L’Amour et la Révolution le 25 janvier 2019 au Bel Air – Mulhouse

Dix ans après les premières émeutes les médias ne parlent plus de la crise grecque. Tout laisse croire que la cure d’austérité a réussi et que le calme est revenu. Ce film prouve le contraire. A Thessalonique des jeunes empêchent les ventes aux enchères de maisons saisies.

Le Film L’Amour et la Révolution de Yannis Youlountas passera au Cinéma Bel Air de Mulhouse le vendredi 25 janvier 2019 à 20h00.

L’ Action Antifasciste Mulhouse – Haut-Rhin se joint avec l’ AIM Strossburi pour soutenir la collecte solidaire* ainsi que ces 2 projections publiques ( la première organisée par Attac et la Ligue des Droits de l’Homme Mulhouse –> Les Rdv d’Attac et de La Ldh + Rencontre. La deuxième organisée par l’AIM Strosburi –> Projection-Concert de soutien : L’Amour & la Révolution.)

La solidarité est notre arme.

* Vous trouverez la liste des besoins pour la collecte ici sur ce lien, le blog du réalisateur Blogyy.net ou sur le site du film http://lamouretlarevolution.net/.

Étapes de la collecte mobile 
à chaque projection-débat de « L’Amour et la Révolution »du 8 janvier au 13 février en France et en Belgique

Maud et Yannis conseillent de venir 15 à 30 minutes avant la séance pour déposer tranquillement pour la collecte et échanger, si vous le désirez, avec eux.

08/01 TOULOUSE (31) Ô local 20h00
09/01 CHATEAUNEUF-DE-GADAGNE (84) Salle-des-fêtes 20h00
10/01 ST-MAXIMIN (83) Cinéma La croisée des Arts
11/01 BÉDARIEUX (34) Salle Bex 19h00
12/01 ST-PONS-DE-THOMIÈRES (34) Salle sous la mairie 17h00
15/01 LAGRAVE (81) Salle des fêtes 20h00
16/01 GOURDON (46) Cinéma L’Atalante 20h45
17/01 EYMOUTIERS (19)
18/01 ORLÉANS (45)
19/01 MONTREUIL (93) Cinéma Le Méliès 20h30
20/01 CORBEIL-ESSONNE (91) Cinéma Arcel Corbeil 16h00
21/01 SAULX-LES-CHARTREUX (91)
22/01 ST-OUEN-L’AUMÔNE (95) Cinéma 20h00
23/01 TROYES (10)
24/01 MONTBÉLIARD (25) Le Colisée 20h00
25/01 MULHOUSE (68) Ciné Bel Air 20h00
26/01 KHEL (ALLEMAGNE, à côté de Strasbourg) Guk Events 19h00
28/01 LIÈGE (BELGIQUE) Cinéma Le Parc 20h00
29/01 NAMUR (BELGIQUE) Cinéma Caméo 20h00
30/01 DUNKERQUE (59) Studio 43, 19h00
31/01 LILLE (59) Les Sarrasins 20h00
01/02 BRUXELLES (BELGIQUE)
02/02 BRUXELLES (BELGIQUE)
03/02 AMIENS (80)
04/02 PARIS (75) Studio Campus 20h00
05/02 MACON (71) Cinéma Marivaux 20h00
06/02 VERNON-EN-VIVARAY (07) Cinéma Écran Village 20h00
07/02 EMBRUN (05)
08/02 LAGRAND (05)
11/02 BÉZIERS (34)
13/02 LAUTREC (81) Café Plum 19h00

GRAND CONVOI SOLIDAIRE VERS LA GRÈCE DE FÉVRIER 2019

COLLECTE JUSQU’AU 12 FÉVRIER 2019
POUR REMPLIR LES 27 FOURGONS PRÊTS À PARTIR ! 

Liste des besoins en PDF (meilleure visibilité et possibilité d’imprimer) –> ICI 

 

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L’Atomik Tour en Alsace du 21 au 23 janvier 2019

L’Atomik Tour sera de passage en Alsace ces 3 prochains jours : La caravane passe par Colmar aujourd’hui 21 janvier et par Kolbsheim demain, Strasbourg le 23.

Colmar –> http://atomik-tour.org/etape/etape-2-colmar/
Kolbsheim/Strasbourg –> http://atomik-tour.org/etape/etape-2-bis-strasbourg-kolbsheim/

Pour échanger sur les luttes antinucléaires, pour partager les outils de résistance et combattre l’appareil répressif d’Etat qui frappe depuis plusieurs années les personnes engagées dans ces combats, pour continuer de renforcer la lutte contre le projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure et penser des perspectives de lutte et de vies collectives viables.

« À Bure et dans les villages autour, la surveillance par la gendarmerie est permanente. Un escadron de gendarmerie mobile est affecté ici sans interruption depuis l’été 2017. Les escadrons viennent de toute la France et tournent régulièrement (…)  » –> https://bureburebure.info/

Un cycle de conférence « Voyage vers un avenir non atomique » va également démarrer dans le Grand Est ces prochains jours, voici déjà les dates retenues en Alsace :

  • Bure : Histoires de la répression policière et judiciaire : Vendredi 1 mars 2019, 20h – Strasbourg
  • Sortir du nucléaire en moins de 10 ans : c’est possible, et sans CIGEO : Jeudi 25 avril 2019, 20h – Strasbourg ( Mercredi 24 avril 2019, 20h – Epinal )

 

 

 

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Libérons Mumia! Rencontre-Projection à Mulhouse le 18 janvier

Le jeudi 28 décembre 2018, le juge Tucker a rendu publique le droit enfin accordé à MUMIA ABU-JAMAL de faire appel de sa condamnation à mort. Mumia est enfermé depuis 37 ans et son état de santé se dégrade d’années en années. Depuis le premier jour de son emprisonnement, des collectifs combattent sans relâche et se relaient dans plusieurs pays pour que Mumia puisse enfin quitter définitivement l’univers carcéral et poursuivent ses luttes qui continuent d’être d’actualité.

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A Mulhouse, une projection-rencontre est organisée à 20h au Cinéma Bel Air le vendredi 18 janvier 2019 à 20h avec Amnesty International et le collectif Libérons Mumia. Le documentaire intitulé Lindy Lou, jurée n°2 (en VOST – 01h24) et réalisé en 2017 par Florent Vassault.

Il y a plus de 20 ans, Lindy Lou a été appelée pour faire partie d’un jury. Depuis, la culpabilité la ronge. Sa rédemption passera-t-elle par ce voyage qu’elle entame aujourd’hui à travers le Mississippi, dans le but de confronter son expérience à celle des 11 autres jurés avec lesquels elle a condamné un homme à mort ?

Le site officiel : Libérons Mumia

Mumia Abu-Jamal est né le 24 avril 1954. En 1969, le jeune homme est chargé de l’information à la section de Philadelphie du Black Panther Party. Le FBI le considère comme l’une des personnes “à surveiller et interner en cas d’alerte nationale”.

Il est l’une des cibles du Cointelpro (programme d’infiltration et de contre-espionnage) dont seront victimes Leonard Peltier et d’autres membres de l’Américan Indian Movement et des Black Panthers.

Devenu journaliste de radio apprécié, lauréat de plusieurs prix, Mumia est surnommé “la voix des sans-voix” pour sa critique de la corruption de la police et des dirigeants politiques locaux. Depuis 1978, il dénonce la violente répression qui frappe la communauté MOVE et, en 1981 suit le procès de son fondateur, John Africa, qui sera acquitté des charges fabriquées contre lui. Le soutien de Mumia à MOVE exaspère les politiques et la police de Philadelphie et lui vaut le renvoi d’une des stations de radio où il exerce. Pour faire vivre sa famille, Mumia est contraint de travailler comme taxi de nuit.

Aux premières heures du 9 décembre 1981, Mumia Abu-Jamal est grièvement blessé lors d’une fusillade dans le quartier sud de la ville, où il vient de déposer un client. Arrêté, il est accusé du meurtre d’un policier, Daniel Faulkner, tué dans cette fusillade. Malgré ses dénégations, malgré son absence d’antécédents judiciaires, une enquête inéquitable (expertises balistiques inexistantes, balles non identifiables, absence de relevé d’empreintes, zone des faits non sécurisée, tests non effectués, etc.) conclut à la culpabilité de Mumia. Témoins menacés, subornés, écartés, rapports de police contradictoires, violations de ses droits, mèneront, en juillet 1982, à la condamnation à mort de cet opposant politique gênant sous la pression d’un juge recordman de la sentence… 

Mumia est “le coupable idéal”

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Pour en savoir plus sur Mumia, son engagement et les circonstances de son emprisonnement ainsi que les luttes menées à Strasbourg au travers du « Festival Permanent » contre les inégalités sociales, les lois racistes et les violences policières, nous vous conseillons également de visionner ce documentaire réalisé en 2001 et visionnable sur Youtube –> Un Mumia, des Mumia

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Nous vous conseillons également la lecture de We Want Freedom, écrit par Mumia, édité Au Temps des Cerises

 

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Edouard Philippe, pour une fRance bleue blanche brune

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé, ce 7 janvier sur TF1, une série de mesures contre les manifestant.e.s.

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Il a promis une législation plus sévère à l’encontre des «casseu.se.rs» mais en réalité ça sera un durcissement des sanctions contre les personnes arrêtées en manif, contre les manifestations non déclarées, contre ceux et celles qui « masquent » leur visage (se masquer est déjà une infraction passible d’une contravention, mais avec ce texte de loi se masquer le visage deviendra un délit, qui pourra justifier une interpellation, une garde à vue, un déferrement et une peine de prison) Le but de l’Etat est aussi le fichage des manifestant.e.s avec la mise en place d’interdictions de participer à des manifestations. Ce texte sera déposé et discuté par l’Assemblée nationale début février de cette année.

Ainsi l’Etat, par la voix de Edouard Philippe a répondu «oui» à la demande des syndicats de policiers, dont Alliance (syndicat proche de l’extrême-droite), qui réclament la création d’un fichier de personnes interdites de manifestations, à l’image de celui anti-hooligans. Et oui les (futures) lois que Edouard Philippe annonce existent déjà… mais dans les stades.

L’Etat applique des lois liberticides dans les stades de foot et, une fois la machine bien rodée, ces mêmes lois sont utilisées pour le flicage de toute la population. Edouard Philippe a ouvertement fait référence à une loi anti hool’s qui seras appliquée contre tou.te.s les manifestant.e.s : «Dans le courant des années 2000, dans les stades de foot, nous avons pris des mesures qui ont permis d’identifier et d’interdire [les hooligans]. »

A noter que le terme « hooligan » a été utilisé à tord et à travers par l’Etat pour justifier ses lois liberticides dans les stades alors que c’est l’intégralité du milieu ultra et/ou supporter qui a été pénalisé par ces lois fascisantes. Là, c’est la même méthode, ils utilisent des termes ambiguës et vides de sens pour qualifier les manifestant.e.s. Quand l’Etat utilise le terme « Casseu.se.rs » c’est pour décrédibiliser toute forme de contestation subversive qui ne se résume pas à marcher bêtement en rond pendant une manif « sans rien faire ».

Pour savoir ce qui attend les manifestant.e.s, il suffit de se pencher un peu sur les lois anti supporters sorties ces dernières années. Tout débute avec la loi Alliot-Marie à la suite des incidents de PSG-Caen en 1993. Celle-ci est renforcée avant la Coupe du monde 1998, puis en 2003 et 2006, des modifications sont apportées. En août 2007, la ministre de l’Intérieur (toujours Michèle Alliot-Marie) publie un arrêté pour créer un fichier national des interdits de stade (FNIS). Il permet à la police de « mettre en oeuvre un traitement automatisé de données à caractère personnel» pour prévenir d’éventuelles violences dans les stades. Ce fichier comporte notamment l’identité, l’adresse, le club de supporters et la photographie des personnes concernées. Sont aussi consignées les raisons de cette interdiction (nature administrative ou judiciaire, champ géographique, type de manifestations concernées, autorité judiciaire ou administrative ayant pris la décision). Les personnes figurant dans ce fichier peuvent être interdites de stade pour une durée maximale de cinq ans par la justice après des infractions durant les matchs ou en dehors. Le magistrat peut les obliger à répondre à des convocations de police durant la durée des matchs. Mais, il faut attendre 2010 et le renforcement des Interdictions Administratives de Stade (IAS), et la loi LOPPSI 2 en 2011 qui rallonge la durée des IAS et prévoit l’interdiction des déplacements, ce qui restreint donc la liberté de circulation des supporters. La répression explose au début des années 2010 et les interdictions de déplacement se multiplient de manière inquiétante. La France suit le modèle italien, qui se fait sans concertation, qui compte uniquement sur le répressif sans miser sur la responsabilisation des supporters. Voilà les références de l’Etat pour créer des lois contre les manifestant.e.s!

Edouard Philippe envisage aussi le redéploiement massif des flics sur le terrain, à la hauteur de ceux déployés le 1er décembre et qui avait été réduit lors des derniers actes de la mobilisation des gilets jaunes.

« Les moyens spécialisés comme les engins blindés de la gendarmerie ou les engins lanceurs d’eau de la police ont montré leur efficacité. Nous devons donc en envisager très sérieusement le renouvellement et accroître leurs capacités opérationnelles » a t-il ainsi affirmé, avant d’ajouter avoir « pris la décision de faire en sorte d’assurer une mobilisation considérable des forces de l’ordre ».

C’est-à-dire le déploiement de 85.000 agents de répression, BAC, CRS, policiers et gendarmes compris.

On vous rappelle aussi que le 20 octobre 2018, le Sénat a adopté en première lecture un texte visant à restreindre le droit de manifester. La proposition de loi du groupe Les Républicains, déposée par Bruno Retailleau vise directement les « Black blocs » : lire notre article sur le sujet  ici.

Doucement mais sûrement, l’appareil d’Etat ne fait que son job ; la neutralité de l’État est une fiction. L’État, sous toutes ses formes, est une arme aux mains de celles et ceux qui détiennent le Pouvoir, la Finance et les moyens de production. Il est, et a toujours été, le garant des intérêts de la bourgeoisie, des multinationales et des hauts fonctionnaires. Le rôle d’un Etat est de maintenir son pouvoir, en france quand le système capitaliste arrive à un point de rupture, c’est le rôle de l’État, avec l’aide de toutes les forces répressives, d’étouffer toute contestation. C’est dans ce genre de situation, sous couvert de crise politique et économique, que l’État sort ces lois les plus liberticides et que le basculement vers le fascisme devient une possibilité capitaliste.

 

Action Antifasciste Mulhouse Haut-Rhin

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Brésil 1er janvier 2019 le fasciste Jair Bolsonaro est au pouvoir

Brésil, le fasciste Jair Bolsonaro est au pouvoir

Ce 1er janvier, le nouveau président d’extrême droite brésilien, Jair Bolsonaro, vient d’être investi au pouvoir. Il y a encore quelques temps en arrière , un tel scénario semblait presque inimaginable. La crise capitaliste que connait le Brésil ainsi que le rejet très fort par la population des politiques institutionnelles en général ont profité à l’extrême-droite. Bolsonaro capte ces sentiments et se transforme en candidat anti-système, ce qu’il n’est pourtant pas du tout. Connu pour ses prises de position dégueulasses à l’égard des femmes, des homosexuel.le.s, des Noirs et des peuples indigènes, ainsi que pour sa nostalgie pour la dictature militaire de 1964-1985, Bolsonaro, qui est ouvertement autoritaire, raciste, sexiste et anti-écologie a réussi une ascension spectaculaire jusqu’à devenir le président du Brésil.

Mais qui est Jair Bolsonaro ?

Contrairement à ce que beaucoup de monde semble croire, Bolsonaro n’est pas un homme neuf au sein de la classe politique, la réalité est autre ; il a été toute sa vie dans les rouages du système politique et militaire brésilien. Il se présente comme étant un candidat hors du système politique , alors qu’il a déjà cumulé sept mandats en tant que député et a fait une grosse carrière dans l’armée dès son plus jeune âge.

Bolonaro est né le 21 mars 1955 à São Paulo, il s’intéresse à l’armée dès l’âge de 15 ans, et à la fin de sa scolarité à l’école secondaire, il est reçu à la « Escola Preparatória » de « Cadetes do Exército ». Il est ensuite formé à « l’Academia Militar das Agulhas Negras », la principale école militaire du pays, dont il sort diplômé comme sous-lieutenant d’artillerie en 1977, tout ça pendant la dictature militaire. Plus tard, il s’élève au grade de capitaine. Mais le 19 avril 1988, à la fin de la dictature militaire, il est renvoyé de l’armée à la suite de sa participation à un projet consistant à faire exploser des bombes de faible puissance dans les toilettes de casernes. Cependant, le Tribunal suprême militaire l’acquitte de ces accusations le 16 juin 1988. Bolsonaro devient alors militaire de réserve.

Après avoir fait une longue carrière dans l’armée, Bolsonaro se lance en politique et se fait élire en 1988 conseiller municipal de la ville de Rio de Janeiro pour le Parti Démocrate Chrétien (PDC). En 1990 il est élu député fédéral à Rio de Janeiro, toujours sous l’étiquette du PDC. Il est constamment réélu jusqu’en 2014, avec le soutien successif de plusieurs partis de droite comme le Parti Progressiste Réformateur (PPR), Parti Progressiste Brésilien (PPB), Parti Travailliste Brésilien (PTB), Parti Progressiste (PP, successeur du PPB), Parti Social-Chrétien (PSC). À la Chambre des députés, Bolsonaro dépose près de 200 propositions de loi et un amendement constitutionnel mais ceux-ci sont quasiment tous rejetés. A cette époque il était réputé pour être un mauvais orateur, ne pèse guère dans la vie politique du pays et reste une personnalité peu connue du grand public, ce qui lui permettra, lors de la campagne présidentielle de 2018, d’apparaître comme un homme neuf au sein de la classe politique.

Jusqu’à sa candidature présidentielle, pour ceux et celles qui le connaissent, Bolsonaro est perçu comme isolé politiquement, où sa carrière politique est limitée à ses propos polémiques. Mais en 2016 Bolsonaro refait parler de lui en se prononçant pour la destitution de Dilma Rousseff, dédiant son vote au colonel Ustra, qui avait torturé celle-ci en 1970, ce qui avait fait un buzz au Brésil. En janvier 2018, il quitte le Parti Social-Chrétien pour le Parti Social-Libéral. Désigné candidat du PSL à l’élection présidentielle de 2018, Jair Bolsonaro prend la tête des sondages en vue du premier tour de l’élection suite à l’invalidation de la candidature de l’ancien président Lula Da Silva et du fait que la plupart de la classe politique brésilienne est poursuivie pour des délits financiers. Bolsonaro n’est mis en cause dans aucune affaire, quasiment personne ne connait son passé, ce qui lui permet de bénéficier d’une bonne image (même si son principal conseiller économique est toutefois soupçonné de fraude par la justice). Le 6 septembre 2018, il est poignardé alors qu’il tient un meeting. Cette tentative d’assassinat intervient dans un climat de tensions en pleine élection présidentielle ; Jair Bolsonaro avait auparavant lui-même refusé de condamner une attaque contre la caravane de campagne de Lula et avait appelé à mitrailler des militants de gauche. Profitant ainsi d’une belle couverture médiatique, il quitte l’hôpital le 29 septembre pour poursuivre sa convalescence et sa campagne à son domicile.

Dans le cadre d’une campagne marquée par sa violence verbale et la diffusion massive de fausses informations sur les réseaux sociaux, le 7 octobre 2018 Jair Bolsonaro est arrivé largement en tête de élections présidentielles dès le premier tour avec 46 % des voix. Il est élu le 28 octobre 2018 au second tour avec 55,1 % des voix (57,8 millions d’électeurs) face à Fernando Haddad, candidat du Parti des travailleurs. Il a pris ses fonctions ce 1er janvier 2019.

Bolsonaro est ouvertement anti-féminisme, il assume les inégalités de salaire et la culture du viol, il déclare ; « J’ai eu quatre fils et, pour le cinquième, j’ai eu un moment de faiblesse et c’est une femme qui est sortie », « Je ne te violerai jamais, parce que tu ne le mérites pas… salope ! Va pleurer plus loin », avait-il déjà lancé à la députée Maria do Rosário, onze ans plus tôt.

Bolsonaro est homophobe, il déclare ; « Les homosexuels ne trouveront pas la paix. Et j’ai l’immunité [du Congrès] pour dire que, oui, je suis homophobe, et très fier de cela si c’est pour défendre les enfants à l’école» , « Si votre fils commence à jouer un peu gay, frappez-le avec du cuir et il changera de comportement. »

Bolsonaro est contre les Amérindiens, les afro-descendants et les écologistes, il déclare : « Vous n’aurez plus d’ONG pour étancher votre faim de gauche. Ce sera une purification jamais vue dans l’histoire du Brésil », « Si je deviens président, il n’y aura pas d’argent pour les ONG. Ces gens sans valeur devront travailler », « Si j’arrive là, chaque citoyen aura une arme à feu chez lui. Vous n’aurez plus aucun centimètre de terre démarqué pour les réserves indigènes ou les quilombolas. » .(Les quilombolas sont des communautés, en général rurales, composées de descendant.e.s d’esclaves et dont le statut est protégé lorsqu’elles sont reconnues par l’État.)

Bolsonaro veut contrôler les naissances des pauvres, il déclare ; « Il est inutile de parler d’éducation parce que la plupart des gens ne sont pas prêts à recevoir une éducation et ne s’instruiront pas eux-mêmes. Seul un contrôle des naissances peut nous sauver du chaos. »

Bolsonaro contre la classe ouvrière, il déclare ; « Le travailleur devra décider : moins de droits mais des emplois ou tous les droits mais le chômage ».

Bolsonaro un antirévolutionnaire de première heure, il déclare ; « Ces groupes, s’ils veulent rester ici, devront se soumettre à la loi de chacun de nous. Ou sinon quitter le pays ou aller en prison. Ces marginaux rouges seront bannis de notre patrie », « Nous devons éviter que les marginaux, les terroristes du MST (le Mouvement des Sans Terre) continuent leurs actions barbares, là, au Brésil ». Le MST, qui fédère plusieurs centaines de milliers de paysan.ne.s sans terres, demande depuis longtemps une réforme agraire et une redistribution d’une partie des terres au profit de l’agriculture familiale. Le MST n’hésite pas à occuper des terres inexploitées appartenant à de gros propriétaires fonciers, pour y permettre l’installation de petits paysan.ne.s.

Bolsonaro, nostalgique de la dictature militaire Brésilienne, il déclare ; « Ca changera que lorsqu’un jour, nous déclencherons une guerre civile et accomplirons le travail que le régime militaire n’a pas accompli. Tuer quelque 30 000 personnes, à commencer par FHC (Fernando Henrique Cardoso, président (centre-droit) de l’époque), ne pas les mettre à la porte, mais les tuer ! Si des innocents vont mourir, bon, dans n’importe quelle guerre, des innocents meurent », « Je suis en faveur d’une dictature, un régime d’exception », « Le pau-de-arara [technique de torture qui consiste à suspendre une personne par les pieds en lui attachant les jambes et les genoux à une barre métallique] fonctionne. Je suis favorable à la torture, vous le savez. Et les gens également y sont favorables ».

BastaMag a récemment fait un très bon article reprenant les nombreuses phrases de Bolsonaro, c’est peut-être dure à croire, mais ici nous n’avons fait qu’une tout petite sélection de ces phrases, d’autres sont à lire ici.

 Ca fait maintenant 5 jours que Bolsonaro a le pouvoir au Brésil, les phrases citées ici ont été dites avant, mais ses positions politiques et son passé ne cachent pas les intentions de l’actuel président du Brésil. Le « nettoyage » idéologique annoncé prévoit d’évincer toute personne qui ne s’alignerait pas sur la ligne officielle promulguée… En 5 jours à peine, dès le soir de son investiture, Bolsonaro a déjà amorcé son programme : en crachant une ordonnance qui met la démarcation de terres réservées aux tribus autochtones sous la responsabilité du ministère de l’Agriculture. Ceci va permettre de livrer les territoires ancestraux des Indiens du Brésil à l’appétit vorace de l’agro-négoce, dont l’influent lobby parlementaire a promis de soutenir le gouvernement au Congrès et a obtenu la nomination de sa cheffe de file comme ministre de l’Agriculture, Tereza Cristina. Mercredi, au lendemain de son investiture, ses 22 ministres ont pris leurs fonctions, déterminés à se lancer dans une croisade contre les idéologies de gauche. L’investiture de Bolsonaro a également été l’occasion de valider une vision de la politique extérieure totalement alignée sur celle des Etats-Unis de Donald Trump. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a parlé d’une « nouvelle fraternité », ravi que Jair Bolsonaro ait l’intention de suivre les pas de M. Trump en transférant l’ambassade du Brésil de Tel Aviv à Jérusalem.

Maintenant que le fasciste Jair Bolsonaro a pris le pouvoir au brésil, ses nombreuses phrases dégueulasses ne seront plus de « simples déclarations d’un type isolé politiquement » mais ça sera la ligne politique présidentielle du Brésil, autrement dit une ligne fasciste.

(Image : EMDT)

Action Antifasciste Mulhouse Haut-Rhin

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10/01 : Procès en appel des tombeurs de murs de Bure – Rassemblons-nous contre la criminalisation des luttes !

Vu sur Manif »Est :  Nancy | Publié le 29 décembre 2018

Jeudi 10 janvier à 13h la Cour d’Appel de Nancy jugera le cas des « deux Christian », à qui l’Andra reproche d’avoir abattu, lors de la mémorable manifestation du 14 août 2016, avec 500 autres personnes, le « mur de Bure »,érigé illégalement par l’Andra, qui bordait le bois Lejuc sur 1,1 km et devait l’entourer sur 3 km.

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Radio Non Courtoise #2

Radio Non Courtoise – Episode 2

L’image contient peut-être : texte

 

L’AFA MHR a son émission radio ! Ça se passe tous les premiers mercredis
du mois à 22 h sur Radio MNE (107.5 à Mulhouse ou en podcast sur
http://www.radiomne.com et sur http://www.citeska.eu/laradio les samedis
à 15h et 20h )

La tuerie survenue à Strasbourg nous a particulièrement touchée, mais elle nous a aussi renvoyée aux luttes que nous menons contre la production et l’usage des armes, utilisées et légitimées dans le maintien de « l’Ordre », pour garantir à tout prix la « Paix Sociale »,
c’est à dire le maintien des dominations actuelles générées par lesystème capitaliste et l’Etat. C’est pourquoi dans cette 2e emission, nous faisons un focus sur la répression, et plus particulièrement sur celle du mouvement lycéen local, de Mulhouse et des environs. Nous parlerons aussi de l’armement utilisé par la police et autres chiens de gardes en civil ou en uniformes, ainsi que du Service Universel que veut mettre en place ces prochains moins l’Etat, avant de terminer sur un petit agenda non exhaustif des événements à venir dans le coin. Le tout ponctué de quelques morceaux musicaux choisis dont vous retrouverez les titres sur le mixcloud ( lien à venir ).

Musique :
Atari Teenage Riot – Kids are united
Foetus Party – Fatal Shopping
8’6 Crew – Émeute
Skalpel – ACAB
Voodoo Glow Skulls – I shot the sheriff
Mc Metis – 3e Tour

Vous retrouverez le lien mixcloud de la 1ère emission de Radio Non
Courtoise ici –>
https://www.mixcloud.com/radio-mne/radio-non-courtoise-ep1/

Prochain épisode (#3) de RADIO NON COURTOISE : mercredi 06 février 2019
à 22h

Bonne Ecoute!

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Ken le fascisme, kalash le capitalisme.

Ken le fascisme, kalash le capitalisme.

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Aujourd’hui une des plus grandes victoires du fascisme est de faire croire que le fascisme n’existe plus et pourtant nous sommes en train d’assister à une fascisation du monde comme jamais. Tendre le bras et crier sieg heil c’est pas super tendance alors il faut bien que l’extrême droite trouve une nouvelle manière de s’exprimer pour se rendre audible. Pour comprendre qu’un mouvement/un parti ou une personne est fasciste il ne faut pas attendre de voir des drapeaux nazis ou des bras tendus. Même si ça existe encore, la plupart des fascistes ont opté pour « la tenue correcte ». Aujourd’hui, l’extrême droite joue à brouiller les pistes, comme le confusionnisme de Etienne Chouard qui change à sa guise les définitions du fascisme pour mieux manipuler, Soral qui recréé l’histoire à son goût pour donner du crédit à l’extrême droite et remettre sur le tapis les théories antisémites, Marine la Pen qui joue à la dédiabolisation du Rassemblement National, le bastion social qui montre un bon visage en distribuant de la bouffe aux SDF (seulement aux blanc.hes bien sûr), toutes ces petites mascarades macabres ont un seul et unique but ; démocratiser le fascisme. Il faut analyser le fascisme dans toute sa dimension, réagir à leurs activités, répondre à leur propagande et surtout, créer des alternatives à leurs discours car, disons-le clairement, les mouvements fascistes surfent actuellement sur la crise économique et sociale provoqué par le capitalisme.

Le fascisme peut montrer différents visages, ce n’est pas qu’un fantôme du passé ou un spectre uniquement électoral, mais une réelle possibilité qui germe actuellement sous de multiples formes. Le fascisme c’est des agressions de rue, des assassinats, du terrorisme mais le fascisme c’est aussi, comme tout bon autoritaire, une idéologie qui cherche à prendre le pouvoir par tous les moyens.

Le mois dernier, le Brésil a pris le virage de l’extrême droite : le fasciste Jair Bolsonaro vient d’être élu président. Il y a encore quelques mois, un tel scénario semblait presque inimaginable. Et, pourtant, profitant d’un climat général de crise et de défiance vis-à-vis des responsables politiques ainsi que de l’inéligibilité de Lula, Bolsonaro, qui est ouvertement autoritaire, raciste, sexiste et anti-écologie a réussi une ascension spectaculaire.

Aux Etats-Unis, Donald Trump a gagné grâce à l’alliance de l’alt-right (« droite alternative ») qui est un groupe ouvertement raciste. Mais Trump avait aussi un conseillé, Steve Bannon, qui est un ancien patron d’un site d’extrême droite. Il affirme être à l’origine de l’idée du mur à la frontière mexicaine ou du « Muslim ban », qui vise à interdire l’entrée aux Etats-Unis des ressortissants de six pays musulmans.

Ce même Bannon est désormais en Europe pour diffuser ses idées. Son objectif est de faire le tour des groupes et partis d’extrême droite européens pour les aider à gagner du terrain dans leur pays respectif il le dit lui-même ce qui a marché aux états unis avec Trump ça peut marcher en Europe. Et il a de quoi faire le Bannon, dans les 28 États de l’UE, on dénombre 39 partis politiques d’extrême droite (et uniquement les partis « officiels », on ne compte pas les groupuscules de rue, ni les groupes hooligans ou terroristes, qui représentent une partie importante du milieu fasciste). Dans dix pays d’Europe (dont la France, Allemagne, Autriche, Danemark, Finlande, Pays-Bas, Hongrie, Italie, Pologne, Suède), des partis xénophobes ont obtenu plus d’un demi-million de voix lors des récentes élections. Dans certains pays, comme en Italie, en Pologne, en Autriche, les fascistes sont désormais au gouvernement. Sans compter les partis centristes ou dits de gauche qui ont adopter les même postions que les partis xénophobes pour capter leurs électeurs.

En france, Marine Le Pen avec le front national (aujourd’hui Rassemblement national), avait certes échoué à la présidentielle de 2017 mais elle est parvenue au second tour avec un résultat record de 34% de voix. Et maintenant les néonazis ont ouvert plusieurs locaux dans l’hexagone, appelés le Bastion Social qui est issus des groupes fascistes, identitaires et d’extrême droite comme par exemple le GUD ou Action Française. Des réunions y sont organisées avec des personnalités et groupes ouvertement fascistes et criminels. Ils disent aider les SDF en distribuant de la nourriture dans la rue mais en appliquant la “préférence nationale”, c’est-à-dire qu’ils n’aident que les blancs, d’ailleurs la thèse de préférence national est aussi très chère au rassemblement National de Marine le pen.

Le fascisme est bel et bien là, sous nos yeux. Etre antifasciste c’est aussi combattre le monde qui créé le fascisme, c’est-à-dire le capitalisme. C’est en détruisant toutes les formes de domination qu’on peut mener un combat antifasciste et révolutionnaire, porteur d’une société nouvelle où chacun.e serait réellement libre. C’est tous.tes ensemble, à toutes les échelles, qu’on peut et doit contrer les fascistes de tout genre. Notre but est de créer une opposition concrète radicale et populaire contre l’extrême droite et son monde ! Aujourd’hui comme hier Antifa tant qu’il le faudra !


Action Antifasciste Mulhouse Haut-Rhin.

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2019 : QUE DE BONNES RÉVOLUTIONS #La rue ou rien

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La rue ou rien

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France : vers la dictature ? Article de Yannis Youlountas sur Blogy YY

 

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Oui, oui, vous avez bien lu ! La question se pose : que va devenir ce pouvoir chaque jour plus autoritaire et sa police toute puissante ?

FRANCE : VERS LA DICTATURE ?

L’une des principales différences entre une dictature et une pseudo démocratie tient à la façon de contrôler la population par la peur.

Dans une dictature, la population a peur du doigt levé du pouvoir.

Dans une pseudo démocratie, elle a peur de ce que le pouvoir lui montre du doigt.

Oui, mais voilà ! Malgré dix-sept années de battage médiatique, ce n’est plus la menace du « terrorisme islamiste » qui fait le plus peur aux habitants de l’hexagone, mais bien la violence immédiate et arbitraire de la police aux ordres du pouvoir.

Même parmi des groupes sociaux qui avaient une très bonne opinion de la police et qui s’imaginaient naïvement qu’elle était là pour les protéger, les choses sont en train de changer. Et pour cause !

Parmi les milliers de personnes blessées, agressées ou interpelées ces dernières semaines, beaucoup l’ont été au hasard, parfois au simple détour des rues. Il est emblématique que la seule morte, pour l’instant, était une personne âgée, tranquillement à l’écart de la foule, qui cherchait simplement à fermer ses volets à l’étage : le pouvoir et sa police sont dangereux pour tout le monde et beaucoup commencent enfin à le comprendre !

Ce n’est qu’en tirant sur la chaine que l’on ressent sa présence et qu’en contestant le pouvoir que l’on perçoit son autoritarisme et sa brutalité.

Il est un fait que, dans l’hexagone, de plus en plus de gens souffrent à la fois du creusement des inégalités sociales et de l’arrogance du pouvoir.

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