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Consultation sur Thèses.fr

L’art comme jeu n’est pas une simple métaphore. Il correspond à la forme que prennent de nombreuses œuvres d’art notamment les maquettes et miniatures contemporaines et aujourd’hui le jeu est représenté ou mis en scène dans de nombreuses expositions. Cependant l’artiste n’est pas un joueur comme les autres mais un joueur professionnel qui s’oppose à la figure du non-artiste ou de l’artiste amateur défendue par les artistes des avant-gardes qui avaient élevé le jeu au rang d’art. Alors que la consommation de l’art prend la forme d’un divertissement à grande échelle et que l’on assiste à une Disneylandisation des musées, l’art contemporain comme jeu ne semble plus aussi subversif que celui des années soixante. Pourtant l’art comme jeu en tant que modèle et outil de changement social perdure. C’est un art d’attitude, héritier des dernières avant-gardes, se tenant en dehors des frontières habituelles de l’art et réalisant le dépassement souhaité par les situationnistes ou Allan Kaprow.

Florent Schmitt (Flo) – Soutenance de thèse le 26 Septembre 2015

 

Le journal Le Monde lance une discussion sur la place de l’animal dans notre assiette et plus ouvertement sur le questionnement global de l’alimentation carnassière, de ses origines, ses impacts et peut-être son avenir.

Il semble bon ton de se questionner de notre place d’humain dans les sociétés urbaines des pays dits riches, en particulier notamment suite aux déclarations et propositions concernant les « animaux » (les êtres humains sont aussi des animaux biologiquement) comme êtres doués de sensibilité.

Notre alimentation est-elle une alimentation de survie aujourd’hui ?

Est-ce que j’ai le droit de violer une personne si je le fais avec tendresse (en analogie avec le concept « d’élevage respectueux ») ?

Est-ce que je peux mettre de côté mon plaisir égoïste, dépasser ma zone de confort tirée du néolithique et contourner ce schéma ancestral en apprenant à cuisiner ?

Est-ce que mes facultés d’être évolué me permette de me remettre en question, de prendre du recul sur certains choix de vie (ou le concept de Qualité dans l’industrialisation, une des réflexions intéressantes issues de ce milieu) ?

Est-ce que prôner des valeurs comme l’amour plutôt que la violence est insensé ?

Et enfin, est-ce que les animaux marins sont vraiment des animaux ?

 

Le teknival étant passé, on voit ici et là sur les réseaux sociaux fleurir articles et photographies concernant la mauvaise gestion de l’évènement et notamment des images apocalyptiques des déchets laissés sur site. S’en suit les commentaires de chacun où il est bon ton de s’indigner et de blâmer ces personnes. Alors certes, les images sont peu agréables à voir mais en premier lieu, j’espère que ces personnes qui critiquent sont absolument clean pour pouvoir émettre un avis aussi tranché.

Le teknival est une solution trouvée entre l’état et les instigateurs de la fête libre afin que tout le monde puisse cohabiter ensemble et permettre au mouvement « tekno » une reconnaissance officielle et sortir de la stigmatisation de ce dernier auprès de chacun. Comme souvent, l’ouverture d’un petit mouvement initial à la culture de masse entraine son lot d’inconvénients tels que la distillation du message originel surtout concernant ce mouvement où l’aspect cathartique et défouloir des fêtes a pris le dessus sur le reste mais comment blâmer ce point quand la société est absolument contrôlée.

Les images qui ressortent aujourd’hui semblent plus être le reflet de la société contemporaine : individualisme et consommation, que celui du mouvement initial. L’absence d’éducation aux valeurs engagées initialement, héritées du mouvement hippie comme la non violence et du mouvement anarchiste pour l’autonomie, renvoit davantage au fonctionnement d’un loisir dans la société de tous les jours : je viens, j’achète, je consomme et je jette. Il est ainsi plus simple de comprendre pourquoi certaines dérives de la société moderne (rackets et violence, absence de conscience) se retrouvent dans cet évènement. De plus, l’axe choisi par l’état, répression avant éducation, n’est pas d’une aide favorable pour un mouvement dit alternatif. A l’échelle locale, on observe facilement comment l’état traite les personnes de ce mouvement (saisies du matériel et infantilisation) voire les initiatives partageant les mêmes idéologies (expulsion et destruction du squat du 2 route des romains et fortes difficultés pour la maison mimir, à l’échelle strasbourgeoise).

Les images et histoires glauques qui trainent autour du teknival sont indignantes mais sont davantages représentatives de la société dans laquelle on peut vivre (violence, individualisme … juste le fait d’observer comment est traité le végétarisme dans nos villes où le confort moderne permet aisément ce choix de vie sans trop se fatiguer).

Heureusement, cet évènement a aussi de bons côtés. Je vous laisse le soin de consulter ce blog qui semble assez exhaustif sur le teknival : teknimutation-entre-reve-de-fete-et-rave-de-fait.

Même si cet évènement a perdu quelques valeurs du mouvement originel, il reste une fenêtre ouverte à chacun aux initiatives alternatives. Même si la culture de masse n’est pas bénéfique (on le voit aujourd’hui), l’exclusion et les préjugés de ceux qui veulent s’y approcher n’est pas une solution. Il est à chacun des acteurs de prendre ses responsabilités : prise de recul et de réflexion pour les sound systems et les ravers, plus de place à l’autonomie pour la part de l’état (sans parler du coût engendré par la mobilisation massive des forces de l’état).

Indignez vous dans le bon sens, éduquez vous et éduquez les autres (on a toujours à apprendre), passez à l’action plutôt qu’à la critique passive.