*** Aaaaattention, changement de date ! ***
*** report du 18 au 23 septembre ***
Nouvelle rentrée, nouvelle municipalité, nouvelle Vélorution à Strasbourg !
Une Vélorution placée sous le signe du budget : on veut des sous pour des aménagements cyclables de qualité, permettant d’aller à vélo partout, et sécurisés pour toutes et tous les cyclistes,
Il est temps pour Strasbourg et les communes périphériques de rééquilibrer la voirie au profit des modes doux, et ça passe par une dotation financière à la hauteur : 25€ minimum, par an et par habitant dans l’Eurométropole.
Notre Vélorution partira du square Appert à Koenigshoffen (terminus du nouveau tram F), rendez-vous mercredi 23 septembre 2020 à 18h pour un départ 18h30 pétantes.
On a écouté vos remarques suite à notre dernière Vélorution électorale : un trajet un peu plus long, qu’on fera très lentement :
Nous vous recommandons de venir masqué·e·s (nous serons beaucoup sur un petit espace) et avec un vélo muni d’éclairage : la nuit tombe à 19h30 en ce moment.

On espère vous y voir avec votre énergie, vos dring-dring et vos pouet-pouet !

Le CADR 67 vous invite le mercredi 16 septembre 2020 à 16h30 à la Grande salle de l’Aubette (le lieu a été changé) pour une projection débat avec Olivier Razemon intitulée « Pourquoi la Ville a besoin de vélos ».

Vous connaissez sans doute Olivier Razemon, à l’origine du blog du Monde L’interconnexion n’est plus assurée, et qui est également auteur du livre Le Pouvoir de la pédale, dont nous recommandons chaudement la lecture (et que le collectif Vélorution Strasbourg a offert à MM. Ries et Hermann à l’occasion de leur pot de départ).

Inscription préalable demandée à l’adresse contact@cadr67.fr

La municipalité et l’Eurométropole sont désormais en place. De nouvelles têtes en charge du biclou et de la voirie, à qui nous souhaitons la bienvenue 🙂
(photos : strasbourg.eu)

A la ville de Strasbourg

Pierre Ozenne est Adjoint à la maire de Strasbourg, en charge des espaces publics partagés, foire et marchés, voiries.
Il est également Adjoint du quartier de Koenigshoffen.
On l’y a déjà vu les mains dans le cambouis, bon point.

Sophie Dupressoir est Conseillère municipale déléguée à la ville cyclable et marchable.
Élue référente du quartier Tribunal-Contades, nous l’avons connue dans le Collectif pour l’avenue des Vosges.
Nous connaissons son engagement, notamment en faveur des aménagements cyclables transitoires qui y ont été tracés.

A l’Eurométropole

Alain Jund, l’élu à l’écharpe verte, est 6e Vice-président, Conseiller de la commune de Strasbourg en charge des Mobilités, transports, déplacements et de la politique cyclable.
Tout un programme !

 

Béatrice Bulou, en plus d’être Maire de Mundolsheim, est 16e Vice-présidente.
Elle est en charge de la voirie et de l’aménagement de l’espace public.

 

Le collectif Vélorution ainsi que les ateliers d’autoréparation de l’agglomération ont été invités hier mardi 4 aout 2020 par Pierre Ozenne, Adjoint en charge de la voirie, ainsi que Sophie Dupressoir, Conseillère municipale déléguée à la ville cyclable et marchable, à une première réunion d’échange autour de la feuille de route de la nouvelle municipalité.

Nous avons tout d’abord partagé le constat, appuyé par les ateliers, qu’avec le déconfinement, « quelque chose s’est passé » avec le vélo. L’occasion également de faire le point sur les besoins, les financements, les données, les modalités de travail, les projets…

En parlant de feuille de route… les élu·e·s ont enfin rappelé que le PAMA restait l’objectif à atteindre. Le PAMA, c’est le plan d’actions pour des mobilités actives.


Si les militant·e·s vélos sont familiers avec l’acronyme, on rappelle que le PAMA gagne à être connu de tou·te·s les cyclistes : il définit les objectifs de part modale à l’horizon 2030, soit une part modale piéton de 37 % et une part modale vélo de 16 %, mais également les moyens incitatifs de l’atteindre, en termes de budget, d’infrastructures, de véhicules et de services.

Si le cap est donné, reste maintenant à mettre les voiles pour l’atteindre.

A suivre !

Nous adressons toutes nos félicitations à la nouvelle maire de Strasbourg, Jeanne Barseghian, et à son équipe, ainsi qu’aux autres candidat·e·s qui n’ont pas démérité dans cette élection inhabituelle.
Si l’étiquette verte et le programme annoncé nous donnent un a priori positif pour le développement du vélo, le collectif Vélorution Strasbourg veillera au respect des engagements, au côté des autres associations vélo de l’EMS. Pourvu que Strasbourg connaisse à nouveau une dynamique comparable à Grenoble et que les deux capitales du vélo constituent un tandem exemplaire (comme sur cette photo), afin de se rapprocher de villes idéales comme Amsterdam ou Copenhague.
On tentera de dresser un bilan annuel des réalisations de la municipalité en la matière. Bilan dans 6 ans. D’ici là : roulons vélo !

Vous avez été près de 300 à répondre à l’appel de la Vélorution le mercredi 24 juin 2020, pour une meilleure prise en compte des cyclistes dans les programmes de nos 3 candidat·e·s.

♡ ♡ ♡ Merci à vous ! ♡ ♡ ♡

Nous avons eu le plaisir d’y voir des colistiers de plusieurs listes ainsi que celle du Maire de Strasbourg en personne ! Oui oui !  L’occasion de lui offrir (ainsi qu’à notre Monsieur Robert Herrmann, Président de la Métropole à qui nous l’avons fait parvenir par courrier) un exemplaire des livres d’Olivier Razemon et Frédéric Héran qui ont le pouvoir de transformer le pire adepte de la bagnole en indécrottable vélorutionnaire.

Merci à vous (vous pouvez vous applaudir) et dimanche, n’oubliez pas :

Votons vélo !

Retour en images avec cette vidéo réalisée par le collectif :

Également, une vidéo des Dernières Nouvelles d’Alsace :

Enfin, cette manifestation a été couverte par les DNA (qui lui a consacré un article et un direct), ainsi que par Rue89 et le CUEJ.
Bonne lecture !

 

Voilà plus d’une année que le collectif citoyen et militant Vélorution Strasbourg s’est engagé pour donner aux déplacements cyclables la place qu’ils méritent dans ces municipales à Strasbourg, Schiltigheim et Illkirch-Graffenstaden. Nous avons émis une liste de propositions, en invitant les candidat·e·s à s’en saisir. Nous les avons rencontré·e·s, leur avons fait parvenir des questionnaires, avons suivi leurs réunions, leurs déclarations dans la presse afin de cerner la réalité de leur engagement en faveur du vélo… ou de la voiture !

Nous les remercions toutes et tous d’avoir joué le jeu de ces entretiens. Le détail de nos relevés figure dans les pages dédiées au premier et au second tour.

A 5 jours du second tour, nous avons souhaité partagé une synthèse, courte et visuelle, des propositions les plus marquantes des trois listes encore en compétition à Strasbourg. Nous espérons qu’elle éclairera le choix aux nombreux électeurs et électrices pour lesquels une prise en compte du vélo constitue l’un des critères de choix.

Nous ne doutons pas que des candidat·e·s contesteront cette courte infographie.

Nous leur répondons que ce n’est pas nous qui sollicitons le vote des strasbourgeois·e·s : nous ne cherchons pas à convaincre, mais à être convaincu·e·s.

Nous souhaitons à nos trois candidat·e·s une bonne fin de campagne.

Le collectif Vélorution Strasbourg.

 

 

On vous parle de temps en temps de Vélostras, le projet de réseau cyclable à haut niveau de service.
Souvent pour alerter sur son retard (on pense aux pompes publiques annoncées en 2014 et installées à 14 jours du second tour) ou sur des barreaux annoncés comme réalisés sur les prospectus mais pas sur le terrain (contournement de l’ellipse, rocade au nord et axe traversant Lingolsheim par exemple).

Les DNA nous tiennent au courant des extensions dont la réalisation est projetée en 2020 :

  • une liaison entre la rue Mélanie et la piste cyclable actuelle qui mène au parc du Pourtalès (Strasbourg) ;
  • de la rue du Corps-de-Garde (Strasbourg) ;
  • d’une liaison entre la rue de Mundolsheim et le giratoire ouest (Lampertheim) ;
  • d’un tronçon sur la voie verte, le long des voies ferrées à Bischheim ;
  • des rues de La Wantzenau et de Picardie, en direction du complexe sportif de Reichstett ;
  • du passage à niveau et de la route métropolitaine 468, à proximité du golf de La Wantzenau ;
  • de la rue des Lilas et du quai de l’Ill ainsi que de la rue du 23-Novembre à Illkirch-Graffenstaden ;
  • d’un raccordement sur la rue du Noyer à Niederhausbergen ;
  • de la rue des Moulins et des Vignes à Oberhausbergen.

Le journal régional DNA a organisé trois courtes interviews en direct avec les trois candidat·e·s en lice. Si les sujets en ont été nombreux, le média a eu la pertinence d’avoir relayé à chaque interview notre question relative à l’avenir de l’avenue des Vosges.

Cet axe structurant de la ville de Strasbourg, créé en 1881, dispose d’une grande largeur, conçue par les Allemands pour que 13 chevaux puissent y défiler de front. Aujourd’hui, ce sont plutôt les chevaux fiscaux qui l’ont envahie, jusqu’à une mobilisation citoyenne en 2018, expression d’un ras-le-bol d’usagers, de riverains et d’association – dont la vélorution. Après des années d’immobilisme, cette action a permis la réalisation de deux bandes cyclables. Ces voies ont été présentées comme transitoires, en attendant une réflexion plus approfondie sur l’intégration des modes doux – cyclistes mais aussi et surtout piétons ! – à cet axe.

La suppression de cet aménagement a été évoquée par les listes Fontanel et Trautmann, avec un flou savamment entretenu sur « l’après ». Une suppression sèche et le retour à une autoroute urbaine 2×2 voies est, elle, promue par M. Jean-Philippe Vetter, dans une vidéo mémorable. Si cette suppression est illégale au regard de l’article L.228-2 du Code de l’environnement, nous devons reconnaître à Monsieur Vetter, comparé à ces deux derniers candidat·e·s, le mérite de la clarté.

Les propositions relatives à cet aménagement nous semblent un révélateur extrêmement pertinent de l’attention réelle portée aux déplacements cyclables par chacune des trois listes.

Seule la liste de Madame Jeanne Barseghian s’est engagée fortement pour une amélioration. Les deux autres louvoient, tournent autour du pot pour évoquer une suppression sans oser la nommer clairement.

Nous vous proposons un verbatim de ces entretiens, axé sur la question et qui vous permettra de vous faire votre idée, ainsi que notre analyse.

Bonne lecture !

1 – Catherine Trautmann

« DNA – Le collectif Vélorution est revenu plusieurs fois à la charge en vous demandant : on ôte finalement l’aménagement l’avenue des Vosges ou il est maintenu pour les cyclistes en attendant le prochain aménagement ?

Catherine Trautmann – je n’ai pas l’intention de l’ôter en attendant le prochain aménagement parce que j’estime que cette dépense a été faite et qu’elle n’était pas justifiée parce qu’en réalité cet itinéraire n’est pas réellement utilisé. Par contre, je peux dire aussi que pour les riverains des rues adjacentes on a aujourd’hui une circulation, y compris à coté du Contades où les enfants sortent de ce parc et qui est une situation dangereuse et je regrette qu’on ait décidé cet aménagement sans voir quelles étaient les conséquences de circulation pour les habitants de ce quartier et donc moi ce que je préconise c’est chaque fois qu’on propose un aménagement nouveau, on analyse ces conséquences pour les riverains et pour les habitants.

DNA – mais pour l’instant ?

Catherine Trautmann  – Pour l’instant, on ne va pas y toucher mais on va travailler à un aménagement durable mais qui permettra aussi d’être programmé financièrement. »

Notre analyse : Madame Trautmann regrette un aménagement pourtant réclamé de longue date par les associations de riverains. Elle annonce un report des flux automobiles vers les rues adjacentes et, en même temps, regrette que l’absence de mesure de ces flux. Cherchez l’erreur ! Elle annonce enfin un réaménagement à terme, sans s’engager cependant clairement pour une amélioration du cheminement cycliste sur l’axe même. Son discours confirme également que, sur d’autres axes structurants et comme il nous a été indiqué lors de notre entretien de premier tour, les automobiles ne devraient pas être contraints sur les axes structurants. Entre les lignes nous comprenons : les cyclistes par contre, pas de soucis pour les envoyer pédaler ailleurs.
Nous n’oublions pas non plus qu’en n°2 de sa liste, Monsieur Serge Oehler s’est distingué par une diatribe violente et rétrograde contre cet équipement lors du conseil municipal du 16 décembre 2019.
Donc : une vision négative de cet aménagement, et beaucoup de flou pour l’avenir. On se souvient d’une Catherine Trautmann plus audacieuse sur la promotion des modes de déplacements doux. Dommage !

2 – Alain Fontanel

« DNA – On a Vélorution, qui est déjà intervenue hier dans nos débats sur la question de l’avenue des Vosges. Alors est-ce que équipement provisoire sera ôté ? Est-ce qu’on reviendra à une 2×2 voies tout de suite, comme le proposait Jean-Philippe Vetter dans son programme. Ou alors, on la laisse et on attend qu’un autre projet sorte ?

Alain Fontanel – on était deux à proposer ça au premier tour, puisque je proposais aussi de revenir sur l’aménagement. Vous savez, cet aménagement devait résoudre le problème de l’insécurité du piéton sur l’avenue des Vosges. Il marche sur le trottoir, où il était confronté à des cyclistes qui, eux mêmes, pour se protéger des voitures et de la circulation de l’avenue, roulaient sur le trottoir. On a fait cet aménagement qui est un entre-deux, puisqu’on n’a pas touché au stationnement. Et finalement, les cyclistes ne se sentent pas en sécurité sur l’avenue des Vosges et continuent à rouler sur les trottoirs. On n’a gagné, ni d’un côté, ni de l’autre et pourtant, en même temps, on a eu une recrudescence des embouteillages et de la pollution sur l’avenue. Il faut revenir sur cet aménagement. Il faut revenir au… pour défendre la cause du vélo. Moi je suis cycliste, je roule tout le temps à vélo et le vélo est d’ans l’ADN de la ville. Mais il faut que le comportement du cycliste et les aménagements vélo ne nuisent pas à la cause du vélo. Et aujourd’hui, il y a du frottement, des difficultés entre les cyclistes et les piétons. Moi, je suis pour qu’on continue les aménagements vélo, pour qu’on ait un investissement important sur des aménagements, mais des aménagements qui ne nuisent pas aux autres modes de transport et à la voiture et aussi pour qu’on fasse respecter le pied-à-terre en ville aujourd’hui par exemple rue des Grandes-Arcades ou Grand’rue le samedi. Les vélos ne peuvent pas rouler, en plus à grande vitesse quand il y a énormément de piétons. Mais à l’inverse, pour qu’on traverse plus facilement la Grande Île, je suis pour qu’on fasse une contournante le long des quais qui permette, par exemple, d’aller de la place des halles au Pont du Corbeau sans traverser le cœur de ville. C’est cet équilibre qu’il faut rechercher et l’avenue des Vosges c’est un déséquilibre [..] L’avenue des Vosges, l’équilibre on ne le trouve pas, c’est un déséquilibre où on n’a pas protégé le piéton, or le cycliste ne se sent pas en sécurité mais on a compliqué la vie de celui qui prend la voiture. Il faut respecter aussi les contraintes de ceux qui prennent la voiture et de pouvoir trouver des équilibres. L’avenue des Vosges reste un très grand axe. Tant qu’on n’aura pas réglé l’A35, tant qu’on n’aura pas réglé la Place de Haguenau, on a besoin de pouvoir circuler sur l’avenue des Vosges. Et cela doit se faire tout en développant le vélo.

DNA – Quand vous dites une ceinture autour de la Grande Île, là du coup pour les voitures, il faudra réserver quoi ?

Alain Fontanel – Vous savez que le problème sur l’avenue des Vosges, c’était la largeur et la place du stationnement en épi sur les trottoirs. les quais, aujourd’hui, de la Grande Île, ont déjà très peu de circulation et donc on peut y réserver une voie vélo dans un sens, ce qui permettra de faire ce contournement rapide, c’est ce qu’on proposait au premier tour.

DNA – Et du coup, avenue des Vosges, il y aura un projet pour les cyclistes ?

Alain Fontanel – Il faut apaiser la circulation, reprendre le temps de la concertation. Jean-Philippe Vetter proposait d’utiliser les rues adjacentes. Il faut trouver une solution mais dans l’apaisement et dans le respect de la circulation et de la fluidité à Strasbourg. »

L’analyse de la Vélorution : nous ne nous reconnaissons pas dans la caricature de cycliste agitée par Monsieur Fontanel, roulant sur les trottoirs ou fonçant à toute berzingue Grand’rue le samedi après-midi. Monsieur Fontanel se range au projet de Monsieur Vetter d’une suppression sèche – illégale on le rappelle – de l’aménagement, pour rejeter les cyclistes sur des itinéraires bis moins directs et où ils pourront à loisir se perdre. Voilà qui dévoile enfin ses intentions réelle puisqu’au premier tour, il se prononçait pour un retour à l’état antérieur, puis une réflexion sur un réaménagement.
Mais tout ça, bien évidemment, c’est pour « apaiser », « retrouver un équilibre » et « réduire la pollution ». Dans ses discours, il pointe systématiquement du doigt une friction entre piétons et cyclistes, souvent dues aux manques d’aménagements, sans évoquer une seule seconde les incivilités et les dangers inhérents au trafic motorisé.
« L’équilibre», pour le moment, penche complètement du côté de la voiture. L’équilibre réel, les cyclistes l’attendent.

3 – Jeanne Barseghian

« DNA – Vous avez un exemple, un axe important, où il y a des voitures que vous aimeriez voir déplacées ? Des voitures en stationnement en voirie ?

Jeanne Barseghian – Il y a pas mal de débats sur la question de l’avenue des Vosges. Je pense qu’il faut aller plus loin encore que ce qui a pu être fait aujourd’hui.

DNA – L’avenue des Vosges qui a eu un aménagement temporaire, qui fait polémique. Qu’est-ce que vous en faites de l’avenue des Vosges ?

Jeanne Barseghian – On transforme l’essai avec l’ensemble des riverains et des commerçants. On voit bien qu’il y a un problème de partage de l’espace public et ce qui a été fait, c’est un pas, c’est un jalon mais qui demande encore à être amélioré notamment du point de vue de la sécurité. Sécurité des cyclistes, sécurité des piétons. Donc ça ce sera un débat à avoir. Mais des grands axes sur lesquels on peut retravailler le partage de l’espace public entre les différents usages, je dirais que tous les grands boulevards, les quais, la route du Rhin, on doit pouvoir travailler sur l’ensemble de ces grands axes. mais ça, on y arrivera encore une fois que si, en parallèle, on investit massivement sur les alternatives à la voiture. Il ne s’agit pas que les gens se retrouvent bloqués. Il s’agit de leur proposer des choses qui leur permettent de se déplacer efficacement. »

Notre analyse : une proposition claire d’aller plus loin dans le rééquilibrage du partage de l’espace public. Sur l’avenue des Vosges, comme cela avait été prévu dès le stade de l’aménagement transitoire, mais également sur l’ensemble des grands axes.
Nous n’avons rien à rajouter. Cette liste nous parait à la fois plus claire et la mieux-disante sur cet aménagement.

 

 

Billet d’humeur matinal.

Aaah le vélo… comme pour Tintin, la question peut être posée : est-il de droite ou est-il de gauche ?

Individualiste, rentable, super performant, bon pour l’économie… le vélo est de droite !
Économe, égalitaire, féministe, décarboné… le vélo est de gauche !
Équilibré tel un gyroscope,  suffisamment rapide en même temps suffisamment lent… le vélo est centriste !


A Strasbourg, cela fait longtemps que l’on sait que l’équilibre naturel du vélo n’est ni de « gauche, ni de droite ». On se souvient qu’au fil du temps et dans une sorte de consensus tacite, les politiques cyclables ont été portées indifféremment par Pierre Pflimlin, Catherine Trautmann ou Fabienne Keller.

Or, dans cette élection municipale dans la capitale du vélo, une fracture inédite semble s’être dessinée entre une liste – disons de droite – LR-LREM qui s’affiche pro-voiture, pro-vitesse, qui estime que l’usage du vélo devrait être contraint et que les cyclistes devraient se contenter de l’existant, et deux listes – identifiées de gauche – PS et écolo qui ont pris la peine de saupoudrer de vélo leurs programmes respectifs. Et seule la liste Ecologiste et citoyenne ne présente à la fois aucune mesure anti-vélo et pro-voiture.

Les cyclistes strasbourgeois·e·s s’étonneront légitimement qu’une liste LR-LREM, favorite dans cette élection, soit incapable de se saisir de la question du vélo autrement qu’en terme de contraintes, de dogmatisme, d’incivilités, de verbalisation, de suppression de pistes existantes et de pied à terre.

Il ne s’agit pas de décréter qu’un usage n’est plus vertueux qu’un autre : chaque mode de transport a sa raison d’exister. Mais les cyclistes ne demandent pas à être valorisés dans la communication de la ville ou pour enjoliver un programme. Ils et elles aspirent tout simplement, comme les piétons ou les automobilistes, à pouvoir bénéficier d’aménagements réellement sécurisés.

Alors, de droite ou de gauche, le vélo ? Si on n’a toujours pas la réponse, un chiffre intéressera sans doute nos candidat·e·s à la mairie de Strasbourg : plus de 50% des strasbourgeois pratiquent le vélo, et une élection ne se gagnera pas contre les cyclistes mais avec eux. Notre analyse détaillée des programmes sous l’angle du vélo est là pour les informer et leur permettre de voter en connaissance de cause.

A bon entendeur !