Hier, l’Eurométropole a validé un budget de 19 millions d’euros pour améliorer 23 intersections et jonctions cyclables considérés comme des points noirs dans 15 communes : https://www.rue89strasbourg.com/au-conseil-de-leurometropole-des-pansements-sur-la-crise-et-des-pistes-cyclables-194203

 

Lors des débats visibles ici, nous avons constaté une belle unanimité concernant la politique vélo déclinées sous la forme de ces belles paroles :

« Le développement du vélo et sa promotion du vélo est le bon sens même. Il permet un usage plus humain de nos espaces de vie. Les communes du nord attendent beaucoup de ce plan vélo et particulièrement Schiltigheim, le vélo et le moyen le plus pratique pour s’y rendre »

« Investir pour le vélo c’est investir pour l’écologie et pour la santé [physique et mentale] »

« L’alternative à la voiture rend la ville plus apaisée »

« Un débat itératif avec les communes et l’ensemble des associations »

« Déployer une vraie politique de mobilités alternatives »

Avec un message subliminal : « Il faut muscler les services car derrières les projets il y a des personnes, il faut harmoniser les budgets car les pistes cyclables ne sont pas antinomiques avec les travaux de voirie »

Nous nous félicitons de ce beau plaidoyer pro-vélo 🙂 mais regrettons que le calendrier à Zone à Faibles Émissions ait été décalé…

Désormais il va falloir passer des paroles aux actes. Après notre échange avec les élus de l’EMS le 13 novembre (lors duquel nous avons relevé deux carrefours particulièrement délicats : avenue des Vosges /quai Finkmatt/rue de Niederbronn, ainsi que  Wilson/Wodli/rue du faubourg de Saverne); les associations vélos seront reçues (en visio) par les élus de Schiltigheim la semaine prochaine. L’attente est grande, l’impatience est justifiée, au vu du retard à rattraper dans cette commune et ses voisines du nord.

 

Le carrefour Wilson / Wodli / rue du faubourg de Saverne, véritable casse-tête pour les cyclistes

Le vendredi 13 novembre 2020, à l’invitation des élus « vélo » de Strasbourg, Sophie DUPRESSOIR, et de l’Eurométropole, Alain JUND, nous avons participé, ainsi que le Cadr67, à une réunion de présentation des projets d’aménagements cyclables.

Parmi les aménagements transitoires, dont l’actuelle majorité avait soutenu la mise en œuvre lors du premier confinement, on note les projets suivants, réalisés à court terme :

  • Allée de la Robertsau,
  • un bout de l’avenue Jean Jaurès,
  • pont Royal et avenue de la Marseillaise.


La réunion a également été l’occasion d’évoquer les aménagements prévus dans le cadre de l’appel à projets national concernant la résolution des discontinuités du réseau. Le cadre en est restrictif (limité aux discontinuités, 2km max).

Cette liste, et son budget de réalisation, feront l’objet d’un vote à l’Eurométropole le vendredi 20 novembre.


Une prochaine réunion sera programmée pour l’appel à projet 2021. Comme d’habitude, ces projets sont intégrés à notre nouvelle page de suivi des projets d’extension du réseau.

On vous tiendra informé·e·s !

Dans cette tribune publiée par les DNA, nous invitons invite la municipalité strasbourgeoise à tenir sa promesse de campagne, de créer des itinéraires cyclables en site propre sur tous les axes principaux.

La piste cyclable qui longe le canal du Rhône au Rhin, rue du Doubs, avec vue sur l’autoroute. Photo archives DNA /Michel FRISON

« Pionnière en France, l’Eurométropole de Strasbourg avait longtemps un vélo d’avance. Si la ville affiche encore dans son marketing sa place de première ville cyclable, le réseau sécurisé y est pourtant stagnant depuis 10 ans. Aujourd’hui, la dynamique en faveur du vélo et de ses pratiques doit être relancée. La progression de la part modale est constante malgré le manque d’infrastructures. Et c’est ce manque d’infrastructures qui engendre les conflits d’usage.

Les bénéfices de la pratique du vélo pour la ville et pour l’ensemble de ses habitants ne sont plus à démontrer : pour la santé, pour la sécurité, pour la qualité de l’air, pour la convivialité, pour le commerce de proximité, pour les mesures sanitaires, pour l’apaisement sonore, pour la fluidité du trafic.

L’exemple venu des Pays-Bas

Le collectif Vélorution Strasbourg porte la parole des cyclistes du quotidien et milite pour un réseau continu et sécurisé dans les rues de l’Eurométropole de Strasbourg qui pourrait s’inspirer des villes néerlandaises dont les infrastructures ont diminué les conflits piétons/cyclistes et les accidents de la route.

Aujourd’hui 60 % des personnes qui voudraient se déplacer à vélo, s’en abstiennent en raison du danger à partager la route avec les véhicules motorisés et se reportent entre autres vers l’usage délétère de la voiture individuelle, y compris pour de très courts trajets.

Des résultats bien décevants lors du premier confinement

Lors du premier confinement, une quinzaine de collectifs et d’associations ont rédigé des lettres ouvertes pour encourager la métropole à créer des pistes transitoires, séparées du trafic automobile. Résultats bien décevants : un carrefour aménagé route de Vienne par-ci, 190 m de piste cyclable rue de Molsheim par-là, et une poignée de couloirs de bus ouverts aux vélos.

Nous entamons à présent une deuxième période de confinement, une superbe opportunité pour transformer la voirie et entamer le virage écologique et sociétal nécessaire. L’époque inédite que nous traversons doit être source d’inspirations positives. Cette crise doit être l’opportunité de changer de braquet et de dessiner, dès aujourd’hui, ce que sera la ville de demain.

Aussi le collectif Vélorution invite les élus en charge de la voirie, de la ville cyclable et marchable, des espaces publics à rendre notre cadre de vie désirable. Nous serons à leurs côtés pour les soutenir au besoin.

Les idées foisonnent, les chantiers ne manquent pas. Près de 40 kilomètres d’itinéraires composent nos lettres ouvertes, identifiés comme prioritaires : les routes d’Oberhausbergen et de Mittelhausbergen, la route du Général-de-Gaulle à Schiltigheim, la route de Schirmeck, la route des Romains, l’avenue de Colmar, le carrefour Wilson-Wodli, le carrefour Vosges-Clemenceau…

Les nouveaux usages doivent être accompagnés et favorisés : vélo cargo pour les familles, vélo utilitaire pour les professionnels, vélo électrique VAE pour les longues distances.

Les itinéraires vers la périphérie de l’EMS et au-delà, devenus accessibles avec l’essor du VAE, doivent également être priorisés, et ceux existants adaptés : les canaux de la Bruche, de la Marne-au-Rhin et du Rhône-au-Rhin, pensés pour des usages loisirs, doivent répondre aux nouveaux besoins.

Les espaces partagés piétons cyclistes, générateurs de conflits d’usage, doivent être identifiés et faire l’objet d’aménagements en site propre surtout en centre-ville.

Les élus sont au pied du mur

Réfléchissons enfin à une signalétique vélo compréhensible et unifiée, ainsi qu’à la création d’une application de signalement réactive, transparente et efficace. Le mode de transport le plus efficace de la métropole mérite mieux que des aplats de peinture dépourvus de sens. Le vélo n’a que des avantages : il est agile, silencieux, actif, zéro carbone émis, low-tech, intergénérationnel, démocratique, responsable, accessible voire gratuit, synonyme de liberté, facteur d’autonomie dès le plus jeune âge.

Strasbourg peut et doit être à la hauteur des défis d’aujourd’hui. En mai, une équipe, alors, candidate signait une tribune qui soutenait notre lettre ouverte et appelait à l’action. La voilà désormais aux manettes de la ville. À elle de rouler ! »

Le vendredi 13 novembre, le collectif Vélorution prévoyait une vélorution grandiose, sur le thème du « vélo strass et paillettes » avec lumières et techno !

On voulait vous proposer une balade dans le nord de l’agglo, à la recherche d’une deuxième rocade cyclable, présentée comme achevée dans la com’ de l’Eurométropole… mais beaucoup moins sur le terrain !

Confinement oblige, nous n’avons pas maintenu l’évènement, qu’on se garde sous le coude et qu’on mettra en œuvre au moment opportun. Pour vous consoler, on a fait une petite vidéo du trajet. Une balade virtuelle, à visionner tranquillement, bien au chaud dans votre canapé, c’est le cadeau de cette semaine du collectif.

Bisous !

Pour en savoir plus sur le réseau Vélostras : un article de  Rue89

Une série récente d’articles des DNA a fait la part belle à un sujet récurrent et parfois passionnel à Strasbourg : la cohabitation entre piétons et cyclistes au centre-ville. Pour commencer, c’est plutôt bon signe de faire face à ce genre de problématique, qui sous-entend le recul progressif des véhicules motorisés, dans l’hyper-centre en tout cas.

Nous vous laissons lire les dix recommandations énumérées par ce travail journalistique de qualité : https://www.dna.fr/societe/2020/10/29/dix-idees-pour-en-finir-avec-les-conflits-pietons-cyclistes 

L’exemple de ce qu’il ne faut pas faire, vu à Bischheim, un espace mixte réduit, à côté d’une large chaussée exclusivement voiturable.

Certaines rejoignent nos préconisations largement développées cette année : sortir les pistes des trottoirs (une vieille et très mauvaise habitude strasbourgeoise à corriger), créer un vrai contournement du centre et de la ville (attendu pour décembre 2020), sécuriser les itinéraires (le fil rouge de nos actions !), synchroniser les feux pour les vélos (qui sont d’ailleurs superflus dans la grande île qui est une zone de rencontre).

D’autres nous laissent un peu plus perplexes : garantir des espaces sans vélo (ce qui ne peut être acceptable que si un itinéraire bis et attractif existe comme pour la rue d’Austerlitz / rue des Boeufs), changer la carte mentale des cyclistes (oui mais au prix de quels détours ? L’avantage du vélo étant de pouvoir emprunter le chemin le plus court), verbaliser les comportements dangereux (est-ce vraiment un moyen de faire avancer la cause du vélo ?)

Enfin, d’autres font appel au bon sens : peindre les tracés en vert, militer par l’exemple en rappelant la priorité absolue aux piétons et l’arrêt obligatoire aux passages piétons.

Nous ajoutons volontiers quelques suggestions complémentaires pour le centre-ville :

  • Rendre l’ensemble de la grande île réellement apaisé grâce à des aménagements adaptés, car les automobilistes n’ont pas compris le concept de priorité aux piétons et cyclistes sur la chaussée. Pourtant la signalisation au sol est explicite (cf photo ci-dessous)
  • Les feux tricolores n’ont plus lieu d’être, sur les quais interieurs nottament, hormis pour les intersections avec le tram.
  • Réduire encore l’espace alloué aux voitures (qui devraient être simplement tolérées) permettra de soulager les conflits d’usage piétons/cyclistes.
  • Prévoir un axe cycliste majeur sud/nord car aucun cycliste rationnel ne peut accepter de doubler son temps de trajet pour se rendre, par exemple des Halles à la place de l’Etoile.
  • Augmenter le nombre d’arceaux autour de la place Kléber (on les a comptés, il y en a 6)
  • Un grand oui pour le retour de la peinture verte (dans toute la ville) pour marquer clairement les priorités cyclables aux intersections.

Pour conclure, ne perdons pas de vue que s’il y a un bien un ennemi à notre cadre de vie c’est bien l’usage abusif de la voiture : autosolisme et trajets hyper courts. Une ville réellement sans voiture et rendue aux humain·e·s gagnera en harmonie et en convivialité 🙂

Devant le Conservatoire de Strasbourg se trouve un compteur vélo, sur la piste la plus fréquentée de notre agglomération. Ses données sont publiques et confirment une augmentation impressionnante du nombre de cyclistes entre septembre 2019 et septembre 2020 : +33% ! Soit 4 cyclistes pour le prix de 3 !
Strasbourg, dont la part modale du vélo est déjà (relativement) élevée, n’échappe donc pas au boom du vélo constaté au niveau national cet année… et ce même sans aménagements transitoires ! On espère que vous trouvez où circuler 😉
Ce constat appelle plusieurs remarques.

La première est qu’il serait intéressant d’installer d’autres compteurs pour recenser les cyclistes du nord ou de l’ouest de la ville. Le deuxième est la confirmation qu’une piste ne doit pas être dimensionnée pour son usage actuel, mais bien pour son usage futur ou attendu.


Sources : Eco Counter pour le graphe et les données, Wikimedia pour l’illustration de la borne.
Également, on se souvient qu’à Strasbourg se trouvent en tout 19 bornes de comptage vélo – selon un recensement déjà ancien proposé par le regretté site IBikeStrasbourg.
Leurs données ne sont pas publiques, dommage !
Le collectif Vélorution en a fait la demande ce jour via la plate-forme dédiée à la diffusion des données publiques https://data.strasbourg.eu. On vous tiendra au courant 🙂
source de la carte : I Bike Strasbourg

On a une grande affection pour les bornes d’outillage installées en juin à Strasbourg. Parce qu’elles rendent de fiers services et que leur installation, annoncée en 2014 et concrétisée in extremis à l’occasion du déconfinement, nous semble illustrer l’endormissement d’une ville qui a cessé d’être pionnière du vélo.

On ne s’étendra pas sur leur localisation, ni sur leur provenance (made in USA alors que nous avons un fabricant français pas loin), toujours est-il que celle rue Wodli est dans un piteux état. Dépouillée de ses outils 5 jours après son installation, c’est l’embout de la pompe qui a fini par se volatiliser en septembre, lui donnant l’aspect sinistre d’un totem ravagé et inutile.

Pour aider la Ville à rendre à cette borne sa superbe au plus vite, on rappelle la liste des outils à acheter :

  • Un tournevis cruciforme, 4 balles
  • Un tournevis plat, 2 balles
  • Clés de 8-9-10-12-13-15, les prendre en mixte, ce qui permet de les accrocher par l’oeil, 10 balles le lot
  • Deux démonte-pneus, on recommande ceux de chez Bike Hand, 5 balles pièce
  • Un jeu de clés Allen pliant, 10 balles
  • Une clé Allen longue portée de 5 mm, 8 euros

Le bonheur, c’est simple comme une course à Leroy-Merlin. On ne vous fait pas l’addition, mais un indice : c’est moins cher qu’un centimètre d’autoroute.

C’est la rentrée et si les feuilles tombent, c’est aussi une nouvelle signalisation qui a fleuri sur nos pistes cyclables. Wodli, Scheppler, Heyritz…

Si ces noms ne vous disent rien, c’est normal, il faut être un cycliste du coin pour visualiser les étapes de cette nouvelle signalétique au sol, qui est sensée matérialiser le réseau Vélostras.

On n’enfoncera pas le clou sur les défauts inhérents à cette signalétique : renommage des itinéraires (« B » est devenu « 1 »), effet savonnette en cas de pluie, coût sans doute élevé au regard de sa durabilité, sans compter les petites coquilles qui ont fait sourire jusque dans les médias locaux.

Cette nouvelle signalétique, dont les associations vélo n’ont pas été saisies, appelle au moins deux remarques :

Mettre en place une signalétique ronflante alors que le réseau vélostras est encore incomplet ou loin d’être à la hauteur de ce qui est prévu en terme de largeurs de voirie notamment. C’est un peu mettre la charrue avant les pneus.

Si le collectif appelle de ses vœux une amélioration de la signalisation, il ne s’agit en aucun cas d’en ajouter une énième strate : verticale, au sol, par autocollants, réglementaire ou locale, la signalisation actuelle est tellement disparate que le cycliste ne sait plus ou donner de la tête.

Signalisation verticale, complète, avec points d’intérêts locaux et lointain, à chaque intersection cycliste, c’est certes un travail de fourmi, mais qui mérite qu’on s’y attelle pour que tous les cyclistes – y compris les cyclotouristes de passage, recherchant désespéramment Bâle, Kehl ou le camping – s’y retrouvent.

Allez Strasbourg !

*** Aaaaattention, changement de date ! ***
*** report du 18 au 23 septembre ***
Nouvelle rentrée, nouvelle municipalité, nouvelle Vélorution à Strasbourg !
Une Vélorution placée sous le signe du budget : on veut des sous pour des aménagements cyclables de qualité, permettant d’aller à vélo partout, et sécurisés pour toutes et tous les cyclistes,
Il est temps pour Strasbourg et les communes périphériques de rééquilibrer la voirie au profit des modes doux, et ça passe par une dotation financière à la hauteur : 25€ minimum, par an et par habitant dans l’Eurométropole.
Notre Vélorution partira du square Appert à Koenigshoffen (terminus du nouveau tram F), rendez-vous mercredi 23 septembre 2020 à 18h pour un départ 18h30 pétantes.
On a écouté vos remarques suite à notre dernière Vélorution électorale : un trajet un peu plus long, qu’on fera très lentement :
Nous vous recommandons de venir masqué·e·s (nous serons beaucoup sur un petit espace) et avec un vélo muni d’éclairage : la nuit tombe à 19h30 en ce moment.

On espère vous y voir avec votre énergie, vos dring-dring et vos pouet-pouet !

Le CADR 67 vous invite le mercredi 16 septembre 2020 à 16h30 à la Grande salle de l’Aubette (le lieu a été changé) pour une projection débat avec Olivier Razemon intitulée « Pourquoi la Ville a besoin de vélos ».

Vous connaissez sans doute Olivier Razemon, à l’origine du blog du Monde L’interconnexion n’est plus assurée, et qui est également auteur du livre Le Pouvoir de la pédale, dont nous recommandons chaudement la lecture (et que le collectif Vélorution Strasbourg a offert à MM. Ries et Hermann à l’occasion de leur pot de départ).

Inscription préalable demandée à l’adresse contact@cadr67.fr