il convoque de nombreuses productions culturelles (films, séries, romans, installations) aux côtés de figures telles que Prince, les Monty Pythons, Judith Butler, José E. Muñoz, Paul B. Preciado ou Susan Stryker.

PALESTINE 


« Que ma mort apporte l’espoir – poèmes de Gaza, textes sélectionnés et traduits par Nada Yafi (édition bilingue arabe-fançais), 2024 [10€ – 2 en stock]
> Bouleversants de courage et d’humanité, les cinquante textes qui composent ce recueil témoignent de la force de la poésie, forme privilégiée de la culture arabe, et confirment que la vie finit toujours par l’emporter sur la mort : « Car nous aimons la vie, disait Mahmoud Darwich, poète emblématique de la Palestine, pour peu que nous en ayons les moyens.


« Journal de bord de Gaza », Rami Abou Jambus, préface de Leïla Shahid, 2024 [18€ – 1 en stock]
> Rami Abou Jamous est un journaliste palestinien. Il tient depuis février 2024 son Journal de bord de Gaza sur Orient XXI, pour lequel il a obtenu, en octobre 2024, le prix Bayeux des correspondants de guerre dans la catégorie presse écrite, ainsi que le prix Ouest-France. Un témoignage de première main incroyablement émouvant. Une immersion inédite dans le quotidien des Gazaouis.


« Nous refusons – dire non à l’armée en Israël », Martin Barzilai, 2025 (livre avec photos) [20€ – 1 en stock] 📷
> Dans ce livre, le photographe Martin Barzilai dresse les portraits, en textes et images, de celles et ceux qui, en Israël, refusent de faire leur service militaire pour ne pas avoir à livrer une sale guerre à Gaza ou en Cisjordanie.


COLLECTION N’AUTRE ÉCOLE


« Entrer en pédagogie féministe », Audrey Chenu et Véronique Decker, 2023 [10€ – 2 en stock]
> Ce livre est destiné à toutes celles et ceux qui souhaitent réfléchir et agir pour une éducation féministe à l’école, dès la maternelle. Il s’agit de construire patiemment une attention, des actions, des réflexions à partager avec les élèves et leurs parents, afin de permettre à tous les enfants de grandir dans l’égalité des droits, dans le respect des émotions et des corps, dans un imaginaire qui n’exclut rien par avance.


« Femmes pédagogues – des insurgées de 1848 à Bell Hooks », Grégory Chambat, 2024 [10€ – 2 en stock]
> Aborder l’histoire de la pédagogie sous l’angle du genre bouscule les évidences et les certitudes. Dans le système patriarcal, l’éducation serait en effet un « privilège » féminin. C’est pourquoi la tradition occidentale a délégué aux femmes et aux mères les tâches éducatives. Et pourtant, alors que la profession enseignante est largement féminisée, en pédagogie comme en gastronomie, les « grands chefs » étoilés et médiatisés, sont avant tout des hommes.
Qui se souvient que le premier traité éducatif en langue française est signé par une femme, Dhuoda ? Des insurgées de 1848 à bell hooks, en passant par Élise Freinet et Germaine Tillion, cet ouvrage considère qu’une autre histoire de la pédagogie est à écrire et relate près de deux siècles de luttes contre toutes les dominations en ravivant des pratiques pédagogiques émancipatrices d’une cruciale actualité.


« Apprendre à désobéir – petite histoire de l’école qui résiste », Laurence Biberfeld et Grégory Chambat, 2013-21 [10€ – 2 en stock]
> Petite histoire de l’école qui résiste. De l’œuvre éducative de la Commune de Paris à la dénonciation du fichage informatique des élèves, de la naissance du syndicalisme dans l’éducation aux écoles populaires kanaks des années 1980, en passant par les luttes anti-hiérarchiques ou la résistance à la « rééducation » vichyste, cet ouvrage retrace cent cinquante années de luttes et d’insoumission au sein de l’institution scolaire. Enseigner la désobéissance, c’est remettre en question toutes les dominations qui entravent, c’est créer l’espace où s’exercera une souveraineté qui n’est pas celle de l’isoloir, mais qui se vit dans la rue, au village, à l’usine, au bureau, dans la famille. Mais est-ce que la liberté peut s’enseigner ? Ce livre l’affirme. Préparer des humains à l’autonomie, à l’égalité, à un monde délivré de toute oppression ne saurait se faire au moyen de l’autorité.

ET DE TOUT… ON OEUVRE POUR L’INTERSECTIONNALITÉ


« Mon histoire – une vie de lutte contre la ségrégation raciale », Rosa Parks, 1992-2018 [10€ – 2 en stock]
> Rosa Parks (1913-2005) est une figure emblématique des luttes noires américaines. Cette autobiographie, inédite en français, met en lumière l’intensité de son engagement tout au long du XXe siècle.


« Sylvia Pankhurst – féministe, anticolonialiste, révolutionnaire », Marie-Hélène Dumas, 2019 [10€ – 1 en stock]
> Artiste, journaliste, féministe, communiste de gauche, anticolonialiste et antifasciste, Sylvia Pankhurst (1882-1960) a œuvré toute sa vie en faveur de l’émancipation. Figure du mouvement des suffragettes avec sa mère Emmeline et sa sœur Christabel, elle affronte de nombreux séjours en prison. En 1914, elle délaisse les salons progressistes pour les rues misérables d’East London. Elle dirige alors le plus important journal antiguerre d’Angleterre, transforme des pubs en crèches, crée des restaurants à prix coûtant et des cliniques pédiatriques.Camarade d’Emma Goldman, Rosa Luxemburg, Clara Zetkin, Alexandra Kollontaï et Angelica Balabanova, militante de la IIIe Internationale, elle contribue à la fondation du Parti communiste britannique avant d’en être exclue parce qu’elle refuse de suivre la ligne. Elle se consacre ensuite à la lutte contre la montée du fascisme et soutient le peuple éthiopien face à Mussolini.  En reliant l’émancipation des femmes à celle des classes laborieuses et des peuples colonisés, Sylvia Pankhurst annonce la pensée intersectionnelle d’aujourd’hui. 


« À mes frères », Louise Michel, 2019 [10€ – 1 en stock]
> Connaît-on vraiment l’intensité de l’engagement de Louise Michel (1830-1905) ?
Les précédentes anthologies ont eu tendance à cloisonner la richesse et la diversité d’une expression révolutionnaire variée en sélectionnant des formats (poésie, roman, essai) ou en privilégiant son caractère littéraire – aujourd’hui si romantiquement anachronique.
Tout en conservant cette diversité et ce souffle singulier, cette anthologie présente la « grande citoyenne » en action à travers un choix de textes souvent inédits. Celle-ci ne cesse de s’engager et de mobiliser en invoquant les spectres de la Commune ou en traçant des horizons radieux, en reliant entre elles les luttes du monde entier, appelant à l’émancipation des femmes, à la compassion parfois, à d’implacables colères populaires souvent.


« Réfugié », Emmanuel Mbolela, 2014-2017 [10€ – 2 en stock]
> Persécuté pour des raisons politiques, Emmanuel Mbolela (né en 1973) a fui la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) en 2002. Il a voyagé six ans durant lesquels il a affronté les mêmes difficultés que des milliers d’autres migrant-e-s : racket des douaniers, business des passeurs, embuscade dans le désert du Sahara, travail au noir à Tamanrasset pour financer la suite du voyage et enfin la nasse marocaine, où il est resté bloqué pendant quatre ans. Là, et c’est l’un des deux apports principaux de son récit, il a fondé avec des compatriotes la première association de réfugié-e-s : l’Arcom, Association des réfugiés congolais au Maroc, refusant ainsi le statut de victime muette et impuissante dans lequel on le tenait. L’autre intérêt de ce livre est de montrer combien les femmes subissent encore plus de violence et d’exploitation que les hommes tout au long du parcours, mais aussi comment ce sont elles qui sont à l’initiative des actions de résistance et de protestation contre les conditions indignes imposées aux réfugié-e-s. Emmanuel Mbolela a fini par obtenir l’asile politique en Hollande en 2008. À partir de là, il a très vite rencontré des réseaux d’activistes pro-réfugiés en Allemagne (association AEI : Afrique Europe Interact), ce qui explique que son récit a été publié d’abord en allemand sous le titre Mein Weg vom Kongo nach Europa (Mandelbaum Verlag en 2014).


« Opération Vasectomie – Histoire intime et politique d’une contraception au masculin », Élodie Serna, 2021 [10€ – 2 en stock]
> Histoire intime et politique d’une contraception au masculin. Depuis un siècle, des hommes font le choix de la vasectomie. Louée pour ses prétendues vertus rajeunissantes par des médecins, prônée comme réponse à la question sociale par des eugénistes et des néomalthusiens, adoptée comme méthode de contraception clandestine par des anarchistes, la stérilisation masculine fait parler d’elle en Europe dès les années 1920. Grâce à la simplicité de sa technique, elle est envisagée après la Seconde Guerre mondiale comme une solution face à la peur d’une explosion de la population mondiale. En France, elle demeure longtemps une pratique quasi exclusive des milieux libertaires avant d’entrer enfin dans les cabinets médicaux.La contraception masculine – notamment la vasectomie – suscite un intérêt croissant. Elle interroge la relation des hommes à la virilité ainsi que le partage des responsabilités contraceptives. Mais au-delà des questions de genre, réintégrer la vasectomie dans l’histoire et l’actualité de la contraception permet de décaler le regard sur les enjeux politiques de la procréation. Et de poser une question toute simple : alors les gars, quand est-ce que vous vous y mettez ?


« Manuel du Guérillero urbain », Carlos Marighela, 2009 [7€ – 1 en stock]
> Ce texte est un document politique important. Il contredit la théorie du foco, donc du foyer révolutionnaire en milieu rural, conceptualisée par Che Guevara et Régis Debray. Il illustre une certaine vision de la période post-68 et s’inscrit dans un contexte particulier : celui de la radicalisation de certaines franges de la gauche à l’heure de la dénonciation de l’impérialisme et des luttes tiers-mondistes, celui des « années de plomb » et de la lutte armée en Italie, en Allemagne, en Irlande, mais aussi au Proche-Orient et en Amérique du Sud. Interdit par le ministre de l’Intérieur Raymond Marcellin lors de sa première publication en France sous le titre Pour la libération du Brésil, il fut immédiatement réédité par un collectif de 23 éditeurs (Flammarion, Robert Laffont, Minuit, Maspero, Gallimard, Grasset, etc.).


« Femmes pirates », Daniel Defoe, illustration couverture de Tanxxx, 2015 [8€ – 2 en stock]
> Mary Read (1690-1720) et Anne Bonny (vers 1705-1782) sont les deux femmes pirates les plus célèbres de l’histoire. Leur épopée a traversé les siècles et a largement imprégné l’imaginaire collectif. Daniel Defoe fut le premier à raconter les vies mouvementées de ces « louves de mer » (Zoé Valdès) dans Histoire générale des plus fameux pirates, sous le pseudonyme du « Capitaine Johnson ».


« Penser l’espoir en des temps désespérés », John Holloway, 2022-2025 [13€ – 1 en stock]
> L’espoir réside dans notre richesse, la joie de notre créativité collective. Mais dans le monde tel qu’il va, la richesse n’existe que sous la forme spécifique de l’argent. Nous sommes relié·es les un·es aux autres par la monnaie et cette relation sociale nous mène droit vers l’extinction – exploitation accrue, frustration, misère, violence, guerre et destruction de la planète. La richesse contre l’argent : l’issue de cette bataille déterminera l’avenir de l’humanité. Alors que l’argent semble invincible, son règne est fragile. Voilà ce que John Holloway nous amène à envisager, en renouant avec une critique accessible et exigeante de l’économie politique. Dans ce qui pourrait être le troisième volet d’une trilogie refondant la théorie des luttes sociales (après Changer le monde sans prendre le pouvoir et Crack Capitalism), Holloway place la notion d’espoir au centre de la critique anticapitaliste. Il nous lance le défi de penser l’espoir en des temps incertains et de s’en emparer pour alimenter une rage digne et révolutionnaire.


« La Rage contre le règne de l’argent », John Holloway, 2019 [5€ – 1 en stock]
> Dans ce petit livre, John Holloway démontre en un raisonnement limpide en quoi l’argent est une forme de lien social bien spécifique, conditionnant toute activité humaine, tendant nécessairement à la souffrance et à la destruction. Sans jargon, il rend évidentes les implications sociales du capitalisme (expansion du capital, rôle de l’État et crise de la dette) et engage la construction d’une « nouvelle grammaire » de la révolte.


« Super-héros – une histoire politique », William Blanc, 2021 [10€ – 1 en stock]
> Cinéma, séries télévisées, romans, jeux… les super-héros, nés en 1938 avec l’apparition de Superman, ont envahi la culture populaire planétaire. Loin d’être un simple produit de divertissement, le genre super-héroïque a été pensé dès son origine comme un outil politique par des auteurs issus de milieux modestes. Captain America a ainsi été créé par deux auteurs juifs pour corriger Hitler dans des comics alors que Wonder Woman a été pensée pour promouvoir l’émancipation des femmes. D’autres super-héros ont eu pour fonction de faire croire à l’existence d’un futur radieux à portée de main dans lequel le modèle démocratique se répandrait sur l’ensemble du globe en triomphant des tyrannies « féodales » totalitaires. Plus tard, de nouveaux personnages ont symbolisé une Amérique en plein doute, frappée de plein fouet par la crise pétrolière, la défaite au Vietnam, puis le 11 septembre 2001. Évoquant tour à tour Superman, Batman, Wonder Woman, Captain America, Namor, l’Escadron suprême, Black Panther, Luke Cage, Green Arrow, Spider-Man, Red Sonja, Howard the Duck, Punisher, Iron Man, les super LGBT et Wolverine, cet ouvrage se propose d’explorer les discours politiques qui se cachent derrière le masque des surhumains.


« Alors nous irons trouver la beauté ailleurs – gymnastique des confus », Corinne Morel Darleux, 2023 [10€ – 1 en stock]
> Installée au pied du Vercors depuis quinze ans, Corinne Morel Darleux est essayiste et romancière. Engagée dans de nombreux réseaux écologistes, libertaires et paysans, elle se consacre au militantisme de terrain et à l’écriture. Depuis 2019 et le très remarqué Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce, elle développe une œuvre singulière, à la fois poétique et affûtée, qui questionne notre rapport au monde et en appelle à la dignité.


« Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce – réflexions sur l’effondrement », Corinne Morel Darleux, 2019-21 [10€ – 2 en stock]
> Dans cet essai philosophique et littéraire rédigé à la première personne, la militante écosocialiste Corinne Morel Darleux questionne notre quotidien en convoquant le navigateur Bernard Moitessier, les lucioles de Pasolini ou Les Racines du ciel de Romain Gary. Elle propose un choix radical : refuser de parvenir et instaurer la dignité du présent pour endiguer le naufrage généralisé.


« Insurgé·es ! – regards sur celles et ceux de la Commune de Paris de 1871 », Musée d’Art et d’Histoire Paul Eluard / Saint-Denis, 2022 (livre avec photos et illustrations) [12€ – 1 en stock] 📷
>La Commune de Paris (18 mars-28 mai 1871) a profondément marqué l’histoire et les esprits. Insurgé·es ! réunit les très riches collections du Musée d’art et d’histoire Paul Eluard et des fonds patrimoniaux de la médiathèque du Centre-ville de Saint-Denis. Des œuvres phares ou méconnues sont dévoilées, parfois pour la première fois. Des créations contemporaines viennent encore enrichir cette perspective. Les événements, et les mémoires qui les ont transmis, sont approchés à hauteur d’hommes, de femmes, d’enfants, qu’ils soient célèbres ou moins connus, identifiés ou anonymes, individus ou collectifs. Des personnalités de tous horizons sont invitées à partager leurs regards en toute subjectivité. Chacun·e peut ainsi puiser dans cet ensemble polyphonique pour se faire sa propre idée. L’ensemble révèle à quel point cette histoire interroge notre société : république, démocratie, souveraineté populaire, liberté et autorité, émancipation, travail, rapports de genre, violence, mémoire collective… La Commune inspirerait-elle encore ?


« Vegan Food, Art & Rock’n’roll – 10 ans de recettes et d’engagement », Teresa Moya, 2023 (livre avec photos et illustrations) [32€ – 0 en stock] 📷
> Avec 75 recettes végétales, sucrées et salées, ce livre retrace 10 années d’expérimentations culinaires chez East Side Burgers, fast-food végétalien pionnier de sa génération, de sa création en 2012 à sa fermeture en janvier 2023. 200 pages au fil desquelles on retrouve l’univers graphique, musical et engagé qui les caractérisait, au travers des affiches de leurs burgers collectors, des photographies des recettes par le photographe Yann Levy, et au travers de leurs actions solidaires et engagées.
L’autrice raconte des anecdotes sur la création de certaines recettes, mais aussi comment en 10 ans l’équipe d’East Side Burgers a été témoin et a accompagné une évolution de la société vis-à-vis du bien-être animal, de son alimentation et de ses engagements.


JEUNESSE


« Inès voulait aller danser », texte et illustration de Manon Bouchareu, 2020 [8€ – 1 en stock]
> Ines, petite rate au seuil de l’âge adulte, vit avec sa famille dans la paisible ville de Candy-Raton. Elle reçoit une invitation pour le grand bal des cœurs-à-prendre, véritable institution où ratons et ratonnes trouvent généralement leur « moitié ». Ines adore danser mais ne veut pas aller au bal. Pourquoi faudrait-il qu’elle cède sur ce dont elle a envie pour se conformer aux autres ?
Une première lecture féministe. Dès 6 ans.


« Jojo le pirate partage le butin – Tous solidaires ! », texte de Charlotte Dugrand et illustrations de Bruno Bartkowiak, 2015 [13€ – 2 en stock]
> L’histoire de Jojo le pirate s’adresse aux 3-5 ans. Cinq personnages composent l’histoire : Jojo le pirate, Pilon (le zèbre à la jambe de bois), Trompette (l’éléphant), Capitaine Cocotte (la poule au crochet) et Gigi-la-Vigie (la girafe). L’histoire est une réflexion sur le partage et le fait d’être solidaire avec ses amis. Le capitaine n’est pas un garçon, mais une petite poule. Les illustrations laissent une part importante d’interprétation aux enfants et aux parents. On retrouve les classiques de la piraterie, mais aussi une autre philosophie que celle véhiculée d’ordinaire sur les pirates. A bord de leur bateau, il n’y a pas de chef, ils partagent le trésor en parts égales et prennent les décisions en commun. À l’abordage ! 

>>> Toutes les infos sur le site des Éditions Libertalia :  ici