Clément Méric 5 ans après : NI OUBLI NI PARDON

Clément Méric 5 ans après : NI OUBLI NI PARDON

L’image contient peut-être : plein air

Le 5 juin, cela fera 5 ans que Clément Méric est tombé sous les coups de militants d’extrême droite au détour d’une rue. Militant de l’AFA Paris Banlieue, il était aussi proche d’Act-Up et faisait partie entre autre de l’union syndicale Solidaires. Antifasciste radical, antispéciste, son combat se menait sur plusieurs fronts. C’était en 2013. La France sort alors tout juste de plusieurs mois de débat acharné autour du mariage pour tous et de droits pour les LGBTI, dans un climat ravivant et encourageant l’homophobie bien ancrée dans le pays. Ce jour-là, des amis antifascistes surprennent un groupe de néo-nazis au détour de magasins parisiens. Une rixe s’en suit, Clément Méric, succombe de mort cérébrale aux coups portés par son agresseur, membre du groupe identitaire 3e Voie. Cette mort tragique nous renvoie à toute la brutalité d’un monde que nous combattons, celui de l’exploitation et des différentes formes d’oppression structurant nos sociétés.

Cinq ans après ce fait, les combats dans lesquels s’était engagé Clément gardent toute leur actualité, et il ne se passe pas un jour sans que des événements accroissent notre rage de lutter : le projet de loi Asile et immigration, le passage en force de Macron de lois accentuant la logique capitaliste, les attaques fascistes et policières contre les étudiant-e-s et lycéen.ne.s mobilisé-e-s contre la loi ORE, la gestion coloniale de quartiers populaires et les discriminations structurelles quotidiennes, les expulsions et attaques des projets collectifs portés sur les ZAD comme ailleurs, etc.Tout cela nous rappelle que l’autoritarisme, le racisme, mais aussi l’hétéropatriarcat sont toujours bien ancrés dans les institutions.

Aujourd’hui, les groupuscules fascistes continuent de se développer tranquillement dans le paysage, avec l’ouverture de plusieurs locaux dans nos villes, et la multiplication d’agressions de personnes pour leurs engagements dans les mouvements sociaux, ou parce que n’ayant pas la bonne couleur de peau, tenue ou comportements selon leurs critères. Notons également de régulières apparitions publiques et médiatiques de leurs conférences et actions visant directement à renforcer le rôle de tri des personnes aux frontières et les réglementations discriminantes, en bonnes milices racistes du Capital.

Pour nous, la lutte antifasciste ne doit pas attendre la dissolution des locaux et des groupuscules d’extrême-droite par les institutions étatiques, ou par une quelconque décision judiciaire, puisque ces outils sont autant tournés et utilisés à des fins répressives contre nos luttes émancipatrices. Cette lutte se doit d’être menée au quotidien, en développant des pratiques collectives d’autodéfense, des lieux respectueux d’écoute et d’échanges des savoirs-faires, et renforcer des réseaux de solidarité.

Clément, 5 ans après,
on n’a pas oublié,
on n’a pas pardonné,
et on ne lâchera jamais le combat.

Une vie de lutte plutôt qu’une minute de silence !

Action Antifasciste Mulhouse Haut-Rhin

Ce contenu a été publié dans Articles de l'AFA MHR, Les actions de l'AFA MHR, Page d'accueil, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.