23 novembre, jour de luttes en Alsace comme ailleurs

 

Cortège du Collectif Féministe du 68, le 23 novembre à Mulhouse

Collectif Féministe du 68, le 23 novembre à Mulhouse

Plus de 350 personnes étaient présent.E.s à la manifestation contre les violences sexistes et sexuelles à Mulhouse, appelée par les coordinations respectives et distinctes de NousToutes68 et le Collectif Féministe du 68 qui avait relayé son propre appel. Diversités d’actions, de pancartes, de slogans, le Collectif Féministe du 68 a su se démarquer de la simple dénonciation morbide des féminicides. La veille, le Collectif accueillait au Cinéma Bel Air une combattante du Rojava qui, après la projection « Les Filles du Soleil », invitait chacun.e à poursuivre de toutes les manières possibles la lutte contre le système patriarcal et le fascisme. Était également présente à la manif mulhousienne l’Association Le Hêtre. Pour nous c’est important de le souligner, car nous avons appris avec colère et stupéfaction que l’association la Nouvelle Lune ainsi que  – pour la deuxième année consécutive – l’association SOS-homophobie Alsace n’ont pas étées conviées au colloque organisé par la ville de Strasbourg dédié à la lutte contre les violences faites aux femmes, qui a eu lieu le mardi 19 novembre… Nous relayons ici leur tribune –> « Les femmes lesbiennes, bi et trans sont aussi victimes de violence » et soutenons que la lutte anti-sexiste passe par une lutte contre l’ensemble des discriminations que subissent quotidiennement les victimes de ce système hétéropatriarcapitaliste.

A Strasbourg, ce sont 2000 personnes qui ont défilé contre les violences sexistes et sexuelles. Plusieurs collectifs ont notamment marché au sein du cortège des féministes décoloniales.

« Justice pour Adama. Solidarité avec Assa » 23/11, manif contre les violences sexistes et sexuelles à Strasbourg

« Justice pour Adama. Solidarité avec Assa » photo reprise du journal l’Alsace – 23/11, manif contre les violences sexistes et sexuelles à Strasbourg

Photo de Jeune Garde Strasbourg qui a participé à la manif contre les violences sexistes et sexuelles

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En parallèle à Wittelsheim ( à proximité de Mulhouse) environ 800 personnes étaient présentes à la manifestation de convergence des luttes sociales et environnementales, pour« la préservation de la nappe phréatique d’Alsace » et notamment pour exiger le déstockage total des 42 000 tonnes de déchets de Stocamine. Le départ en cortège s’est fait« symboliquement » au pied du Château d’eau qui dessert 50 000 personnes dans la région du bassin potassique et s’est dirigé vers l’entreprise Stocamine, encadré par un important dispositif policier.

Parmi les collectifs présents, il y avait notamment le Collectif Déstocamine, beaucoup de Gilets Jaunes et d’associations qui discutent vivement de la perspective de la journée d’actions et de grève  générale du 05 décembre.

Sur cette carte, on retrouve Vincent Lapierre dans la partie verte de la carte formalisant ainsi les « outils de propagande » de cette fachosphère recomposée.

Les outils de propagande. Prétextant une information « plurielle » et la volonté de se démarquer des médias « officiels », des sites locaux comme Breizh Info ou Lengadoc info se sont spécialisés dans les tribunes offertes à l’extrême droite. Loin d’offrir une information honnête, ils ne font que relayer ses contre-vérités racistes et sexistes. Certains sont sans conteste ancrés à l’extrême droite (comme Méridien Zéro ou TV Libertés) tandis que d’autres adoptent une stratégie confusionniste plus ou moins volontaire. (…) Source : La HordeCartographie de l’extrême droite française : version janvier 2019

A Paris, au sein de la manif contre les violences sexistes et sexuelles du 23 novembre, une poignée de militantes proches de groupes d’extrême droite portaient des pancartes visant les personnes étrangères. Elles ont été huées. «Dehors les fachos», entend-on, alors que la foule finit par scander «Féministes mais pas fachos». Des bénévoles (reconnaissables au foulard bleu noué autour du bras) calment la situation, et éloignent les militantes aux pancartes.

Notre féminisme est antifasciste, anti-impérialiste et anticapitaliste. Nos solidarités et sororités n’ont pas de frontières, notre coeur est rouge et noir, rose, vert, GJ, pailleté, etc. solidaire des réfugiéEs et de tous.tes les rescapéEs. Nos luttes sont porteuses de mémoires et d’espoirs car elles s’unissent pour combattre sans relâche toutes les formes d’oppressions. En lutte pour la Paix, en Guerre sociale contre le Capital et ses chien.ne.s de garde !

Pas de fachos dans les manifs !

Pas de guerre entre les peuples, pas de paix entre les classes ! « Fachos, machos, vous nous cassez l’clito !  » #PasUneDePlus

Dijon, 23 novembre 2019 Rage against the machism ! https://dijoncter.info/rage-against-the-machism-1468

Nantes, Racine – Collectif Antiraciste

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