Jour 13 – 29/03/2020 – Comme un long dimanche sans lendemain

Petit dimanche tout gris, tout bleu.
Il pleut…
Non. Il neige !
Les fameuses giboulées de mars sont pile à l’heure.
Elles nous rappellent que l’hiver n’a pas dit ses derniers maux.
Elle tombe, la neige, toute mouillée.
Elle tombe dans la vallée.
C’est que les saisons suivent leur cours…
Elles n’ont que faire du petit méchant virus, que faire du grand gentil-homme.
Cet homme en pleine croissance, enfermé dans son home sweet home.

Le blues grisonnant suggère que le dimanche est un jour sacré, un jour où, pour paraphraser les dires du monde, on reste chez soi.
Après une longue semaine de travail suivi d’un mouvementé week-end, l’espèce humanoïde de classe moyenne, dont je fais plus ou moins partie en fonction de l’époque, se plonge dans une infinie torpeur. Elle y accueille la nostalgie de son affolement hebdomadaire.
Peut-être subit-elle la solitude étreinte de cette journée éteinte ?
Peut-être regrette-t-elle déjà ces bons ou mauvais moments de divertissement ?
Elle peut aussi choisir de retomber en enfance et boire un chocolat chaud tout en posant son dévolu, tantôt sur la neige qui tombe, tantôt sur un film qu’elle a choisi.
Alors tout autour d’elle devient coton, douceur éventuelle d’une journée éternelle.

Cette période de confinement ne serait-elle pas, elle aussi, un long et infini dimanche ? Une nostalgie qui n’appelle à aucun lundi ?
Parfois appréciée, parfois subie.

Nos semaines de ce mois de mars 2020 ont un goût de dimanche auquel succède un autre dimanche.

Pour ma part, demain il sera lundi et je me posterai comme à l’accoutumée…

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