
Le Molodoi, bientôt en Liberté surveillé ?
Ci-dessous un communiqué émanant de la salle autogérée le Molodoi. Il semblerait que la mairie actuelle ai la volonté de reprendre en main cette salle.
Le Molodoi étant un exemple de démocratie participative concrète depuis 18 ans, vouloir changer les règles c’est vouloir mettre cette liberté sous tutelle.
Si cela ce réalise, la preuve sera faite que la démocratie participative vanté par l’actuelle municipalité n’est que du baratin pour endormir les gogos.
Nous avions déjà quelques doutes suite, à l’accueil les bras grands ouverts du sommet de l’OTAN, de l’installation de nouvelles caméras de surveillance sans que cela soit voté en conseil municipal, de l’évacuation sans ménagement des pauvres d’entre les plus pauvres , du non respect du travail des petits organisateurs de spectacles, de la chasse aux squats et l’on me souffle dans l’oreille, de l’attribution des Haras à de gros intérêts, sans aucune concertation (mais c’est une histoire à creuser).
La municipalité actuelle, à encore le temps de changer volontairement de cap sur cette affaire. Sinon une tempête risque de contraindre l’équipage de la ville à ramer pour garder la même direction.
Que de travail inutile avant une élection…
Filou Furieux
Voici donc, le communiqué.
Molodoï, 18 ans et toutes ses dents !
En 1991, la ville de Strasbourg confie le bâtiment situé 19 rue du Ban de la Roche à l’association Molodoï dans le cadre d’un bail emphytéotique. Cela permettra pendant 18 ans de faire vivre nombre d’associations
désireuses de promouvoir des évènements éclectiques, par leurs propres moyens et à des tarifs exceptionnellement bas.
A la fin de cette année 2009, ce bail arrive à expiration. Nous avons constitué en mars un dossier (disponible
sur le site www.molodoï.net ( ou ici dossier_molodoi .PDF 5Mo ) affirmant notre volonté de préserver ces conditions idéales pour les associations nous avons rencontré les responsables culturels en avril : ils nous assurèrent de leur soutien. Nous les avons relancés en juin. Pas de réponse. Nous les avons relancés en septembre. Pas de réponse. Un article concernant Molodoï, dans les DNA nous fit savoir que pour eux « les arbitrages n’ont pas été rendus. »
Le jeudi 8 octobre, différents services municipaux se sont rencontrés pour décider de l’avenir du centre autonome jeune. A l’heure où nous imprimons ce texte, nous ne savons toujours pas quel type de bail la mairie souhaite nous proposer. Une seule chose semble acquise : la municipalité estime nécessaire que Molodoï continu son activité alternative et participative auprès et avec les associations utilisatrices.
Mais nous ont-ils concocté unilatéralement un nouveau bail ne correspondant aucunement aux besoins de la salle et des associations, que nous n’aurions plus qu’à signer les yeux fermés ?
Le CAJ Molodoï est essentiel pour le développement des activités associatives ainsi que pour le public fidèle à notre programmation. Il est nécessaire qu’un tel lieu existe à Strasbourg.
Nous attendons de la part de la municipalité actuelle un signal fort, une pérennisation de cette structure la mettant à l’abri des mouvements changeants des politiques culturelles. Pour cela, le bail emphytéotique
garantit au milieu associatif strasbourgeois l’accès à un espace conforme à ses besoins pour au moins dix-huit ans. Le bail emphytéotique est le seul qui nous donne la responsabilité de tout ce qui se passe au Molodoï, c’est donc une garantie d’indépendance dans la gestion du lieu et ce, sur le long terme.
Ce bail à longue échéance confère au preneur le droit réel sur le bâtiment. L’octroi de ce bail permet aux associations d’assumer pleinement la responsabilité de leurs choix. Cette marque de confiance, en plus de décharger la municipalité de toute responsabilité juridique et de gestion pousse les associations à la maîtrise de toutes les prérogatives liées à la programmation culturelle et au fonctionnement de cette salle unique dans la région Est.
Autant par sa durée que par son caractère responsabilisant, le bail emphytéotique a permis et permettra encore de cheminer dans l’élaboration d’un fonctionnement démocratique et participatif. Sachant que la municipalité se revendique également de ce fonctionnement, elle ne doit pas ignorer la difficulté de la tâche, ni le fait que cette aspiration est un processus qui ne peut se renforcer que dans le long terme.
Ce que nous avions à faire, nous l’avons fait. Si la salle et son devenir vous intéressent, faites-le savoir à
la ville. Que les musiciens leur chantent la chansonnette, que les artistes oeuvrent, que les clowns fassent
des clowneries, que les ouvriers typographes tractent, que les informaticiens surfent et que les rêveurs
rêvent…
Rejoignez nous, informez vous sur le site http://www.molodoï.net