Ma modeste contribution à la biodiversité
Depuis toute petite, je suis fascinée par les animaux. Leur beauté, leur liberté naturelle quand on leur en laisse le choix, leurs comportements complexes et la diversité de leurs capacités cognitives m’émerveillent.
Mon admiration pour eux a pris une dimension encore plus profonde lorsque j’ai étudié l’éthologie équine, un domaine qui m’a ouvert les portes de la psychologie animale. Plus j’en apprenais, plus je devenais sensible à leurs émotions… jusqu’à en devenir végétarienne il y a dix ans. Un choix que je ne regrette pas un seul instant : il a non seulement diversifié mes aliments et mes saveurs, mais aussi renforcé mon lien avec le vivant.
Ma curiosité m’a poussée à élargir mes centres d’intérêt. J’ai approfondi mes recherches pour m’intéresser à toutes ces petites vies qui nous entourent et qui, souvent, passent inaperçues. Mon objectif est simple : les aider du mieux possible, ne serait-ce que par une modeste contribution à la préservation de la biodiversité.
Un coin de paradis partagé
C’est ce que j’essaie de mettre en pratique dans le pré que je loue pour ma jument, Dame Betty, son compagnon Henjo, et les deux ânesses qui animent ce lieu : Capucine et Violette.
J’y ai réservé un espace pour créer un potager bio, non seulement pour mieux me nourrir, mais aussi pour attirer toute une petite faune bénéfique : insectes pollinisateurs, passereaux, petits mammifères… et, par ricochet, des rapaces diurnes et nocturnes !
J’ai également installé plusieurs points d’eau pour abreuver les oiseaux locaux, et cette année, j’y vois plein d’abeilles : un essaim de ces petites créatures bénéfiques a élu domicile dans le noyer qui jouxte la caravane-abri du pré. Quel plaisir d’entendre ce bourdonnement plein de vie !
L’installation de la « Caméra Mouv* »
Pour découvrir les différentes espèces de mammifères qui évoluent discrètement autour du lieu, j’ai récemment installé un point d’eau dans un bac à maçon, équipé d’une « Caméra Mouv* » (je change volontairement le terme usuel « piège », qui ne correspond pas à mon utilisation et surtout à mon éthique).
Pour l’instant, il est encore trop tôt pour attirer les grands animaux farouches, méfiants face à la nouveauté. Pourtant, les premiers résultats semblent déjà « ravir » certains oiseaux…

En attendant, voici à quoi ressemble l’espace dédié à l’abreuvement des mammifères sauvages. J’ai choisi un emplacement discret, à l’ombre et à la lisière d’un bosquet, pour faciliter les allées et venues.
J’ai hâte de partager avec vous les premières vidéos de ces rencontres nocturnes et discrètes au cœur du pré.
À très bientôt pour les premières images !