collectif des amoureux des bancs publics, le manifeste

Collectif des amoureux des bancs publics
Le manifeste

Parce que nous vivons la rue comme un espace de possibilités, de rencontres ; comme terrain de jeu et champ d’action.
Parce que de plus en plus elle tend à être conçue, dans son architecture, mais aussi dans son usage quotidien, comme un territoire lisse et neutralisé.
Parce que, de l’espace public on semble n’attendre plus rien d’autre que d’être une zone de transit : de chez soi au travail, du travail à la marchandise de la marchandise au domicile.
Parce que nous revendiquons la nécessité du détour, de la flânerie, le droit de pouvoir se perdre.
Parce que nous récusons tout autant l’idée qu’on puisse perdre son temps que l’idée inverse qui voudrait que celui-ci puisse être gagné.
Parce que nous savons qu’une halte peut aussi être une veille.
Parce que pour nous, la rue est à la fois un spectacle et une scène.
(Parce qu’au néant qu’on nous propose les bancs publiques répondent par notre séant)
• Nous condamnons toutes les formes d’aseptisations qui viseraient à nous déposséder de l’espace publique dans son aspect le plus accessible.
• La multiplication d’espaces anti-citoyens, véritable expropriation déguisée qui vont de paire avec la suppression accélérée des bancs publics et la mutilation de ceux qui subsistent (voir les différents dispositifs anti-SDF).
• Omniprésence des installations de vidéosurveillance
• La volonté systématique de transformer toute friche en lieu de consommation culturelle ou marchande à travers divers projets dits « de réhabilitation »

Les friches, parce qu’elles permettent une réappropriation des lieux par la poésie de l’usage, nous semblent plus indispensables qu’un énième centre commercial, multiplexe ou musée.
Les caméras nous privent d’anonymat, remplaçant l’omni voyance divine par la surveillance généralisée
Les bancs, enfin, lieux de rencontre et de repos, semblent être un combat mineur. Il ne nous apparaît pourtant pas comme un signe de civilisation qu’il faille payer une terrasse pour s’asseoir ou que l’alternative face à l’envie d’un petit somme se résume à : l’asphalte ou l’hôtel.

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Banc public transportable

Demonstration en vidéo du banc public temporaire, pour le pic nique publik

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Publik pic nique :: Critique, conviviale, artistique.

Publik pic nique

Le jeudi 12 juin à  18 heures, le Collectif des Amoureux du Banc Public
investit, de manière critique, conviviale et artistique, la place Mathias
Merian a Strasbourg.

Au programme, pic nique participatif (mise en commun de victuailles),
installation temporaire de bancs publics, lectures autour de ce thème
(apportez vos textes, aussi), interventions de musiciens.
Nous vous attendons…

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Naissance du collectif, les Amoureux des Bancs Publics

Naissance du collectif « les Amoureux des Bancs Publics« . Ce collectif à pour but de lutter contre la disparition des bancs publics et pour défendre des valeurs de convivialités urbaines.

Cette lutte nous amènes à réfléchir sur les phénomènes actuels, comme la transformation, des centres villes en musée et la volonté hallucinante des autorités municipales de transformer les villes en cours de prison (concept de prévention situationnelle)

Cela nous amènes aussi à réfléchir sur le développement, d’une ville conviviale, pensée pour les habitants et par la participation des habitants. (démocratie locale) De L’introduction de l’art dans l’espace publics.

L’aspect culturel, lui aussi important, sera présent dans notre esprit, mais laissé à la réflexion; des artistes, associations culturelles et de quartiers.

Notre collectif sera plus centré sur les aspects Art/architecture, que les aspects politiques comme par exemple le fait déjà la CREP (http://crep.strasbourg.free.fr)

Le collectif

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Vidéo le repos du fakir

court métrage traitant des mobiliers anti-sans abris à Paris

Vidéo le repos du fakir , 6 minutes , court métrage traitant des mobiliers anti-sans abris à Paris, réalisé par Stéphane Argillet et gilles paté en 2003. Analyse descriptive des dispositifs placés devant les banques, les grands magasins, les transports publics pour exclure les sans abris, les éloigner des lieux de représentation de la ville.

Fichier de 36 MO ! ADSL obligatoire pour la lecture de cette vidéo format QuikTime.
Télécharger la vidéo 

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Espaces anti-citoyens :: Intérogatoire de David Hurstel au Troc café

Intérogatoire de David Hurstel au Troc café a Strasbourg par Jenny Ulrich dans l’émission Choisir, choisir, choisir, sur la radio associative R.B.S.
Lire le son fichier 2 mo en .wav

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Espaces anti-citoyens :: Récolte des textes issues des exposition interactive.

Récolte des textes issues des exposition interactive. Présentation brut.

Dispositif anti-sdf

Plan:C2 La BMS rue Kuhn a installé des grilles, dispositif visant à Èviter que les SDF s’assoient ou se reposent sur les bords du batiment.

Plan: E3 Aménagement de la place Saint-Nicolas-aux-ondes en remplacement du parking.

Plan: D2 Place Mérian, premiers bancs dits ‘SDF’

Place Kléber Autour de cette putain de statue. Merci pour ces petits cubes de bronze !??

Plan: B3 Place Sainte Aurélie, faux parcs enfants, bancs anti-SDF mais malgré tout ils sont là, en cohabitation avec les enfants.

CamÈras de vidÈosurveillance

Plan: La place Saint-Etienne était une place très sympa pour discuter entre amis et malheureusement à cause des caméras vidéo, à chaque moment ou le moindre jeune s’y installe, la police y rapplique immédiatement pour faire « le ménage » et c’est bien triste d’en arriver là!!!!

Plan: C3 Rue Sainte-Héléne, caméras de surveillance pour surveiller les consommateurs de biére et accessoires et rassurer les riverains.

Autres

Pont Matthis A côté de la DDE, il y a une annexe du ministère de la justice, bien planquée avec ordinateurs en réseau Schengen et infos sensibles. Un jour on a eu la mauvaise idée de l’occuper, deux heures aprés, le GIPN donnait l’assaut. J’y ai perdu les dents de la machoire intérieure. (Qui suis-je?)

Place Kléber Un endroit ou il y a toujours des keums qui font chier les autres.

Plan C3 Les espaces qui plaisent Grand rue, les copains

Plan C2: Devant le parking P3 de la place des Halles, il y a sur le troittoir des bennes à verre. Soit les piétons n’ont pas le choix et sont obligés de marcher sur la route. En plus, c’est moche.

Rue de Berne Un Kebab compatissant qui vend des biéres jusqu’à deux heures du matin, au même prix (0,80 cents !). Le seul !

Plan†: D2 Le siège du Medef. Il faudrait le remplacer par un accueil pour SDF plus central

Plan: D5 1/2 Le radar automatique et pas loin, le commissariat. Faut virer ces trucs moches et chers pour tous VITE

20 rue Adolphe Seyboth Beurk ! Ca sent le pipi. La mairie ne nettoie jamais

Les nouvelles toilettes de la gare sont très ordonnées, bravo ! Rue du faubourg de Saverne Zone amie puis zone anti-perso. le devenir des lieux est en constante évolution. Nul ne sait encore s’il est capable : – de commettre un crime` – d’abus de confiance – de nihilisme romantique – de Total Kheops Wesh wesh, la délinquance est délicate.

Les lieux que j’aime : rue de la Broque et boulevard de Lyon Il y a 15 ans, j’ai déboulé sur Strasbourg et j’ai atterri dans un ancien quartier populaire avant qu’il ne devienne branché. Quartier de putains, de dealers, de malpropres, de dérangés, de non-accrocs la valeur du travail. J’ai une affection particulière pour les dingues et les paumés qui fréquentent mon boulevard. J’ai aussitÙt intégré un gang au nom de Broq Prool.

Vous pensez que les flics se reproduisent ? C’est incroyable, il y en a de plus en plus Ils pourraient faire taxi au moins, ils ne tourneraient pas dans la ville comme des cons.

47 boulevard Clémenceau C’est un endroit que j’aime et que je déteste la fois car d’autres y ont vécu leur histoire et que c’est maintenant difficile de l’effacer.

Orangerie C’est Los Angeles ici et il n’y a pas des masses de cabines téléphoniques)

Faubourg National Jolie Rambla mais vide Absence de bancs, de fleurs, donc de gens. Obligation de créer un événementiel pour voir la rue animée

Pas assez de caméras de vidéosurveillance quand on est victime. Trop quand on ne fait rien. La rue est un vaste peep-show, la police te gicle la face et la justice tu te la mets carrément bien profond Toussez, vous êtes filmés

Plan: C2 Rue de l’ancienne gare, joli nom pour un endroit qui cumule les ‘bad vibes’ ! D’un coé, vous êtes des murs du centre commercial des Halles avec sa redoutable soufflerie-ventilation-aération qui nous inonde d’air chaud à toute période de l’année et de l’autre, le parking des Halles, levez les yeux et vous voyez la passerelle qui relie le centre commercial au parking pour les piétons. A cette atmosphère déjà bien polluée, s’ajoutent le gaz des voitures garées sauvagement sur les trottoirs (monsieur attend madame et ses paquets mais n’éteint pas le moteur) En résumé, une rue irrespirable, ou en effet, je bloque ma respiration et ou j’ai peur la nuit lorsque je l’emprunte (uniquement sur mon vélo Petit-Tonnerre) pour rentrer chez moi.

Pont Winston Churchill Tentative de démolition (entravée jusquíici par des actions citoyennes) motivée -officiellement ´par le désir écologique d’obliger les gens à faire du sport en traversant la rivière à la nage- en réalité obscures histoires de ´politique urbaine (que certains traduisent par ‘pot de vins’.)

Plan C-D4 Ruelle de l’Esprit, la rue ou pissait Goethe et beaucoup trop de gens le samedi soir. Ca pue.

Rue du Maréchal Joffre Un immeuble intrigant genre vieille manufacture avec une verrière au centre. Il paraît abandonné et pourtant il y a des gens qui semblent y vivre. A líoccasion, j’aimerais bien le squatter

Grand rue Pareil. Un immeuble qui semble inhabité (avec des draps devant les fenaîtres). Mais un soir j’ai aperÁu des lumières

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Espaces anti-citoyens :: Exposition Interactive pour interroger les citoyens

La première étape de cette réflexion est d’interroger des citoyens grâce à deux expositions interactives dans des lieux Strasbourgeois; Le Bar le Sébastopole (puis le Marché bar) et le Troc Café.

Sous forme de cartes à remplir, les personnes sont invitées à indiquer :  les bancs anti-SDF, les camera vidéo-surveillance, le mobilier urbain inamical… et les excréments canins !

Dans un deuxième temps des élèves de l’école d’éduc Sp (ESTES) et de l’école d’archie (INSA) seront sollicités pour réfléchir au sujet.

Eux aussi auront des cartes à remplir.

 

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L’espace public en question ?

C’est au mois de mai que David H. me présente son projet de « questionnement sur les espaces publics ».

C’est l’aspect des interactions, plus ou moins heureuses avec le citoyen, d’objets ou arrangement de l’espace qui intéresse notre bonhomme.

Mes interrogations sur la vidéo surveillance ayant leur place dans ce questionnement plus global, j’ai décidé de participer à ce projet, en fournissant aux différents intervenants mes petites connaissances sur le sujet, et surtout en regroupant les informations qu’ils me fourniraient, sur la page de mon site.

Le projet grandissant, j’ai décidé de créer ce blogue collaboratif, plus pratique et offrant une visibilité plus grande au projet. Me concentrant alors sur l’aspect vidéo surveillance et moins sur le secrétariat.

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Projet espaces anti-citoyens :: Note d’intention

Note d’intention de David Hurstel. sur le projet « Espaces anti-citoyens »

Un relevé topographique des mobiliers urbains dans la ville et plus spécialement des espaces  » anti-citoyens « . L’objectif de notre démarche est la mise en place d’un relevé topographique du mobilier urbain privatif ou publique.

Un relevé topographique des mobiliers urbains dans la ville et plus spécialement des espaces  » anti-citoyens « .

L’objectif de notre démarche est la mise en place d’un relevé topographique du mobilier urbain privatif ou publique.

La recherche et le relevé de ces points dans l’espace publique permettront de créer un cahier de mémoire et une matière première aussi bien pour les éducateurs que les architectes et les services de la voirie de la CUS.

Le relevé topographique est donc un élément moteur de cette réflexion globale sur la manière d’envisager l’espace publique que l’on nommera :  » espace anti-citoyens  »

L’espace anti-citoyens, englobe aussi bien les bancs anti-sdf, le mobilier urbain privé et publique, une partie des camera vidéo surveillance et tout élément susceptible d’interférer de manière négative, esthétiquement, socialement et physiquement sur chacun d’entre nous.

L’aspect sécuritaire pour la plupart de ces lieux sera traité objectivement, il conviendra de ne pas omettre cet aspect ne serait-ce que pour permettre une cartographie exhaustive.

Il s’agira de mettre en évidence ces espaces par des photos, des dessins, des textes par un repérage sur carte. Des groupes se formeront par quartier et permettront d’inscrire sur un plan général chaque point à étudier. La réalisation des ces plans et cartes donnera lieu à des créations aussi bien techniques que artistiques.

Il s’agira pour nous de créer à partir de cette matière première un document vidéo et une exposition permettant une réflexion globale sur la pertinence et la bonne conduite de ces mobiliers.

David Hurstel

 

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